samedi 25 mai - par Octave Lebel

Une démocratie libérale d’oligarques

Nous avons la chance de vivre dans une démocratie libérale d’oligarques. Autant savoir qui nous sommes. Assumons-le et mieux, revendiquons le haut et fort. Tout le monde n’a pas cette chance. Il s’agit d’une démocratie qui fonctionne selon des règles et des institutions définies par la loi de ceux pour qui nous avons votés et qui se chargent en votant entre eux des détails d’organisation. Simple et efficace.

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Autant savoir qui nous sommes.

Et comment nous nous y prenons pour que tout cela fonctionne pour le mieux dans le meilleur des mondes démocratiques possibles. Le cadre, les thèmes, les sujets de débats et leurs angles de présentation, la manière de restituer les actualités et ce qui fait actualité, les images, les éléments de langage, la fréquence de leur répétition, la diversité des organes de diffusion sont pour l’essentiel sous le contrôle et la responsabilité de ceux d’entre nous, aidés bien sûr et représentés par des professionnels compétents et appliqués, qui imposent leurs priorités et lignes rouges dans les domaines politiques et sociales à ceux qui envisagent de faire une carrière politique au service du fonctionnement de notre démocratie. Au nom du sacro-saint principe démocratique lui-aussi de « qui paye l’orchestre choisit la musique ».

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Valérie Hayer (Renaissance) : 367 François-Xavier Bellamy (Les Républicains) :380 Jordan Bardella (Rassemblement national) : 1505 Raphaël Glucksmann (Parti socialiste-Place publique) : 445 Manon Aubry (La France insoumise) : 237 Marie Toussaint (Les Ecologistes) : 228

Dans ce système bien rodé maintenant, nous avons tous ensemble la chance de vite savoir qui mérite notre attention pour que nous ayons ainsi bien le temps en évitant d’en perdre de nous y habituer. En entendant parler de ce qu’ils font et disent et d’ainsi pouvoir en discuter avec l’aide de nos professionnels qui mettent en valeur les points importants à retenir en nous disant quelles questions se posent et comment. Ce qui nous permet d’en débattre entre nous en connaissance de cause. Nous avons aussi la chance, assez précieuse, de savoir ensuite ce que nous en pensons tous ensemble puisque des sondages nombreux et bienvenus reprennent tous ces thèmes sur lesquels ils nous interrogent alors en toute simplicité. Des sondages dernier cri, par internet, parce que cela va vite et pour ne pas perdre de temps dans des divagations qui ne mènent nulle part. Avec des bons d’achats qui récompensent pour ce moment passé à répondre ceux qui nous représentent et qui sont à notre service. Nous pouvons ainsi mieux voir comment se dégagent les meilleures tendances et ceux qui comptent vraiment. Cela nous permet donc d’en parler et de savoir ce qui est important pour nous. Et donc de décider pour qui il est utile de voter. Ne l’oublions jamais, la démocratie, c'est sa beauté, ce n’est pas une prise de tête, c’est simple et clair. Pas de grandes questions sans fin à se poser. Et heureusement, nous n’avons jamais eu autant de professionnels pour nous éclairer. La démocratie se doit d’être simple et efficace grâce à des mouvements d’opinion tels que portés et révéles par nos professionnels et nos sondages. Car nous avons besoin de pouvoir nous appuyer sur les élans spontanés que nous mettons en valeur dont elle-même a besoin dans ses rituels de confirmation et de choix de ses responsables et dirigeants.

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Une société mise sous assistance médiatique.

Cela a été étonnamment facile à réaliser sans véritable réaction de la société. Beaucoup de politiques y ont contribué depuis longtemps dont des acteurs clefs, qui se disant de gauche, ont entretenu la confusion entre libéralisme et libertés à notre profit. Et nous l’avons enfin mise sous assistance médiatique prolongée pour le bien du plus grand nombre. Afin donc que nous puissions distiller en continu nos valeurs libérales économiques et sociales comme naturelles et indépassables et très vite mettre en valeur les meilleurs candidats qui nous intéressent en organisant une confrontation de personnes au sein même de la famille élargie, jouant tous sur le même terrain. Les autres étant tout aussi naturellement marginalisés voire diabolisés si nécessaire. L’enjeu étant d’amener au pouvoir un candidat qui répond à nos attentes tout en apparaissant crédible à suffisamment de gens. Dans un combat si possible d’autant plus spectaculaire qu’il est fictif. C’est le challenge par excellence d’une passe électorale dans notre type de démocratie. Heureusement notre maîtrise, le suivisme du service public de l’information, nos sondages ont permis jusqu’ici à un candidat, le moins mauvais ou le plus vaillant, comme on veut, le plus soutenu par nos soins en tout cas aux moments décisifs, de se faufiler deux fois maintenant entre les chicanes bien balisées des élections. Pour et si possible à grands pas nous conduire le plus vite possible vers l’étape suivante, celle d’une démocratie encore plus élargie, celle de l’UE. Moins soumise aux aléas des opinions locales grâce à son fédéralisme rassembleur qui finira par s’imposer, espérons-le. En tout cas, travaillons-y sans faiblesse ni pause chaque fois que c’est possible. La pédagogie, les sondages et enquêtes d’opinion devraient pouvoir alors asseoir le consensus libéral dont nous avons besoin et auquel nous aspirons tous. Que l’on pourra protéger de la dissidence par un état de droit régénéré et complété comme il se doit.

Une phase de transition.

Pour le moment, en phase de transition, nous devons continuer de jouer la carte de l’extrême-droite pour enrayer toute prise de conscience toujours dangereuse et rendre autant que faire se peut toute poussée électorale inspirée d’un socialisme démocratique inopérante grâce à la confusion et les divisions ainsi cultivées. Une certaine gauche nous ayant rendu le service décisif vers lequel il est vrai nous l’avions bien poussée, se parjurer en faisant notre politique sous la promesse de quelques emplois. Nos pratiques qui consistent à endiguer ces poussées en les diabolisant et les rudoyant ont généré à la fois une abstention massive et des minorités bruyantes agitées par le populisme traditionnel de l’extrême-droite. Avec un succès mitigé et une certaine chance. C’est une aubaine inespérée qui a fonctionné deux fois, mais, soyons lucide, c’est avant tout aussi une position très fragile qui repose essentiellement sur le rempart médiatique que nous opposons. En faisant de celle-ci notre paratonnerre aspirant une part des mécontentements exprimés par le vote, détournant aussi la plus grosse part dans le fatalisme de l’abstention et, ironie de l’histoire, en lui permettant en même temps de se faufiler au second tour de justesse. Poussant finalement d’autres électeurs à sauver la mise à notre candidat deux fois de suite. C’est le paradoxe républicain en forme d’arnaque qui ne se produira pas une troisième fois. Le score des législatives a été un avertissement où nous avons du soutenir le RN pour bloquer l’extension de la NUPES et ce qu'elle représente. Par ailleurs, nous ne pouvons plus invoquer un rempart républicain paraissant authentique quand notre champion a du reprendre les idées de l’extrême-droite en lui empruntant à l’occasion ses éléments de langage pour tenter de dissimuler les conséquences et les objectifs des politiques menées à notre demande.

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Soyons clair.Nous allons bel et bien vers une coalition dans la suite du scrutin qu’il faudra officialiser avec l’extrême-droite et ce qui reste du social libéralisme. Puisqu’en réalité, comme pour l’Italie qui nous a précédés, nous mêlons régulièrement déjà nos votes au service du libéralisme économique ici et au parlement européen, loin des postures de campagne électorale où chacun essaie d’accumuler le plus de mandats avec des promesses de circonstance. Heureusement que nous avons le contrôle des médias pour pouvoir habiller ces évolutions.

Les risques encourus à ne pas négliger.

Il est difficile de cacher les difficultés sociales et la vulnérabilité de la vie de bon nombre de nos concitoyens. Un chômage persistant qui va de pair avec la précarisation des nouveaux emplois et les incertitudes et inquiétudes sociales que cela génère. Difficilement entamables par la communication de statistiques à visée lénifiantes et anesthésiantes qui sont perçues à l’occasion comme des provocations. Des problèmes structuraux dans tous nos services publics qui pâtissent de nos souhaits d’une fiscalité de moins en moins progressive quand en réalité, il faut bien le dire, notre richesse s’accroît tout en se concentrant. Un retard structurel aussi concernant le logement social qui touche les classes populaires mais aussi les classes moyennes avec des effets de plus en plus inquiétants vis-à-vis de ghettos laissés à la dérive depuis bien trop longtemps. Quand nous cultivons le goût de l’entre-soi en repoussant toujours plus loin ceux qui dans ces conditions sont condamnés à subir. Tout cela ressemble à une bombe sociale dont nous nourrissons sans nous l’avouer la capacité explosive. Sous le prétexte, qu’ailleurs, nous les grands voyageurs, voyons bien que les gens en supportent bien plus et que cela profite largement à nos affaires qui se développent d’ailleurs en entretenant les déséquilibres du monde comme si de rien n’était. Cela concerne pourtant des pays où le niveau d’éducation n’est pas le nôtre, qui pour la plupart n’ont connu que des régimes très autoritaires alors que nous affichons un pacte démocratique et avons une longue expérience historique de menées sociales significatives et aussi le goût de savoir et comprendre dans notre héritage pas encore tout à fait dispersé ou dissous.

Nous sommes une minorité qui possédons la majorité du patrimoine du pays et des revenus mobilisés chaque année, la majorité des organes d’influences sociales, économiques et culturels dans un mouvement de concentration mondial encadré il est vrai de plus en plus difficilement par les leaders historiques de l’économie libérale, les classes dirigeantes étatsuniennes. Nous jouissons quoiqu’on dise d’une fiscalité qui nous comble. Nous avons pris le pli de méthodiquement détourner ou dénaturer toutes les demandes sociales de peur de la contagion et surtout d’en voir démontrer l’efficacité économique. Nous sommes accompagnés d’un sentiment mêlé de légitimité agressive et de manques impossibles à satisfaire. Occupés que nous sommes à rivaliser entre-nous au prix de chercher à toujours devoir minorer la valeur du travail de ceux que nous employons afin d’égaler ou surpasser nos pairs.En reprenant le flambeau de ceux qui nous ont précédés avec la pression de devoir aller toujours plus loin. Au lieu d’être au service du collectif, nous l’avons mis à notre service. Sans comprendre que dans nos démocraties libérales d’oligarques, l’abstention devenue massive est comme un appel désespéré à la recherche de nouveaux équilibres économiques et sociaux, un appel au respect de la parole donnée et à la prise en considération effective de toute la population qui se vit encore en citoyens.

Sans vouloir voir qu’à l’évidence cette abstention mêlée de résignation et de patience a fait long feu et qu’avec la prise de conscience de l’amplitude de nos manœuvres et de notre persévérance, la situation est en train de se retourner. L’extrême-droite a bien entendu fait le jeu du libéralisme et ses élus votent d’ailleurs selon nos vœux sans rechigner sur tous les points économiques clefs. Réservant ses promesses et l’hystérisation binaire des troubles sociaux pour ses supporters le temps d’une campagne en évitant ainsi les sujets de fond qui font réfléchir. Evidemment, rien de cela ne serait possible pour elle sans la logistique de nos médias et instituts d’opinion. Ses militants et soutiens sincères n’y sont au fond qu’une forme de harkis qui s’ignorent au service d’élus ambitieux et avides de jeux politiques. Restent alors les cocus plus ou moins consentants que nous allons chercher avec insistance grâce à nos médias et sondages mais qui sont en réalité peu nombreux, bien loin de l’enflure de nos sondages justement, qui ont quand même sauvé jusqu’ici notre candidat de justesse.

Le plus redoutable pour nous étant maintenant le réveil et la remobilisation des milieux dits populaires qui inclut une partie des classes moyennes en fait et parmi eux les classes d’âge jeunes qui sont concernées au premier chef par l’avenir que nous leur réservons. Paradoxalement, pour que notre démocratie libérale d’oligarques perdure, il faut que ceux-ci, très nombreux n’éprouvent plus le besoin de voter.

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17 réactions


  • Sirius Sirius 25 mai 09:04

    la politique n’est pas un phénomène mécanique qui fonctionne ex-nihilo, par lui-même et pour lui-même

    les « oligarques » en question ne sont que des seconds couteaux, ce qui les sirue à un degré élevé de la mafia, mais ce ne sont pas les parrains tout-puissants qui, eux, sont très discrets et tirent les ficelles par le biais de la corruption généralisée rendue possible par le capital amassé par leurs pères et eux-mêmes : les banquiers, les industrieles et les propriétaires d’exploirtations agricoles et/ou immobiliaires

    les jeux électoralistes et politicars ne sont que des hochets alternatifs aux jeux du cirque (JO, foot, etc.) pour occuler la valetaille et envoyer la meute sur un leurre


    • Octave Lebel Octave Lebel 25 mai 10:37

      @Sirius

      Disons qu’ils font la pluie et le beau temps sur les campagnes électorales et bien en amont en manipulant les processus de légitimation par l’élection de ceux qui sont chargés d’administrer le pays et de décider de l’essentiel de nos conditions de vie. Ce n’est qu’une partie de leur vie mais force est de constater que c’est devenu une de leurs priorités car ils ont senti le vent tourner.

      Notre ignorance entretenue et tout ce qui en découle, nourrie d’une espèce de catéchisme médiatique plus ou moins sophistiqué selon les publics visés est l’un des meilleurs atouts des classes dirigeantes et particulièrement des oligarchies modernes. Des oligarchies nichées au sein des appareils politiques des démocraties dites représentatives, fondées sur des mécanismes électoraux insérés dans une superstructure sophistiquée en constante évolution et aux apparences mouvantes dont les effets concrets ne sont pas explicités ni l’objet d’une réflexion démocratique effective. Tout simplement parce que leurs réelles fonctions et efficacité dépend pour l’essentiel de cette ignorance et absence de prise de conscience un peu avancée qui les rendraient dans un premier temps inefficaces puis illégitimes auprès du plus grand nombre d’entre nous, ce nous que l’on appelle historiquement le peuple. Nous, de toutes couches sociales censés être rassemblés par des droits et devoirs communs (les mauvais esprits, les minorités dirigeants inquiètes diraient des illusions communes) censés être déclinés et coordonnés par l’intérêt général.

      Evoquons le rôle de l’état, censé être le bras de la souveraineté citoyenne où s’articulent nos libertés individuelles et collectives à la source de l’intérêt général.Toute une histoire. Une ignorance entretenue concernant pour la plupart d’entre-nous vis-vis des mécanismes fondamentaux de la macro-économie notamment.

      À l’évidence nous avons besoin de ce que l’on peut appeler une révolution citoyenne en passant par un processus constituant nous impliquant en tant que citoyens pour remettre sur pied une authentique démocratie fondée sur une justice sociale qui est le levier et la finalité conférant la domination du politique sur le pouvoir économique. Une démocratie fondée sur un citoyen correctement informé, avec les moyens politiques de se faire respecter et des mandants responsables politiquement. C’est à portée de mains si nous le voulons et c’est notre intérêt. Il n’y a pas de temps à perdre pour faire avancer les choses.

       

       

       

       


  • Octave Lebel Octave Lebel 25 mai 09:14

    En complément de la citation des unes de nos hebdomadaires :

    https://www.acrimed.org/Candidats-aux-elections-europeennes-le-tri-des

      Par Maxime Friot, lundi 13 mai 2024 « Nous avons relevé depuis le 1er janvier et jusqu’au 13 mai toutes les fois où une tête de liste aux élections européennes était affichée en Une d’un hebdomadaire » .Sont concernés :

     

    * Le Point, L’Express, Marianne, L’Obs, La Tribune dimanche, le Journal du dimanche, Le Figaro Magazine, Aujourd’hui en France Dimanche, Valeurs actuelles, Franc-Tireur.

    * Quant à Télérama, Challenges, L’Humanité magazine, Politis et Paris Match, ils n’ont mis aucun candidat tête de liste à la Une.

     

    ● Récapitulons  : Bardella apparaît 11 fois ; Glucksmann 5 fois ; Valérie Hayer 3 fois ; Marion Maréchal 2 fois ; et François-Xavier Bellamy 1 fois.

    ● Récapitulons d’une autre façon  : Manon Aubry (LFI), Marie Toussaint (EELV), Léon Deffontaines (PCF) ou encore Nathalie Arthaud (LO) n’apparaissent jamais en Une des hebdomadaires.

     

    Le pluralisme, cela se mérite. Vive la France, vive l’UE. Vive la démocratie. Et pour continuer d’être bien informé, n’oubliez surtout pas d’exprimer votre reconnaissance envers les commanditaires des sondages et ceux qui les commentent en votant pour leurs candidats préférés. C’est très utile pour toujours savoir pour qui voter afin d’être dans le bon esprit du moment grâce à tous ces gens qui se donnent tant de mal pour bien nous conseiller.

     

     


    • Octave Lebel Octave Lebel 25 mai 10:42

      @Octave Lebel@ une étoile inconnue

      Quelqu’un a mis un moins à ce commentaire.

      Je suppose que ce moins vise les propriétaires de presse et leurs employés qui ont de telles pratiques smiley


  • leypanou 25 mai 12:16

    A Monsieur Octave Lebel :

    Quand on voit la tête de liste LFI Manon Aubry manifester hier devant le siège d’Amundi avec Sandrine Rousseau pour prétendûment préserver la planète, franchement vous croyez que ça va inciter à aller voter pour vous ?

    Quand en plus elle propose de créer un statut de réfugié climatique¹ pour encore attirer plus de parasites ici comme s’il n’y en avait pas assez, en fait, vous êtes incapables de comprendre pourquoi beaucoup de gens en ont assez de vos propositions.

    ¹ : dans la ligne de ce que disait Mélenchon en 2017 devant des millions de téléspectateurs avec le fameux « en 2050, d’après l’ONU, il y aura 250 millions de réfugiés climatiques qu’il faudra bien se partager ».


    • berry 26 mai 10:18

      @leypanou
      Il restera à LFI le vote des immigrés qui doit constituer l’essentiel de son étiage électoral actuel de 8 %. 
      Les immigrés ont toujours une crainte de devoir faire leurs valises, comme les colons d’Algérie au début des années 60, et ils votent à plus de 80 % pour les partis de gauche qui les soutiennent. C’est ainsi dans tous les pays occidentaux. Et comme ils sont moins productifs et performants que les français de souche, ils bénéficient en priorité des aides sociales, ce qui les incite également à voter à gauche. Les partis de gauche censés au départ défendre les travailleurs français se révèlent être à l’usage des partis de l’étranger qui nous trahissent et nous ruinent systématiquement.
      Et comme par hasard, les partis de gauche reprennent toutes les arnaques des mondialistes qui visent à nous diviser et à nous contrôler (arnaque du réchauffement anthropique, wokisme, guerres de l’Otan (à l’exception de LFI), censure des patriotes dans les médias et les réseaux sociaux, campagnes de vaccination de Big Pharma). 
      Les idiots utiles qui votent à gauche renforcent les banksters et les escrocs qui les exploitent et les manipulent, sans même s’en rendre compte.


    • Octave Lebel Octave Lebel 26 mai 12:37

      @berry

      Petites bouées de sauvetage. Il en faudrait plusieurs.

      L’immigration et tutti quanti. Petit échantillon des vieilles recettes que ressort (on fait ce que l’on peut avec ce que l’on a) l’extrême-droite quand elle se sent démasquée dans son rôle de roue de secours des oligarques et qu’elle ne sait plus comment se cacher. À la recherche ici bien sûr de la connivence d’autres abuseurs toujours à l’affût d’une petite partie de fléchettes.

       

      Pour l’occasion, j’ajoute un détail puisque notre ami du jour a le sens du détail à la rubrique « confession d’un oligarque »

      « L’extrême-droite a bien entendu fait le jeu du libéralisme et ses élus votent d’ailleurs selon nos vœux sans rechigner sur tous les points économiques clefs. Réservant ses promesses et l’hystérisation binaire des troubles sociaux pour ses supporters le temps d’une campagne en évitant ainsi les sujets de fond qui font réfléchir. Evidemment, rien de cela ne serait possible pour elle sans la logistique de nos médias et instituts d’opinion. Ses militants et soutiens sincères n’y sont au fond qu’une forme de harkis qui s’ignorent au service d’élus ambitieux et avides de jeux politiques. Restent alors les cocus plus ou moins consentants que nous allons chercher avec nos médias et sondages mais qui sont en réalité peu nombreux, bien loin de l’enflure de nos sondages, en ayant sauvé jusqu’ici notre candidat de justesse. Tout cela nous arrange très bien. Nous ne sommes pas arrivés là où nous sommes si nous ne savions pas nous servir des gens et de leurs faiblesses.  »

       

      J’ajoute aussi bien sûr, ne confondons pas les abuseurs et les abusés.

       


    • Octave Lebel Octave Lebel 26 mai 17:16

      @Octave Lebel @ étoile solitaire

      Merci aussi.Décidément encore une étoile pour appuyer mon commentaire. Les bouées de sauvetage sont trop petites et il n’y en a pas assez vu l’ampleur de la supercherie que persiste à mener le tandem macronie/lepénie.

      Visiblement, ce n’est pas encore assez vu la tournure acrobatique en terme de crédibilité qu’est en train de prendre leur partenariat  dans un appel à encore plus de crédulité et de naïveté de notre part smiley


  • sylvain sylvain 25 mai 14:56

    tiens je suis alle regarder la definition de liberale, je vous la mets :

    "Le liberalisme est un courant de pensee qui prone la défense des droits individuels, subjectifs, dans la lignee de John Locke, au nom d’une vision fondee sur l’individu et la cooperation volontaire entre les humains. "

    Ben en lisant ca, j’ai pas tellement l’impression qu’ils soient liberaux nos oligarques. Ou alors liberaux mais que pour eux, ce qui en fait n’est pas du tout la pensee de john locke.


    pareil pour democratie. Le pouvoir du peuple ?? Mais ils ne meprisent rien autant que le peuple, enfin ceux qui ne sont rien j’entends.


    Reste l’oligarchie.


  • zygzornifle zygzornifle 25 mai 16:41

    Voter pour ceux qui vous ont mis dans la merde c’est le syndrome de Stockholm.


  • Jean Keim Jean Keim 26 mai 08:38

    Tout système sans exception, qu’il soit politique ou religieux ou autre chose, s’organise pour assurer sa pérennité et à terme se corrompra, c’est inhérent au fait que nous ne sommes pas conscients, ou si peu, que nous sommes le jouet de notre mode de penser, si je suis né mettons dans un contexte catholique, alors je serai peut-être également catholique, ou alors je ferai un rejet ce qui ne sera que son contraire, je peux remplacer catholique par islamiste, ou communiste ou athée ou nationaliste, etc., le contenu sera différent mais le mouvement qui structure ma conscience est fondamentalement le même.

    Tout ce cirque génère de la violence sans fin, qu’y a-t-il de plus stupide que de se battre et/ou de mourir pour une idée ?


  • Octave Lebel Octave Lebel 26 mai 10:45

    À mon avis vous généralisez à outrance le fait que oui, une organisation qui existe justement parce qu’elle est un système organisé fonctionne pour se maintenir au point d’oublier les objectifs qui ont prévalu à sa création et installation et a tendance à se préserver en tant qu’organisation y compris par la contrainte. L’enjeu c’est la démocratie qui est une très vieille idée qui se nourrit de l’expérience accumulée, des essais et erreurs commises et de la créativité sans fin de notre intelligence collective quand elle est mise à son service.Vous pouvez modifier les rapports de production et ne pas avoir la démocratie. Cela finit mal à ce qu’il apparaît.

    Sans la mise en place d’une authentique démocratie par une réforme profonde de nos institutions, la récupération par le politique du pouvoir d’arbitrage économique, la fin du monopole de la finance sur les médias, l’indépendance du service public de l’information garantie par la loi et le Parlement, la défense de nos intérêts nationaux au sein de toutes les institutions supranationales à commencer par l’UE, nous ne serons jamais respectés ni entendus, juste des citoyens pour la forme et les discours. Ce sont des conditions incontournables à saisir que n’ont pas connues ceux qui nous ont précédés et qui sont à notre portée si nous en avons le courage ou la volonté.

    La démocratie est le chemin et l’objectif, le moyen et la fin. Pour vivre elle a besoin de citoyens bien formés et informés, en capacité de participer aux principales décisions engageant l’avenir commun qui nous relie tous. En capacité de la protéger aussi, au besoin de ses dérives. C’est l’outil de la responsabilité, en capacité de conjuguer la créativité et l’énergie des individus et de la société en équilibrant avec équité l’intérêt individuel et collectif. Il n’y a de démocratie que fondée sur des responsabilités partagées, les mérites et compétences dans la mesure où chacun puisse y accéder, et la solidarité. Je ne vois pas pourquoi nous devrions y renoncer sous un prétexte ou un autre ni nous arrêter de poursuivre le long chemin commencé il y a longtemps par nos prédécesseurs parce que cela dérangerait certains, peu nombreux vis-vis de nous, dont ils ne peuvent se passer alors que l’inverse est évident. Qui concentrent les pouvoirs et la force en entretenant notre ignorance et divisions. Je ne vois pas pourquoi nous et les générations qui arrivent, nous n’en serions pas capables. Sauf à continuer d’écouter et de se soumettre à ceux que cela dérange ou à attendre que le voisin fasse notre part en sus de ce qui nous concerne aussi, ce qui revient au même.

    Si nous voulons une démocratie à peu près fonctionnelle, sociale, humaniste, pacifiée, c’est tout le peuple qui doit avoir accès à une éducation suffisante et bien organisée qui doit être une priorité afin de pouvoir comprendre et participer à la vie citoyenne selon nos besoins et/ou envies. Cela paraît une montagne à franchir mais si nous mesurons le chemin parcouru et l’accélération de nos prises de conscience et de nos capacités cognitives collectives et savoirs depuis nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, il me semble que c’est à notre portée tout autant que de méga catastrophes ou de sérieuses régressions qui sont toujours  possibles. Nous faisons, nous participons à notre histoire commune chacun à notre mesure et plus nous serons nombreux à en prendre conscience, plus me semble-t-il, la balance peut pencher du bon côté.

    C’est ambitieux mais avons-nous le choix ? Si nous ne voulons pas nous retrouver un jour, sans trop comprendre, comme un ukrainien ou un russe, qui se bat pour son pays parce qu’il n’en a pas d’autre, qui n’a pas vraiment le choix, qui ne sait pas bien pour qui, pour quoi, contre qui, contre quoi, qui connaît la solidarité de la peur et de la nécessité immédiate comme tous ceux qui nous ont précédés ou qui le vivent actuellement de par le monde.

     

     

     


    • Octave Lebel Octave Lebel 26 mai 10:49

      @Octave Lebel@ Jean Keim

      Il s’agit aussi de s’appliquer à défendre les droits humains qui sont reconnus et affichés par le droit international même si ceux-là mêmes qui s’en recommandent s’en dispensent quand cela les arrangent. Qui sont le socle, les conditions nécessaires et incontournables de la paix, de la coopération entre les pays sur le long chemin vers une authentique démocratie qui fait rêver comme référence commune depuis longtemps les êtres humains même si elle sert souvent d’alibi et de déguisement à ceux qui ont quand même besoin de ce rêve pour nous abuser. La longueur, les détours et les incertitudes du chemin ne signifient pas qu’il n’existe pas. Méfions de ceux qui préfèrent le dire en ayant l’air de le regretter plutôt que d’avouer qu’en réalité ils n’en veulent pas. C’est vrai que rien n’est inéluctable ni donné sans efforts, sans essais et erreurs, sans persévérance et volonté. Cela dépend de notre envie, de notre liberté en fait des degrés de liberté de chacun d’entre nous qui peuvent se compléter ou nous diviser.

      Cela nous renvoie à nos responsabilités liées à nos moyens et compétences. Tout cela s’inscrit dans une évolution et un monde complexes que nous transformons sans bien connaître les effets selon des rythmes temporels que nous maîtrisons difficilement. Cela dépend des savoirs dont nous disposons dont nous avons conscience des limites et aussi des aléas des directions que nous leur donnons. Cela dépend des applications et priorités que nous leur attribuons. Mais qui est ce nous ? Là sont les enjeux du choix de la démocratie comme valeur de référence et de la clarification des références qui la fondent.

      J’ajoute à la satisfaction des besoins humains fondamentaux, ceux de bénéficier de façon équitable des ressources disponibles et des richesses produites en fonction de nos besoins et moyens, ressources qui comprennent bien évidemment l’éducation et l’accès à la culture et ses pratiques au sens large. J’ajoute bien sûr le droit inaliénable de participer aux décisions nourries et débattues à partir d’un partage loyal des informations et enjeux. Certains biens sûr vont dire que c’est infaisable. Pensent-ils que nous ne pouvons pas faire mieux que ce qui existe ? Qu’attendons-nous ? Leur autorisation ?

      Nous sommes tous si nous le voulons quelque part sur ce chemin si nous voulons en accepter et reconnaître la responsabilité et la nécessité.

       

       


    • Octave Lebel Octave Lebel 26 mai 10:54

      @Octave Lebel @ Jean Keim

      Il s’agit aussi de s’appliquer à défendre les droits humains qui sont reconnus et affichés par le droit international même si ceux-là mêmes qui s’en recommandent s’en dispensent quand cela les arrangent. Qui sont le socle, les conditions nécessaires et incontournables de la paix, de la coopération entre les pays sur le long chemin vers une authentique démocratie qui fait rêver comme référence commune depuis longtemps les êtres humains même si elle sert souvent d’alibi et de déguisement à ceux qui ont quand même besoin de ce rêve pour nous abuser. La longueur, les détours et les incertitudes du chemin ne signifient pas qu’il n’existe pas. Méfions de ceux qui préfèrent le dire en ayant l’air de le regretter plutôt que d’avouer qu’en réalité ils n’en veulent pas. C’est vrai que rien n’est inéluctable ni donné sans efforts, sans essais et erreurs, sans persévérance et volonté. Cela dépend de notre envie, de notre liberté en fait des degrés de liberté de chacun d’entre nous qui peuvent se compléter ou nous diviser.

      Cela nous renvoie à nos responsabilités liées à nos moyens et compétences. Tout cela s’inscrit dans une évolution et un monde complexes que nous transformons sans bien connaître les effets selon des rythmes temporels que nous maîtrisons difficilement. Cela dépend des savoirs dont nous disposons dont nous avons conscience des limites et aussi des aléas des directions que nous leur donnons. Cela dépend des applications et priorités que nous leur attribuons. Mais qui est ce nous ? Là sont les enjeux du choix de la démocratie comme valeur de référence et de la clarification des références qui la fondent.

      J’ajoute à la satisfaction des besoins humains fondamentaux, ceux de bénéficier de façon équitable des ressources disponibles et des richesses produites en fonction de nos besoins et moyens, ressources qui comprennent bien évidemment l’éducation et l’accès à la culture et ses pratiques au sens large. J’ajoute bien sûr le droit inaliénable de participer aux décisions nourries et débattues à partir d’un partage loyal des informations et enjeux. Certains biens sûr vont dire que c’est infaisable. Pensent-ils que nous ne pouvons pas faire mieux que ce qui existe ? Qu’attendons-nous ? Leur autorisation ?

      Nous sommes tous si nous le voulons quelque part sur ce chemin si nous voulons en accepter et reconnaître la responsabilité et la nécessité.

       

       


    • Jean Keim Jean Keim 26 mai 14:10

      @Octave Lebel

      Je crois que je comprends ce que vous avez écrit, seulement il n’est pas supportable que des gens s’affrontent simplement parce que des puissants en ont décidé ainsi, et j’en arrive toujours à notre mode de penser qui parasite notre esprit, y compris chez les puissants, les exploiteurs comme les exploités (nous sommes tantôt l’un ou l’autre) sont conditionnés par ce même processus.

      Si nous ne sommes pas conscients de ce processus alors jamais la communauté humaine ne se débarrassera de ses mauvais démons, notamment continuerons les idéologies, la compétition et les formes de violences qui en découlent.i


    • Jean Keim Jean Keim 27 mai 07:51

      @Jean Keim

      Continueron... avec un ‘’t’’ Bien sûr.


  • zygzornifle zygzornifle 27 mai 09:25

    ho ligarques ho vieillesse ennemie .....


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