vendredi 15 janvier 2016 - par Thierry SALADIN

Une vraie campagne électorale présidentielle française, ça se mérite ! (Partie 2)

Dans la première partie, j'ai survolé la situation actuelle de la vie politique française, et ai voulu faire passer le message suivant, lui-même n'étant pas très original pour qui s'intéresse aux affaires intérieures françaises, à savoir qu'il n'y a rien à attendre des quatre compères mis en photo (Marine Le Pen, François Hollande, Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy ) : ils continueraient la politique menée jusqu'à présent en France et ce depuis 2007, la fameuse rupture (= un des slogans de Nicolas Sarkozy). 

Ce dernier, probablement déjà lâché par les forces de l'oligarchie aux ordres de laquelle sont les médias dominants, ne devrait pas remporter la primaire à droite. Ajoutons que la probabilité pour que dans tous les cas de figure, Marine Le Pen soit dans le duo final est très importante.

J'ai essayé de montrer aussi qu'il n'y avait rien à attendre de bon, quand bien même d'autres personnes issues de ces trois partis politiques seraient en lice, et que le quinquennat prochain prolongera la politique actuelle menée avec Sarkozy d'abord, et Hollande ensuite.

J'ai montré que tout était fait pour maintenir un système d'alternance ad vitam æternam entre les deux partis prétendument opposés que sont le PS et LR, en surmédiatisant le FN.

Il importe donc pour la France et pour les Français, que de nouvelles têtes apparaissent. Des têtes néanmoins différentes que sont les Dupont-Aignan, Bayrou, Mélenchon et autres candidats de EELV, tous profondément favorables au maintien de la France dans l'Union Européenne, ce « piège à rats », dixit Étienne Chouard.

C'est donc la campagne du premier tour qui pourrait être révélatrice et prometteuse d'avenir, d'où le titre de cet article.

Je vais donc m'attacher à ce qui, d'après moi, est urgent et même vital pour la France, à savoir de préparer dès aujourd'hui le premier tour de l'élection présidentielle de 2017.

Cette deuxième partie concernera le rôle que certains hommes politiques aux ambitions présidentielles déclarées devraient jouer, et la troisième partie concernera le rôle des citoyens.

Rien ne tombera du ciel. Tout se mérite.

 

M. Jean-Jacques Urvoas, le président de la Commission des lois à l’Assemblée Nationale, sans doute en accord avec le gouvernement, et pressé par la survenue prochaine des fêtes de fin d’année, décida d’opter pour la procédure dite accélérée pour faire voter la proposition de loi intitulée « modernisation des règles de l’élection présidentielle ». Le vote eut lieu en pleine nuit, le 16 décembre 2015, et dans un hémisphère aux trois quarts vide.

On sait que Jean-Jacques Urvoas cita nommément Jacques Cheminade, lors des travaux en commission. On sait aussi que ce dernier fut deux fois candidat à l’élection présidentielle, en 1995 et 2012. 

On sait enfin que M. Cheminade tient un discours assez dérangeant pour ce qu’on appelle l’Établissement, la bien-pensance, l'ordre établi. Un discours pourtant parfaitement républicain. 

Mais en agissant de la sorte devant ses collègues députés, afin de justifier la substitution de trois semaines sur cinq d'égalité stricte de temps de parole entre les candidats retenus pas le Conseil constitutionnel par de l'équité, M. Urvoas ne tentait-il pas de donner le change ? 

En effet, lors des travaux en commission M. Urvoas s’est cru obligé de préciser devant ses collègues députés : « Quand Jacques Cheminade fait 0,25% des voix au moment du vote décisif, il ne me paraît pas anormal qu’il n’ait pas exactement le même traitement que ceux qui dans les sondages sont vus, avec d’ailleurs le caractère plastique des sondages,...  »
 
Ce à quoi lui ont répondu deux de ses collègues :
M. Jean-Christophe Lagarde (UDI) : « (...) vous ne pouvez pas conjuguer en même temps les 500 signatures et un filtre qui privilégie les sortants, ou en tous cas ceux qui sont parfaitement installés.  » Et M. Paul Molac (EELV) d'en rajouter une couche : « (...) je crains effectivement que l’équité ne soit finalement la mise sous le boisseau. » Honneur soit rendu à ces deux parlementaires.

Sans vouloir manquer de respect pour M. Cheminade qui est un homme de convictions et courageux, et qui a payé très cher son audace lors de la campagne électorale de 1995, ce n’est peut-être pas seulement lui qui est directement visé par cette mesure. Et l'intéressé lui-même le reconnaît.

Celui qui est visé, parce qu’il pourrait sacrément déranger, lui aussi (lui surtout ?) en 2017, c’est M. François Asselineau. (N.B. : J’ai employé à dessein le mode conditionnel, nous verrons pourquoi un peu plus loin).

Ce monsieur est encore un inconnu pour 90 % des Français, alors que cela fait déjà huit ans qu'il a fondé son parti, l’Union Populaire Républicaine (UPR), le 25 mai 2007, date anniversaire de la signature du traité de Rome en 1958. Pourtant, son parti a déjà participé à diverses élections, notamment les élections européennes en 2014 et tout dernièrement les élections régionales. Il tient un discours par voie de conférences qu’il fait ici ou là en France, lesquelles sont aussi en ligne. Quasiment chaque jour il publie sur le site internet du parti un article en rapport avec l'actualité. Souvent une actualité précisément tue par les médias dominants. Son discours est nouveau, documenté, gagne à être connu, et son audience augmente mois après mois, mais il n'est accessible que sur l’Internet.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il fait l’objet de ce qu’il faut appeler par son nom : un boycott, un ostracisme, une mise sous le boisseau de la part des médias dominants : la grande presse et l'audiovisuel, dont chacun sait qu'ils sont aux mains de milliardaires, lesquels bénéficient dans une certaine mesure de la complicité de l'État. Tous ces gens-là appartenant à l'oligarchie : le fameux 1% qui entend diriger le monde.

Le discours de ce parti politique est interdit dans les médias !

Alors que l’audience de ce mouvement ne cesse de grimper, surtout depuis 2012 — il vient de franchir la barre des 10 000 adhérents en décembre 2015 — cette situation perdure. Et encore dernièrement, bien que ce parti fût présent aux dernières régionales et ce dans les 13 nouvelles régions de la France (Résultat : 189 350 voix, soit 0,87 % des suffrages exprimés), il ne bénéficia d'aucun passage dans les médias dominants.

Certains esprits diraient : « Mais mon cher monsieur, c'est ça, l'équité ».

Nous venons de parler d’ostracisme. Même sur la Wikipédia en français, tout était bon jusqu’à peu pour que François Asselineau n’eût pas sa page sur l’encyclopédie en ligne. Alors que c’était déjà le cas, et depuis plusieurs années, dans différentes langues : allemand, anglais, espagnol, espéranto, occitan, et russe. Ces messieurs et dames, les rédacteurs francophones, refusaient tout bonnement de mettre sa page en ligne et ce pour des raisons que par souci de modération nous qualifierons tout bonnement de ridicules. Finalement, dans la maison Wikipédia on a fini par se résoudre à ce qu'on appelle le bon sens, et, depuis le 10 décembre 2015, la page en français consacrée à François Asselineau, et par suite à l'UPR, est accessible. Il était temps. Depuis, le nombre de versions consacrées à cette page Wikipédia a singulièrement augmenté. 

C’est donc une première digue qui s’est rompue. Une petite digue.

Pour dissiper tout malentendu, je précise tout de suite que je ne suis pas membre de l’UPR, et que je n’ai pas l’intention, pour le moment, de le devenir. Si ce parti devait obtenir un jour mon adhésion, voire davantage, il faudrait auparavant qu'il montrât patte blanche, c’est-à-dire qu’il fît quelque effort sur un sujet qu’il persiste à négliger, malgré ce que j’entends, ou lis, ici ou là, notamment sur Agora Vox. Il s'agit d'un sujet de la plus haute importance, capital, et qui ne devrait même pas souffrir la moindre controverse : la défense de la langue française. Or j'affirme que dans le programme de l'UPR, ne figure aucune mesure concernant la défense de la langue française. Aucune. Ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) {JPEG}Pourtant il n’est pas nécessaire d’être énarque ou sorti de l'École HEC de Paris — à moins que ce ne soit justement un handicap — pour s’apercevoir qu’on parle de moins en moins le français sur cette belle terre de France, et que si rien n'est fait — et vite — cela va s'aggraver, génération après génération, pour peut-être devenir irréversible, que tout cela n'est pas l'effet du hasard ou de quelque consensus mou, mais bel et bien le résultat d'un plan, un plan secret, concocté outre-Atlantique, et qui fut finalisé en 1961 à Cambridge en Grande-Bretagne lors de l'Anglo-American conference report (rapport final secret écrit pour le British Council) qui fonctionne à merveille grâce à une politique insidieuse de colonisation des cerveaux. Le tout associé à une corruption des élites françaises depuis la Libération. On peut ajouter que la French-American Foundation, lancée par l'atlantiste Valéry Giscard d'Estaing, en est un des exemples. Il convient donc par conséquent de prendre conscience qu’un peuple qui perd sa langue est tout simplement en train de perdre sa liberté et voué à disparaître, et de mettre en œuvre sans délai une politique volontariste et surtout pédagogique pour inverser la vapeur.

C'est aussi simple que cela. Encore faut-il vouloir le faire et ne pas être soi-même (peut-être ?) victime de ce fameux plan secret.

C’est d'autant plus navrant — alors que cela devrait être une priorité — pour qui prétend vouloir rétablir la grandeur de la France, ce dont je donne acte au président-fondateur de l’UPR.

Néanmoins, si je parle ici de ce parti et de son président, c’est que mon pays, la France, est en danger de mort, je l'ai dit, et que l’UPR l'a compris, a décelé les causes, et propose des solutions. Je fais donc provisoirement l'impasse sur ses carences dans le domaine linguistique au nom de l'intérêt supérieur du pays. En outre, son président a clairement affiché ses prétentions à l'élection présidentielle.

Mais l’UPR n’est pas seule. D’autres formations politiques, sans doute moins importantes sur le plan des effectifs, sont sur la même ligne, ou plutôt ont cette ligne en commun. Toutes prônent aussi ce qu’on appelle la triple sortie : la sortie de la France de l’Union Européenne, de l’euro et de l’OTAN. Il s’agit tout d'abord du parti créé par Jacques Cheminade : Solidarité et Progrès (S&P), du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), du Parti de l’émancipation du peuple (PEP), et du Parti ouvrier indépendant (POI). À noter que le PRCF et le PEP, qui n'ont semble-t-il pas les mêmes prétentions électorales que l'UPR, mettent néanmoins en avant l'aspect linguistique que je viens d'évoquer : la défense de la langue française. 

À ma connaissance, seules ces cinq formations ont intégré dans leur programme la triple sortie. Et ce à la différence des autres partis en France, à savoir le trio infernal (FN, LR, PS) vendu à l'oligarchie euro-atlantiste, comme nous l’avons vu dans la première partie, mais aussi de tous les autres partis (DLF, MoDem, EELV Front de gauche...) qui, eux, veulent réformer l'Union Européenne...

Il n'est donc pas question pour l'oligarchie, qui mène le monde, de braquer les projecteurs sur un parti qui a parfaitement compris et décodé sa manière d'opérer et qui par surcroît tient un discours pédagogique pour le citoyen lambda. Gageons que ce boycott continuera au moins jusqu'à la présidentielle de 2017, dans la mesure ou , pour reprendre un commentaire lu récemment sur Agora Vox : « (...) De tout ceci je retire que si l’UPR est bannie des grands médias c’est que l’oligarchie en a peur. Si l’oligarchie en a peur, c’est que l’UPR est dans le vrai en souhaitant la libération des peuples, à travers un programme d’une extrême précision. Bien sûr, sortir de l’UE et de l’OTAN mais aussi supprimer la procédure du congrès, inscrire dans la Constitution la puissance du peuple en instaurant l’initiative populaire. Si ce programme allait à l’encontre de l’intérêt des Françaises, des Français et de la France alors les « grands médias » ferait fermer son clapet à l’UPR en argumentant, en lui donnant la fessée et en lui démontrant que son programme est illusoireOr, personne ne veut le faire. L’UPR, vous l’aurez noté, n’est jamais dénigrée. Elle passe simplement sous les radars. Tout ceci tend à me prouver, tant pour les analyses de l’UPR que par son programme, que par l’attitude des « grands médias » à son endroit, que ce mouvement est vraiment un mouvement de libération nationale et que son programme redonnerait du souffle à la France et un mieux être.(...)  »

Que dire de plus ?

Que l'instauration récente de l'état d'urgence, sur laquelle nous ne nous prononcerons point ici, sera vraisemblablement prolongée, au moins jusqu'à la prochaine élection présidentielle en France. Et ce parce que cela sert le pouvoir, et aussi dessert les opposants. Et surtout, ceux qu'on appelle les candidats émergeants.

On peut donc s'attendre à des interdictions de réunions politiques au motif que celles-ci pourraient perturber l'ordre public... Le ridicule ne tuant plus, il ne faut rien écarter.

La question qu'il faut se poser est la suivante : y a-t-il une possibilité de contourner cette occultation désormais permanente des nouvelles idées ? Comment faire pour qu'elles apparaissent quand même, et au grand jour, lors de la campagne présidentielle de 2017 dès le premier tour ?

En d'autres termes, comment espérer vivre une vraie campagne électorale présidentielle avec de vrais débats et des confrontations d'idées, et même des coups de théâtre — un peu comme c'était le cas dans les années 1970, une époque où la vie politique française était passionnante, et passionnée — puisque tout est désormais sous contrôle ?
Le lecteur aura immédiatement fait le rapprochement avec la proposition de loi Urvoas dont nous avons parlé plus haut et qui est en ce moment en discussion au Sénat.

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Quand François Asselineau déclare dans son communiqué de presse daté du 11 décembre 2015 : « À titre d’ordre de grandeur, si nous obtenions aux élections législatives de juin 2017 le même nombre de voix que celui obtenu nationalement dimanche 6 décembre 2015 (189 350 voix), cela aurait pour conséquence que l’UPR obtiendrait environ 265 000 € de subvention de l’État chaque année pendant 5 ans (189 350 x 1,40). Actuellement, nous recevons 0 €. »

Son analyse ne mérite aucune contestation. Mais on sait que le président-fondateur en son for intérieur espérait mieux comme résultat aux régionales.

La question qu'il faut aussi se poser, c'est de savoir si l'UPR a vraiment l'intention de se mettre en ordre de bataille pour la présidentielle de 2017 avec un tel objectif : viser un score de 1 à 3% des suffrages afin d'obtenir un remboursement de frais de campagne à hauteur de la somme escomptée ?

Si c'était le cas, je verrais trois inconvénients majeurs :

— une démobilisation possible des militants : se battre pour espérer atteindre entre 1% et 3% des voix n'est peut-être pas la meilleurs tactique pour susciter des vocations...

— les conséquences pourraient être fâcheuses avec un tel score obtenu lors de l'élection. Et même la cohésion de l'UPR pourrait s'en trouver affectée. Parce que ce serait une terrible désillusion et qu'en un tel cas des voix discordantes pourraient s'élever. Et c'est humain.

— enfin et surtout une perte de temps pour l'avancée des idées et par suite un retard pour engager le redressement, pour ne pas dire le sauvetage, de la France. Parce qu'avec un tel résultat, n'en doutons pasl'UPR, resterait boycottée pour cinq ans de plus.

Or, nous l'avons dit, des forces sont à l'œuvre, des forces destructrices, et par conséquent le temps ne joue pas en faveur du pays, bien au contraire.

Mais n’étant pas membre de l’UPR, j’ignore comment fonctionne ce parti, qui figure au sein de son bureau national, qui prend les décisions, et aussi s’il y a déjà autour de la personne du président une équipe de conseillers, un directeur de campagne en vue de la présidentielle de 2017, etc.

Néanmoins, pour m’être déjà présenté deux fois devant le suffrage universel en qualité de tête de liste d'une part, puis en second de liste d'autre part, ayant été par ailleurs le directeur de campagne d'une tête de liste, et ayant quelque peu ce qu’on appelle de l’intuition et du sens pratique, il me semble qu'il faudrait se fixer comme objectif d'être partie prenante du débat démocratique médiatisé et ce pendant la totalité du prochain quinquennat, avec comme objectif secondaire 2022. Et pour y parvenir, il faudra d'une manière ou d'une autre s'imposer, et pour cela l’UPR serait bien inspirée si elle décidait de reprendre les quelques idées que je vais énoncer maintenant. L'UPR, mals aussi S&P, autrement dit les patrons : François Asselineau et Jacques Cheminade, l'un et l'autre ayant, je l'ai dit, des ambitions électorales déclarées.

1) D'abord se fixer un cahier des charges : tout doit être mis sur la table pour qu'il y ait une candidature commune —c'est-à-dire qu'un des deux devra s'effacer pour soutenir l'autre — afin que celle-ci puisse dépasser les 5% le soir du premier tour. L'un devra s'effacer, certes, mais pour être en fait un associé de poids pour l'autre. Les deux constituant ensemble un ticket gagnant. Par hypothèse, admettons que le président-fondateur de l'UPR soit le candidat désigné. Je le précise : il s'agirait du candidat choisi par les différentes parties signataires d'un accord préalable : précisément les partis politiques cités plus haut. Un tel score (≥ 5%) qui peut apparaître à certains inatteignable, entraînerait ipso facto  :

a) les médias forcément lui donneraient la parole. Ne serait-ce que pour l’annonce des résultats en direct à la télévision, le soir du premier tour.

b) le candidat pourrait ensuite donner ou pas une consigne de vote pour le second tour. Peu importe : il y aurait une nouvelle médiatisation.

c) un remboursement des frais de campagne, bien entendu.

d) des conséquences positives sur les législatives qui suivront.

e) désormais l'UPR ferait partie du paysage politique français. Et, par voie de conséquence, également les différentes parties signataires.

2) oui, mais faut-il le préciser, tout cela est inenvisageable si l'UPR décide d'aller à la présidentielle toute seule. En effet, ce parti, vraisemblablement le plus puissant de tous ceux qui ont été cités, ne dispose pas (et loin s'en faut) ni des forces humaines ni des moyens financiers suffisants pour espérer atteindre tout seul ce score de 5%. Outre le fait qu'il sera interdit de télé et de radio, le maintien probable de l'État d'urgence l'handicapera d'une manière telle qu'il fera sans doute un score ridicule : justement celui qui a été cité comme exemple par son président dans son communiqué du 11 décembre dernier (1 à 2, voire 3% au grand maximum).

Résultat : cinq ans de perdus. Cinq ans (2017-2022) pendant lesquels ce parti resterait sous l'éteignoir. L'oligarchie ayant la preuve que son boycott est efficace, elle ne se gênera pas pour continuer de l'appliquer. Il faut se mettre dans les conditions du moment, et appeler un chat, « un chat » : l'UPR est en guerre contre l'oligarchie, qui ne lui fera aucun cadeau.

Aussi, je ne vois guère qu'une solution, c'est de nouer des alliances avec les formations nommées plus haut.

Je propose donc que des contacts soient rapidement pris par l'UPR avec ces quatre partis afin d'envisager ce que j'appelle à dessein un « Programme commun de gouvernement ». Mais rien n'empêche, bien au contraire, une des formations citées de prendre les devants en contactant ses partenaires potentiels. Et même de le faire savoir, c'est à dire de prendre les militants à témoin. J'expliquerai la raison de ce dernier point dans la troisième partie de l'article. Et elle est importante, cette raison.

 

   

 Une telle alliance n'offrirait que des avantages :

1) une totale cohérence avec le programme politique type Nouveau CNR que propose l’UPR. Cohérence avec ce que firent les parties signataires du CNR historique (Conseil national de la Résistance) en 1944 : vouloir reconstruire la France et rétablir sa grandeur. Tout cela figure dans la Charte fondatrice de l'UPR.

2) Ledit programme, chiffré et expliqué étape par étape sur la conduite à tenir une fois arrivé au pouvoir réveillerait quelque peu l’opinion. À commencer par les élus pressentis pour parrainer la candidature désignée de François Asselineau. Tout cela contribuerait à impressionner très favorablement les élus susceptibles d'accorder leurs parrainages. Pensons d'abord aux maires des petites communes de moins de 2500 habitants. La plupart du temps, ils n'ont pas d'étiquette politique et sont très proches de leurs administrés. Une telle initiative serait d’une sacrée ampleur. Et avec quel impact, SVP ! Pensez donc, avoir comme référence le Conseil national de la Résistance...

3) Un programme commun de gouvernement n’entraîne pas ipso facto le reniement de ce qui fait chacune des parties signataires, mais précisément il objective la volonté partagée de s’engager sur une base commune pour gouverner, et rien de plus. L’histoire récente de la politique française l’a bien montré. Tant en 1944 avec le Conseil national de la Résistance, qu’en 1972 avec le Programme commun de gouvernement de la gauche. Ce dernier unissait le Parti communiste, le Parti socialiste et les Radicaux de gauche.

4) Une telle alliance, avec notamment le PRCF, le PEP et le POI, atténuerait sacrément l'image « d’homme de droite » que François Asselineau traîne derrière lui. Une image que l'intéressé lui-même reconnaît avoir.

5) L’impact, lors de la campagne électorale en général et surtout officielle, n’en serait que plus grand. Franchement, vous imaginez des spots de propagande avec uniquement François Asselineau à la télévision, ou avec quelque faire-valoir à ses côtés ?

Avec l’appui et la présence effective de gens comme Georges Gastaud, Jacques Cheminade et Jacques Nikonoff, voire de quiconque es qualité responsable d'une structure signataire, cela aurait une autre allure. Et toujours, je le répète, avec en filigrane la référence historique et exemplaire du CNR peu avant la fin de la guerre et qui est — on ne le dira jamais assez — en totale cohérence avec la Charte fondatrice de l'UPR.

6) Immanquablement cette alliance entraînerait une dynamique. D'abord pas la mise en branle de réseaux divers, à commencer par ceux qui dépendent de chaque partie signataire, mais aussi l’engagement de certains intellectuels qui apporteraient leur caution morale à cette candidature fédératrice. Je pense à des gens comme Étienne Chouard, Frédéric Lordon, Jacques Sapir, Emmanuel Todd... pour ne citer qu’eux.

7) Il y a tout lieu de croire que des structures associatives républicaines s'impliqueraient également en faveur d'une telle candidature. 

8) Enfin, il me semble que cela pourrait aussi contribuer à faire émerger au sein de l'UPR d'autres têtes que celle de François Asselineau. Et ce dernier point m'apparaît également comme nécessaire. Pour l'avenir de cette structure, cela s'entend.

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Et tout cela peut se résumer en un mot : une dynamique.

Je ne vois guère que cette éventualité qui éviterait le premier tour ennuyeux auquel tout le monde semble résigné aujourd’hui, avec l'inévitable trio infernal et les sempiternels seconds couteaux (DLF, MoDem, Les Verts, Front de Gauche, NPA, Lutte ouvrière, etc. En somme, « On prend les mêmes, et on recommence... »

Mais j'en conviens, tout cela est trop beau. Et même enchanteur. J'emmène le lecteur sur un petit nuage. Ce serait une très belle histoire. En effet, les deux premiers cités, François Asselineau et Jacques Cheminade, côte à côte sur l'affiche, mais également Jacques Nikonoff et Georges Gastaud ? 

Mais où est le problème ? Ne seraient-il pas prêts à aller dans ce sens, tous ces messieurs ? Seraient-ils à ce point dépourvus de l'envergure nécessaire pour faire passer l'intérêt général avant leur égo ? Seraient-ils incapables de mettre de l'eau dans leur vin en vue d'un compromis ?

Autrement dit, sont-ils de fins politiques, et j'ajouterais : ont-ils l'un et l'autre les qualités d'un homme d'État ? Je parle bien sûr des deux premiers cités, aux ambitions présidentielles déclarées : Asselineau et Cheminade ?

Eh bien, moi je donne ma réponse. Et elle est tombe comme un couperet : ou bien ces messieurs s'entendent, et ils entreront dans l'Histoire, la vraie, donc par la grande porte, et ils seront tous les dignes successeurs de leurs aînés du CNR historique, ou bien ceux ou celui qui aura fait capoter l'affaire pour y aller tout seul prendra immanquablement une sacrée veste le soir du premier tour. Et ce sera bien fait pour lui. À supposer même qu'il puisse collecter les parrainages en nombre suffisant. Pour moi, c'est comme si c'était écrit. Et il aura des comptes à rendre, le vilain. Et dans le cas de deux candidatures séparées, même chose. Surtout pour celui qui n'aurait pas signé une alliance avec les partis cités plus haut.

Je voudrais ajouter que le fait que l'UPR ait déjà un peu plus de dix mille adhérents ne doit pas faire illusion. Certes, François Asselineau a prouvé qu'on peut créer un parti politique et le développer uniquement sur l'Internet, et c'est à mettre à son crédit. Mais la conquête du pouvoir, c'est autre chose. Il faut d'abord parvenir à se faire reconnaître et accepter par les médias, un passage qui reste obligatoire, et ce n'est que de longues années après que l'on peut (peut-être ?) entrevoir la victoire. Et cela n'arrivera que par la volonté du peuple. Un peuple accoutumé à un message cent fois répété, à une voix, à un visage... Tout cela prend du temps.

Or quel média peut mieux faire cela que la télévision. L'Internet ? Cela reste encore à démontrer.

Si nous mettons de côté l'option révolutionnaire, il faut alors obtenir la mise en place d'une dynamique suffisante à elle seule pour faire sauter cette mise sous le boisseau que l'oligarchie va se complaire à maintenir. Nous l'avons déjà dit.

Ensemble, François Asselineau et Jacques Cheminade peuvent y parvenir, mais aucun des deux séparément.

Sont-ils assez intelligents pour le comprendre, où sont-ils à ce point bornés par leur égo ? Seuls les intéressés ont la réponse. Eh bien moi, Thierry Saladin, simple citoyen français, je les mets donc devant leur responsabilité, et les convoque l'un et l'autre au tribunal de l'Histoire. S'ils ne vont pas dans le sens que je propose et qui est raisonnable et sensé, ils auront des comptes à rendre. À qui ? Mais au peuple français. Lui qui n'attend pas un messie, mais une offre de service, en somme de vrais serviteurs de l'État, pour sortir le pays de l'impasse dans laquelle il a été mis par des traîtres à la patrie.

Quand il y va de l'intérêt supérieur du pays, « de la France » aurait dit de Gaulle, il n' y a pas de place pour les petits calculs.

À eux de s'entendre et aussi de savoir tendre la main aux autres structures, afin notamment de bénéficier de leurs réseaux respectifs. C'est cela, la dynamique qu'il faut enclencher.

La photo ci-dessous a été prise lors de l'Université d'automne du M'PEP en 2012 : Ce qui prouve que tous ces gens-là se sont déjà trouvé des points communs. Alors... ?

 

          Ci-dessous une page du site internet des clubs « penser la France »

 

C'est bien de cette façon, en avançant des idées nouvelles, de manière collégiale et au grand jour que la campagne électorale pourra prendre un tout autre aspect que ce qu'on risque d'avoir dans les circonstances présentes. « Une campagne électorale présidentielle, ça se mérite ! » dit le titre de cet article, oui, mais encore faut-il disposer d'acteurs politiques à la hauteur de l'événement. La France aussi mérite que cette campagne soit d'une tout autre tenue que les précédentes.

Qu'on ne se méprenne pas, une candidature commune basée sur un nouveau CNR serait déjà un très grand pas en avant vers l'avènement de la démocratie en France.  Certes, même avec ses 5% cette candidature François Asselineau ne serait pas présente au second tour, mais peu importe, rien ne serait plus comme avant. Une route nouvelle se présenterait devant nous. Et où nous mènerait-elle ? Mais à 2022, voyons, et à la victoire. Mais il faudra surtout que les citoyens s'en mêlent et ce sans tarder. Car comme toujours, les politiques ont besoin qu'on les pousse dans leurs derniers retranchements. Ainsi sont les hommes.

Ce sera l'objet de la troisième et dernière partie de cet article.

 

SP : OTAN, UE, Euro : le courage de dire non.

PEP : Les dix points-clé du programme de libération nationale et de justice sociale

PRCF : le programme pour la présidentielle de 2012

UPR : programme politique et actions

Front syndical de classe

Clubs Penser la France

Une vidéo intéressante, parmi d'autres :

Non au hold-up présidentiel, non à la loi Urvoas !

 



86 réactions


  • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 15 janvier 2016 11:56

    Bonjour à tous,


    Cette partie est un peu longue, et je le regrette, mais il m’était difficile de faire autrement , et donc de tenter de la raccourcir dans le temps imparti et raisonnable qui m’était confié.

    Bien cordialement.

    Thierry Saladin

    • Martha 15 janvier 2016 16:14

       @Thierry SALADIN,

       Si il y a un homme politique qui s’est exprimé de manière aussi nette et décidée, au sujet de la défense de la langue Française, c’est bien F.Asselineau : il s’est opposé publiquement (sa deuxième intervention sur les trois où il a pu s’exprimer sur nos « chaines » télés nationales ) à la loi Fioraso votée le 22 juillet 2013 - une honte nationale -

       Je n’en ai pas entendu un autre prendre parti contre cette loi, de façon aussi claire et déterminée.

       Il dit constamment que la France doit sortir de l’Europe pour retrouver des relations libres et entières avec les pays de la francophonie avec lesquels nos liens naturels sont puissants et que la politique Européenne et otanesque met en péril.

       Le PCRF par l’intermédiaire du site - Comité Valmy - a conseillé à ses lecteurs de voter pour l’UPR le 6 décembre.

       F.Asselineau a dit d’une manière on ne peut plus claire, aussi, que voter pour lui c’est voter pour la sortie de l’Europe par la demande de mise en application de l’article 50 du traité de Lisbonne, la sortie de l’Euro et de l’OTAN

       Il a démontré que l’Europe n’est pas réformable et l’affaire Grecque en a fait la démonstration : on les a vu à l’oeuvre.

       Si on est d’accord avec ses analyses, je ne vois pas pourquoi on ne voterais pas pour lui, c’est le seul moyen de faire réussir cette libération de notre Pays.

       Une grande majorité des Français n’ont absolument pas conscience de ce qu’est cette Europe qu’ils croient « construire », alors qu’elle n’est qu’un instrument d’asservissement progressif. Ils NE LE VOIENT PAS ! ... Ils construisent ...
       Il suffit d’en parler autour de soi, on en reste atterré ! réponse la plus fréquente : les nations c’est la guerre. L’Europe c’est la fin des guerres Européennes. Ils ne voient pas  !!! => la propagande et les mensonges médiatiques leur on bourré le mou et ça passe tout seul, pas de remise en cause : cap sur « plus d’Europe ».
       A ce train là ces menteurs n’ont pas trop de souçis à se faire : ça marche tout seul, il suffit d’entretenir un embrouillamini-bidonné-ron-ron-filandreux-et-tout-et-rien-bla-bla-des-os-dans-la-moulinette-sans-queue-ni-tête-ah-tient ??ah-oui-bien-sûr-la-bourse-trois-par-jour-tout-va-mal-mais ça-pourrait-être-pire....etc....etc. Tous se taisent : on n’y comprend rien mais si on dit qque chose et qu’on ne va pas dans le sens du courant, ça va encore être pire : on va tout déglinguer ! Se taire et avancer, on n’a pas le choix, vous le voyez-bien non ?


    • Legestr glaz Ar zen 15 janvier 2016 17:45

      @Martha

      Merci Martha pour cette intervention. Je pense très exactement la même chose que vous. La propagande est telle que les Françaises et les Français ne se rendent même pas compte qu’ils vont à l’abattoir en rangs serrés en écoutant le ronron de TF1 ou de M6. voire de BFM. Que des forces extérieures détruisent leur pays. Que très bientôt nous ne décideront plus vraiment de rien. Nous serons réduits en esclavage, nos conquêtes sociales envolées, ce qui avait fait le modèle français ruiné.


    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 15 janvier 2016 21:18

       Bonsoir Martha,

      D’accord avec l’intégralité de votre commentaire du 15 janvier à 16H14.

      À ceci près, et je vous cite :

      « Si il y a un homme politique qui s’est exprimé de manière aussi nette et décidée, au sujet de la défense de la langue Française, c’est bien F.Asselineau : il s’est opposé publiquement (sa deuxième intervention sur les trois où il a pu s’exprimer sur nos « chaines » télés nationales ) à la loi Fioraso votée le 22 juillet 2013 - une honte nationale -

       Je n’en ai pas entendu un autre prendre parti contre cette loi, de façon aussi claire et déterminée. »

      C’est exact. Apprenez que j’ai découvert l’existence de l’UPR justement parce qu’une pétition avait été lancée sur l’Internet contre la loi Fioraso. Un sujet que je suivais de très près à l’époque, c’est-à-dire dès le début de 2013.

      Comprenez-moi bien, Martha, lancer une pétition contre cette loi est une chose. Tenir sur D17 des propos courageux contre cette loi comme FA le fit en expliquant les conséquences est aussi à mettre à son crédit.

      Mais ce que j’attends de l’UPR, c’est d’inscrire noir sur blanc dans son programme pour la présidentielle de 2017, des propositions comme :

      1) abrogation de la loi Fioraso.

      2) augmentation significative du nombre d’heures de français tout au long de la scolarité. Il paraît que plus de trois cents heures de cours auraient été supprimées depuis une quarantaine d’années. Il faut les rétablir.

      3) rétablissement de la méthode de lecture B-A BA. La fameuse méthode syllabique.


      Quoi de plus naturel et de plus cohérent pour qui prétend vouloir défendre la langue française, n’est ce pas ?


      Or dans le programme de l’UPR pour 2012, si on met de côté la loi Fioraso qui n’existait pas encore, il n’y a rien que des idées générales. 


      Et cela ne peut avoir une chance d’être accepté qu’après avoir été expliqué au peuple. Et probablement aussi aux hommes politiques, FA inclus. C’est pour ça que dans l’article j’ai écrit :

      « (...) et de mettre en œuvre sans délai une politique volontariste et surtout pédagogique pour inverser la vapeur. » 

      Et maintenant, ça va se corser :

      4) éveil aux langues étrangères dès le CP. Et ça ne doit pas passer par l’anglais, évidemment, mais par tout autre chose que je nomme, même si certains vont lever les yeux au ciel, c’est l’espéranto.

      Pourquoi l’espéranto ? Parce que c’est un jeu de lego, c’est donc attractif pour les enfants, et surtout, cela leur ouvre l’esprit sur des structures linguistiques étrangères  : les langues romanes, germaniques ET slaves, autrement dit, les langues européennes. Mais également et surtout sur des langues comme le chinois.

       

      Savez-vous que les mots en espéranto se construisent exactement comme le chinois ?

      Mais voilà, tout ça est ignoré du simple mortel, et je terminerais en reprenant mot pour mot votre avant-dernier paragraphe, mais en l’adaptant : ce que j’aurai changé sera en gras.

      Je vous cite donc :

      « Une grande majorité des Français n’ont absolument pas conscience de ce qui se passe sur le plan linguistique en France, en Europe et dans le monde, un sujet qu’ils croient « connaître », alors que la langue est un instrument d’asservissement progressif. Ils NE LE VOIENT PAS ! ... Alors, ils disent des sottises ... 
      Il suffit de parler autour de soi de l’espéranto comme outil pédagogique et propédeutique, et ce même à des enseignants, on en reste atterré ! réponse la plus fréquente : l
      ’espéranto n’est pas une vraie langue, c’est artificiel, jamais un enfant n’a chanté une comptine en espéranto, on ne peut pas tout exprimer en espéranto, cette langue n’a pas de culture, de littérature, l’espéranto va faire disparaître les langues, etc. » 

      (NB : Je pourrais continuer, tant le répertoire des opposants à l’espéranto est infini, et bien sûr ne résiste pas plus de cinq minutes à l’épreuve des faits).

      (fin de la première partie de mon commentaire)

    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 15 janvier 2016 21:21

      @Martha

      (suite et fin de ma réponse à,votre commentaire de 16H14)

      Je poursuis votre propos, toujours en l’adaptant : 
       « L’Espéranto est une vraie langue accessible pour tous, mais ils ne le voient pas !!! => la propagande politique et les mensonges médiatiques leur ont bourré le mou et ça dure depuis 128 ans Pas de remise en cause : on ne sait rien sur l’espéranto, on en ignore tout, mais on a un avis, et donc cap sur « l’anglais  ». »

      Martha, je ne me moque pas de vous. J’ai essaye de vous montrer que votre argumentation, votre étonnement, peut s’appliquer à d’autres sujets comme par exemple l’espéranto. 
      Non seulement je parle couramment l’espéranto, mais je l’enseigne, diplômes à l’appui SVP !. J’ai de plus un diplôme de traducteur dans cette langue de et vers le français.

      Et tout me porte à croire que FA, et probablement tout l’UPR en allant du bureau national jusqu’au simple militant, n’en sait pas plus sur l’espéranto que la plupart de mes lecteurs sur ce fil. C’est-à-dire rien. Mais tous ces gens-là ont un avis. Un avis basé sur l’ignorance de son ignorance. Probablement par effet Dunning-Kruger. 
      Ainsi sont les hommes...

      Je terminerai en disant que quelles que soient les réactions à ce commentaire, je n’y répondrai pas. Mon propos ici, c’est la campagne de la présidentielle de 2017. 
      Mais je reviendrai sur cette politique linguistique et sur l’intérêt de l’espéranto dans ce monde globalisé et aussi pour nos enfants, dans un autre article. Un de ces quatre.
      Comme disait Coluche : « Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort, qu’ils ont raison ».

      Bonan vesperon.

      Thierry Saladin 

    • Fergus Fergus 16 janvier 2016 11:43

      Bonjour, Thierry SALADIN

      En quoi l’esperanto qui est une langue artificielle et bâtarde est-il plus souhaitable que l’anglais ? Certes, prendre la place de l’anglais dans les échanges internationaux peut servir à satisfaire l’ego des natifs de pays dont la langue a été supplantée, mais rien d’autre. Or, ce combat - lui aussi artificiel - est d’ores et déjà perdu, cela me semble évident.


    • Legestr glaz Ar zen 16 janvier 2016 15:59

      @Fergus

      La question est de savoir pourquoi 85% (au moins) des textes de l’UE sont rédigés en anglais alors que sur les 500.000.000 habitants que comporte l’union il y a en a seulement 70.000.000 qui parlent anglais. Cette langue est donc loin d’être la première parlée dans l’U.E. Réponse ?


    • Fergus Fergus 16 janvier 2016 17:08

      Bonjour, Ar zen

      La réponse est évidente : cette langue s’est progressivement imposée au fil du 20e siècle sur la planète, en grande partie grâce à sa facilité d’apprentissage, mais aussi grâce à son implantation jusqu’en Asie et en Afrique par le biais des nombreuses et importantes colonies britanniques.

      Comment l’Europe aurait-elle pu échapper à cette domination planétaire, sachant que sur notre continent le français et l’allemand sont des langues plus exigeantes que l’anglais ?

      Ajoutez à cela que l’apprentissage de l’anglais est très facile pour des germaniques et des scandinaves, à tel point que, dans ma jeunesse déjà, beaucoup de jeunes allemands et scandinaves maîtrisaient sans difficulté l’anglais.

      Malgré notre attachement au français, soyons beaux joueurs, nous avons perdu cette bataille, et l’on ne reviendra plus en arrière !


    • Fergus Fergus 16 janvier 2016 17:12

      Sans oublier bien sûr la montée en puissance des Etats-Unis dans l’économie mondiale.


    • Legestr glaz Ar zen 16 janvier 2016 20:06

      @Fergus

      Il n’y a pas d’évidence. Vous avez même pas lu l’article de Thierry Saladin ! C’est une stratégie que d’avoir imposé sournoisement et méthodiquement l’anglais. Même le plan Marshall a fait en sorte d’imposer des films et des musiques venus des USA. Ceci vous passe largement au dessus de la tête. A lire votre dernière phrase je mesure à quel point la France compte pour vous. Thierry Saladin vous l’a écrit : un peuple c’est avant tout une langue. La domination d’un peuple commence par le fait de lui imposer une langue. Une langue c’est une manière de penser le monde.

      Alors les « rénégociations » des traités ça roule toujours ? Vous avez donc remarqué que la constitution de la 5ème République a été modifiée à plusieurs reprises pour respecter les dispositions des traités. Vous avez bien noté que ce n’était pas le contraire. Vous parlez de renégocier les traités, c’est à dire de les modifier sans prendre en considération que c’est exactement l’inverse que s’est passé. C’est notre constitution que s’est adaptée aux traités et non l’inverse. Les élus du PS et ceux de l’UMP se sont entendus comme larrons en foire sur ce sujet des traités. Je vous signale que certaines dispositions des traités étaient anticonstitutionnelles mais que c’est la constitution qui a été modifiée. La constitution que nous connaissons aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle de 1958. 22 lois constitutionnelles l’ont modifiée depuis 1958. 21 fois par la procèdure du congrès. 3 fois avant 1991 et 19 fois après le traité de Maastricht. Pour vous faire un dessin. 3 fois en 34 ans, avant 1992, et 19 fois après en 23 ans jusqu’à nos jours. Venez donc m’expliquer qu’il faut « renégocier » les traités. Quand on sait qu’il faudrait, cerise sur le gâteau, recueillir l’unanimité des 27autres pays. Toute la classe politique actuelle est d’accord sur les traités européens, ceux qu’ils ont ratifiés et pour lesquels ils ont modifié de fond en comble la constitution. Je pense que vous le savez et que votre présence sur ce fil ne repose pas sur les échanges objectifs d’arguments. Votre motivation est ailleurs.


    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 17 janvier 2016 09:28

      Bonjour Fergus,

      J’ai dit que je ne répondrai pas aux commentaires sur l’aspect linguistique (sous-entendu : car cela nous amènerait trop loin, et que je préfère rester dans le sujet qui nous réunit aujourd’hui), néanmoins je vais vous poser une question.
      Vous avez écrit :
      « En quoi l’esperanto qui est une langue artificielle et bâtarde est-il plus souhaitable que l’anglais ? (...) » (sic)

      J’aimerais savoir pourquoi vous avez qualifié l’espéranto de langue bâtarde ?
      Merci de m’éclairer sur ce point.

      Bon dimanche.

      Thierry Saladin


    • Fergus Fergus 17 janvier 2016 09:51

      Bonjour, Ar zen

      Bien sûr, j’ai lu l’article. Mais cela ne change rien au fait que l’anglais ne s’est pas implanté partout en raison d’une volonté politique américaine. Le phénomène a d’ailleurs commencé chez nous bien avant le plan Marshall. Dans la France des années folles, l’Amérique est à la mode : on s’enthousiasme pour Lindbergh, pour Scott Fitzgerald ou Hemingway, et l’on danse le fox-trot-, le shimmy, le one-step, avant de céder au charleston ! Et les classes bourgeoises, séduites, se mettent à l’anglais. Et cela d’autant plus que les affaires transcontinentales se développent, et qu’il est plus facile de s’entendre avec des industriels ou des banquiers d’Amérique ou d’Asie en maîtrisant l’anglais. La suite de l’histoire, après 39-45, ne fera qu’amplifier cette tendance...

      Vous écrivez d’autre part : « un peuple c’est avant tout une langue. » En réalité, tout est dans le « avant tout », car un peuple, c’est aussi « avant tout » son histoire et sa culture composite, au delà de la langue qui, dans de nombreux pays, ne concernait pas la totalité de la population.

      A cet égard, l’on ne peut nier qu’il existe un peuple suisse uni ; et pourtant, leur pays est constitué de quatre zones linguistiques différentes dont les habitants sont bien loin de parler la langue du voisin pour la majorité d’entre eux !

      A contrario, parlent allemand : les Allemands, les Autrichiens, les Suisses alémaniques, et même une partie des Italiens dans le Trentin-Haut Adige, ou des Belges, dans les cantons d’Eupen et Malmédy, sans oublier les Alsaciens. Tous ces gens, dont la langue germanique est commune, forment-ils un peuple ? Evidemment non.

      Et l’on pourrait multiplier les exemples, dans un sens ou dans son contraire.

      C’est pourquoi l’argument que vous avancez n’est absolument pas convaincant.

      Sur l’autre volet que vous abordez, les traités européens et leur transcription dans le droit constitutionnel français, vous avez évidemment raison dans vos constats. Je n’ai jamais prétendu le contraire. Mais, de la même manière que vous pensez que l’unanimité requise ne permettra pas de réformer l’UE, je suis persuadé du contraire, ne serait-ce qu’en raison de cette obligation imbécile qui sclérose les décisions. Soit l’Europe mourra, soit elle se réformera, cela me semble évident, fût-ce par le biais d’une scission. Croyez-vous sérieusement que tous ceux qui sont à la manœuvre pour imposer une ligne économique et géopolitique atlantiste laisseront l’UE disparaître ? Franchement, ce n’est pas crédible, et ne l’occurrence, vos arguments, calqués sur ceux de l’UPR, sont des plus contradictoires ! smiley


    • Fergus Fergus 17 janvier 2016 10:05

      Bonjour, Thierry SALADIN

      Est « bâtard » ce qui procède de genres ou d’origines différents.

      C’est très exactement le cas de l’espéranto qui, vous le savez mieux que moi, est une construction artificielle faite à partir de structures et sonorités émanant de différentes langues de souche indo-européenne, bien que traitées de manière plus analytique pour aboutir à un langage simplifié.

      En l’occurrence, je n’ai pas voulu, en employant le mot « bâtarde », afficher un quelconque mépris. C’est pourquoi, pour éviter toute interprétation erronée, je vous propose de remplacer ce mot par celui d« hybride », synonyme de « bâtard ». A noter qu’en anglais, il n’en existe qu’un : « hybrid ».


    • Legestr glaz Ar zen 17 janvier 2016 10:38

      @Fergus

      Cette fois la coupe est pleine. Je pense que vous êtes juste un agent de propagande servant les intérêts euro-atlantistes. Peut être même êtes vous payé pour ce « travail ». Je n’en étais pas certain. Maintenant oui. Je n’ai pas envie de perdre mon temps à argumenter devant tant de subjectivités et de contrevérités. En revanche, contrairement à ce que vous dîtes, rien n’est contradictoire dans ce que j’ai écrit. Abslument rien. Vous n’en avez jamais apporté la preuve. Vous ne répondez jamais aux arguments et produisez en permanence d’autres pistes d’égarrement pour vous ménager des portes de sortie. Vous fuyez constamment. Cette technique est trop bien connue. Je passe donc mon chemin.


    • Legestr glaz Ar zen 17 janvier 2016 10:52

      @Fergus

      Voyez vous, un sophisme consiste systématiquement à commencer un raisonnement sur une base qui est fausse. Votre raisonnement est vicié dans la mesure ou vous neutralisez le « avant tout » que j’ai indiqué. Vous le négligez et construisez votre raisonnement sans en tenir compte. C’est un sophisme. « Le avant tout » ne veut pas dire « exclusivement ». Agent euro-atlantiste, au rapport !


    • Legestr glaz Ar zen 17 janvier 2016 11:05

      @Fergus

      Pour vous reprendre sur « la renégociation ». Vous n’avez toujours pas répondu. Puisque vous maitrisez ce sujet des « renégociations » que vous l’avez bien à l’esprit, que c’est votre leitmotiv, que voulez vous renégocier en tout premier lieu ? Que mettez vous sur la table des « renégociations » ? Quel article souhaiteriez vous voir « renégociez » et par aller dans quel sens ? Si vous n’êtes pas en mesure de répondre à une question aussi simple c’est que vous n’êtes pas sérieux. Alors, passez aux épreuves concrètes. Renégocier les traités ce n’est, en effet, pas précis. C’est trop vaste. Puisque vous voulez renégocier les traités il conviendrait, à minima, que vous indiquiez quels articles vous voulez modifier, et comment, avant de les soumettre aux 27 autres. Par ailleurs, à qui incomberait-il de rédiger ses nouveaux articles ? Quelle structure devrait s’en occuper ?

      Vous avez donc la main ! Faîtes vous plaisir.


    • Fergus Fergus 17 janvier 2016 11:12


      @ Ar zen

      « vous êtes juste un agent de propagande servant les intérêts euro-atlantistes. Peut être même êtes vous payé pour ce « travail ». »

      Allez donc voir mes écrits sur ce site – articles et commentaires – et vous constaterez qu’ils sont d’un étonnant éclectisme pour quelqu’un qui serait rémunéré pour une mission à caractère politique. Comme le disait avec pertinence un ex-collègue « Tel on est, tel on voit les autres ! » Or, cette constance à défendre une opinion sur un thème unique, sans jamais se mêler de débats sur la société, l’art ou le sport, est plutôt la caractéristique des intervenants de l’UPR. C’est plutôt vers eux que devraient aller vos soupçons. En ce qui me concerne, ce procès ridicule ne suscite qu’une réaction : smiley smiley smiley

      Désolé, mais « sophiste », vous l’êtes bien plus que moi, en vous en déplaise !

      Je vous souhaite une excellente journée.


    • Fergus Fergus 17 janvier 2016 11:30

      J’ai oublié ceci : accuser ses contradicteurs de ce qu’ils ne sont manifestement pas pour tenter de les décrédibiliser est une bonne vieille technique de manipulation politique. Une technique peu glorieuse, c’est le moins que l’on puisse dire ! smiley 


    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 17 janvier 2016 12:02

      Bonjour Fergus,

      Merci de cette réponse qui confirme bien ce que je craignais.
      « L’espéranto, langue artificielle » dites-vous ? Mais oui, Fergus, mille fois oui. Et même plus que vous croyez.
      Artificiel étant au pris au sens étymologique du terme : « construit avec art », n’est-ce pas ?
      Et je parle ici très sérieusement.

      Quant au qualificatif de bâtard, que vous rectifiez secondairement avec l’adjectif « hybride », examinons la phrase française suivante :
      « Magasin X : Grande braderie de fauteuils et de canapés. »
      Origine de ces mots, et ce dans l’ordre :
      arabe, latin, néerlandais, francique, et grec.
      Saviez-vous que le français est aussi une langue hybride ? Ou bâtarde ? Et pourtant...

      Ce qu’il y a de bien avec les opposants à l’espéranto, c’est qu’ils sortent toujours les mêmes arguments. À ceux que vous avez déjà donnés, il en reste encore une bonne quinzaine.

      Et quand lesdits opposants ne savent plus quoi ajouter (inventer ?), parce qu’ils se sont pris à chaque fois une réponse à laquelle ils ne s’attendaient pas, ils finissent par s’épuiser — on les comprend — et ils capitulent en disant : « et combien êtes-vous d’adeptes de cette langue dans le monde ? » ou bien « votre combat est perdu, c’est l’anglais qui a gagné ! »
      Le mot adepte étant bien entendu plein de sous-entendus.

      Et ils repartent ensuite avec leurs idées reçues. Et pour 99% d’entre eux, il sera hors de question d’aller vérifier l’exactitude ou non des réponses qu’ils auront essuyées lors de l’échange. 
      Et ce petit jeu, que l’on peut résumer par la formule : « un dialogue de sourds » dure depuis des décennies.

      Je constate avec regret, que vous aussi, Fergus, vous jouez à ce petit jeu. Par ignorance du sujet, tout simplement.
      Voilà pourquoi je disais dans ma réponse hier le 16 janvier à 21H21, que j’ai répétée ce matin à 9H28 « je ne répondrai pas aux commentaires sur l’aspect linguistique... »
      Vous confirmez la justesse de cette décision.

      Je sais maintenant ce que j’ai à faire, et ce quelle que soit la réponse que vous apporterez : tenter de tordre le cou, par un article sur AV, à toutes ces idées reçues dans le domaine des langues, de la communication internationale, et sur l’espéranto, que répètent à l’envi beaucoup trop de gens même cultivés, vous inclus Fergus, et je le regrette sincèrement pour ce qui vous concerne.

      Ce que vous écrivez, vous le pensez sincèrement — je vous en donne acte — mais c’est tout simplement faux. Ou bien des contre-vérités.
      Mais ce ne sera pas facile : j’ai quelque 70 ans de retard sur les Amerloks... Et surtout, beaucoup moins de moyens qu’eux. Mais j’essaierai quand même.

      Bon dimanche.

      Thierry Saladin

      P.S. : Pour les curieux, voici un petit aperçu des manœuvres des Anglo-américains :

      C’est extrait du libre de Robert Phillipson ; Linguistic imperialism, qu’aucun éditeur français n’a voulu faire traduire. Je le sais, l’auteur lui-même me le l’a dit.

      Et il y a des gens qui disent que l’anglais s’est imposé...


       



    • Fergus Fergus 17 janvier 2016 13:26

      Bonjour, Thierry SALADIN

      « Saviez-vous que le français est aussi une langue hybride ? »

      Bien sûr ! Comme toutes les langues européennes !

      Mais ne vous méprenez pas, je n’ai strictement rien d’un « opposant » à l’espéranto. Cela n’aurait d’ailleurs aucun sens : si les habitants de la planète préféraient subitement cette langue à l’anglais, je n’en serai ni ravi ni chagriné. Il est même probable que j’appendrais l’espéranto comme j’ai appris l’anglais (adulte car je n’en ai jamais eu l’occasion à l’école) afin de pouvoir échanger avec mes semblables hors de nos frontières.

      Mais ne nous faisons pas d’illusions, ce n’est pas demain que j’aurai besoin de suivre des cours d’espéranto. Je n’ai d’ailleurs connu personnellement qu’un espérantiste, un collègue passionné - apparemment comme vous l’êtes - qui se désolait de deux choses : 1) ne pouvoir convaincre son entourage de suivre la même voie ; 2) du faible nombre des locuteurs habituels sur la planète (il les estimait à moins de 1 million), et cela malgré une naissance au 19e siècle.

      Je me suis d’ailleurs posé à plusieurs reprises la question de savoir pourquoi l’espéranto ne parvenait pas à s’imposer. Et pour y avoir réfléchi, et en avoir débattu - y compris avec ce collègue -, je suis arrivé à la conclusion que les gens n’ont aucune raison objective de préférer une langue artificielle à une langue préexistante. En l’occurrence, c’est l’anglais qui domine sur la planète, mais il est probable que s’il était agi de l’espagnol - autre langue de large implantation -, les gens auraient adopté cette langue sans plus de blocage mental ou culturel.

      Encore une fois, ne croyez surtout pas que je porte un regard négatif sur l’espéranto. Et il va de soi que je lirai votre article sur le sujet avec beaucoup d’intérêt.

      Cordialement.


    • GrandGuignol GrandGuignol 17 janvier 2016 13:53

      Bonjour Fergus,

      Juste un mot sur votre commentaire :
      « …accuser ses contradicteurs de ce qu’ils ne sont manifestement pas pour tenter de les décrédibiliser est une bonne vieille technique de manipulation politique. »

      Vous avouerez que soutenir la position indéfendable d’une autre Europe ou 35 ans de promesses d’Europe sociale , porte à caution sur la réelle position de ces soutiens.

      Ceux-ci, même lorsque les faits clairs et précis, argumentés et sourcés, prouvés, leur font face en toute objectivité, ces défenseurs acharnés d’une autre Europe appuient leurs argumentations sur des « possibles changements » et oublient, omettent, l’unanimité des membres pour ce faire ainsi que toutes les conditions requises à leurs exécution.
      L’idéologie sous-jacente d’une Europe sociale ne repose que sur des « SI », rien de concret, du vent depuis 35 ans…

      Accuser ces contradicteurs de ce qu’ils ne sont pas n’est pas forcément une technique de manipulation politique mais plutôt un « constat » qui se base sur des faits réels, des arguments solides, une objectivité débarrassée de toute idéologie, d’utopie. Un constat devant la mauvaise foi ou l’idéologie hors de la réalité qui s’invente des solutions angéliques.

      La nécessité pour nos oligarques et gouvernements membres de l’UE qui n’est pas de changer quoi que ce soit et les faits qui ont démontrés l’incapacité de l’UE à accepter une autre politique que la sienne (Juncker : « Il n’y a pas de choix démocratique contre les traités de l’UE »), rappellent tristement une autre époque, celle du totalitarisme ( qui se met doucement en place, voir : Eurogendfor) et de la pensée unique.

      Ceux qui luttent contre ce totalitarisme comprennent pleinement la nécessité de la triple sortie et peuvent voir les militants de l’UE comme des soumis à ce totalitarisme.
      l’exaspération du mépris adverse devant les faits incitent aussi beaucoup à l’invective.

      Ps ; répondrez vous à Ar zen sur la question que je résume à : " Quels articles des traités européens souhaiteriez vous changez exactement ?

       


    • GrandGuignol GrandGuignol 17 janvier 2016 14:44

      @GrandGuignol

      correction :
       « ...souhaiteriez vous changer exactement ? »


    • GrandGuignol GrandGuignol 17 janvier 2016 16:01

      @GrandGuignol
      incitent...lol .....incite...je retourne à l’école primaire afin de reprendre des cours de français.... smiley


    • Fergus Fergus 17 janvier 2016 16:25

      Bonjour, GrandGuignol

      "Quels articles des traités européens souhaiteriez vous changez exactement ?

      1) Eradiquer la règle mortifère de l’unanimité qui prévaut pour les changements constitutionnels au profit d’un double vote à la majorité qualifiée des 2/3 de la population européenne et des 2/3 des nations membres.

      2) Faire élire directement par les députés européens le président de la Commission, sans que le Conseil européen n’intervienne dans le processus. 

      3) Rompre avec le monopole de l’initiative législative dont bénéficie actuellement la Commission pour permettre au Parlement européen de s’auto-saisir de propositions de loi émises par l’un de ses groupes parlementaires.

      Ces 3 règles essentielles modifiées devraient suffire à permettre des alternances de politique et des modifications des règles constitutionnelles qui changeraient la face de l’UE.


    • Legestr glaz Ar zen 17 janvier 2016 17:34

      @Fergus

      Vous savez que les dictons sont, la plupart du temps, faux. Ils fonctionnent principalement par euphonie. Ils se contredisent les uns les autres. Mais c’est un autre sujet. Vous devriez vous y intéresser.

      Votre commentaire s’applique exactement à ce que j’ai écrit. Vous en venez à parler d’art ou de sport. Vous biaisez pour quitter la question de la « renégociation » que vous ne voulez pas aborder parce que vous n’en avez strictement aucune idée. Alors que vous êtes, sur ce fil, le porte drapeau des ’renégociations« des traités, vous n’avez pas la moindre idée des articles qu’il faudrait »renégocier« et de quelle façon. C’est juste une vague idée. D’ailleurs, je trouve que vous êtes très peu ambitieux. Au lieu de parler de la »renégociation« des traités vous devriez dire que vous êtes pour le plein emploi, la croissance et une Europe sociale. Il aurait un autre visage votre discours ! Vous pourriez ralier un grand nombre de lecteurs à vos idées. Etre pour »le plein emploi« ,  »la croissance« et »une Europe sociale« , cela à quand même plus d’allure que la »renégociation" des traités. Tout le monde s’en moque des conditions de faisabilité, alors pourquoi ne pas y aller carrément ?

      sophisme nom masculin (grec sophisma)

      Argument qui, partant de prémisses vraies, ou jugées telles, aboutit à une conclusion absurde et difficile à réfuter. Raisonnement vicié à la base reposant sur un jeu de mots, un argument séduisant mais faux, destiné à induire l’interlocuteur en erreur.


    • GrandGuignol GrandGuignol 17 janvier 2016 18:41

      @Fergus

      Merci d’avoir répondu sur ces questions.

      Je ne suis pas un spécialiste comme Ar zen, mais il me semble néanmoins que :
       
      1/ Unanimité ou vote au 2/3 (18 pays minimum) c’est quasiment la même chose, le vote de la « population européenne » en plus, ce qui engendrera encore plus de dissension interne au sein de chaque état membre et enlisera d’autant un accord....
      Un vote du « peuple européen » est un peu utopique dans le sens que chaque nation à des modes de vie différents , des constitutions différentes et seront donc plus réticent sur des réformes unifiées....à moins de détruire les nations et leurs cultures pour les uniformiser.

      2/ Le minimum en démocratie... (On reste dans l’hypothèse d’une UE sociale, bien sûr)

      3/ Découle de la partie 2 de votre commentaire et redonne un semblant de démocratie. Néanmoins c’est toujours Bruxelles qui décide pour les nations.
      Les courbettes de nos représentants nationaux ne s’effaceront pas pour autant.

      Bien, mais ces réformes à elles seules ne seront pas suffisantes, et comment ferez-vous pour inverser les tendances politiques des 2/3 des états membres ? Quand est-il actuellement des alliances au sein de l’UE pour promouvoir vos propositions ?...et pourquoi(je me répète) lors de « l’affaire Syriza »  Le Front de gauche et autres Podemos n’ont pas fait bloc unis contre les mesures de restrictions imposées par l’UE à la Grèce, pourquoi n’ont-ils pas appelés les autres nations au soulèvement, à la grève générale, en expliquant précisément les défauts de cette UE…Et bien non, ils n’ont rien fait ou n’ont pas eu le soutien des « peuples européens » , ni des états membres de l’UE qui ne se sont pas sentis concernés…résultat, les forces pour inverser la vapeur ne sont pas suffisantes pour réformer l’UE.

      Sinon, entre autres, en ce qui concerne l’euro et l’harmonisation des frais d’exploitation des entreprises qui est différent dans chaque pays, on fait comment à court/moyen terme ?



    • Fergus Fergus 17 janvier 2016 19:07

      @ GrandGuignol

      Le double vote à la majorité qualifiée changerait beaucoup de choses car il éviterait (grâce au vote des nations) qu’un ou deux grands pays n’impose sa volonté aux autres, et il éviterait d’autre part (grâce à la dimension population) qu’une coalition de petits pays impose sa volonté aux grands. Bref, une solution équilibrée qui commence à être soutenue, jusqu’à Bruxelles et Strasbourg

      « comment ferez-vous pour inverser les tendances politiques des 2/3 des états membres ? » 

      Cette question ne me concerne pas. Certes, je suis de gauche et j’aimerais voir émerger une Europe sociale. Mais je suis également légitimiste, et si les populations des pays de l’UE continuent de soutenir des majorités de droite, va pour celles-ci !

      Pour ce qui est de Podemos et du Front de Gauche, que vouliez-vous qu’ils fassent, tant ils sont minoritaires en Europe ? Appeler à des grèves générales, et a fortiori des soulèvements qui ne seraient pas venus n’aurait pas eu de sens, sinon de démontrer un peu plus leur impuissance.

      « les forces pour inverser la vapeur ne sont pas suffisantes pour réformer l’UE. »

      Vous avez parfaitement raison sur ce point. Mais la menace que fait peser sur l’Union la montée des populismes de droite n’en reste pas moins réelle ; et ce fait, si elle devait s’amplifier - par exemple lors des scrutins de 2017 en France (pays majeur de l’UE) -, i est probable que cela changerait beaucoup de choses dans la manière dont est gérée l’UE. Cela dit sans même évoquer la question migratoire qui pourrait également jouer un rôle déterminant dans l’avenir. 


    • Fergus Fergus 17 janvier 2016 19:31

      @ Ar Zen

      « sophisme nom masculin (grec sophisma)

      Argument qui, partant de prémisses vraies, ou jugées telles, aboutit à une conclusion absurde et difficile à réfuter. Raisonnement vicié à la base reposant sur un jeu de mots, un argument séduisant mais faux, destiné à induire l’interlocuteur en erreur. »

      Merci, je connais. Et c’est très précisément pour cela que, ci-dessus, je vous ai retourné l’argument :

      Certes, vous énoncez une vérité en arguant d’une impossibilité (actuelle) de réforme de l’UE du fait de l’unanimité requise. Mais une vérité qui vous amène à tirer une conclusion absurde à mes yeux, comme à ceux d’éminents personnages européens, à l’image de Huy Verhofstadt (ex-Premier ministre belge et chef de groupe parlementaire à Strasbourg), persuadés que l’irréversabilité apparente du traité de Lisbonne - dont la nocivité en termes de blocages est démontrée - ne constitue sans doute plus un obstacle définitif, eu égards aux difficultés posées.

      L’UE est encore à un stade précoce de son évolution. Qui peut croire que l’on en restera en l’état, en assistant sans agir à l’effondrement du système et par conséquent au retour de chacun dans ses frontières d’origine ? Avec, dans un coin de la tête, cette réflexion de Mitterrand : « Le nationalisme, c’est la guerre ! »

      Autre chose : vous écrivez « vous êtes, sur ce fil, le porte drapeau des ’renégociations’ des traités », à quoi je vous réponds que je ne suis le porte-drapeau de rien d’autre que de moi-même. De même écrivez-vous « Vous pourriez rallier un grand nombre de lecteurs à vos idées », ce qui ne manque pas de me faire sourire car je ne cherche à rallier personne : j’exprime simplement ce que je pense, sans la moindre ambition. Si d’ailleurs j’en avais, j’aurais également un compte Facebook, un compte Twitter, et sans doute un site personnel. Or, je ne dispose de rien de tel. Par choix délibéré.

      Bonne soirée.


    • Legestr glaz Ar zen 17 janvier 2016 20:10

      @Fergus

      Merci pour votre franchise. Moi non plus je ne cherche pas à convaincre. J’oppose argument contre argument. C’est pour cette raison que « la renégociation » des traités, qui, de prime abord, semble être une alternative raisonnable ne peut pas l’être parce que beaucoup trop imprécise. Cela reste du domaine de l’incantation. Comme de dire « il faut obtenir le bonheur ». Quand j’ai dit ceci, je n’ai rien dit. Parce qu’il n’est pas du tout exclus que je me trompe dans mon analyse. C’est pourquoi j’accepte très volontiers les arguments des autres, à la seule condition qu’ils soient contruits, rationnels et qu’ils démontrent les conditions de faisabilité. Alors « la renégociation » des traités, je ne peux même pas imaginer comment cela pourrait se produire. Comprenez que je ne suis pas de mauvaise volonté. Je voudrais juste comprendre comment cela pourrait être rendu possible. Je n’ai jamais lu une seule analyse mettant en scène une « renégociation » des traités. De nombreux partis politiques en parlent, certes, mais jamais cette « renégociation » n’est développée. Ceci est une grande curiosité. En effet, s’il devait y avoir « renégociation », les appareils politiques auraient alors bien « ciblé » ce qu’il conviendrait de modifier, et pourquoi, et pour aller dans quel sens. Or, ceci n’existe nulle part. Aucun parti, je dis bien aucun parti, parmi ceux qui prônent une autre Europe et une renégociation des traités, ne rentrent jamais en matière sur le sujet. C’est la raison pour laquelle je dis qu’il s’agit d’une incantation au même titre que de dire que l’on est pour le plein emploi, la croissance et une Europe sociale. Ceci ne constitue pas un programme, parce qu’un programme, il convient de le détailler. En l’espèce, la « renégociation » des traités reste une « nébuleuse ». Par ailleurs, puisque la constitution de la 5ème République a été remaniée pour correspondre au périmètre des traités européens, « renégocier » les traités impliquerait une modification de la constitution dans l’autre sens. Or de ceci, il n’en est jamais question. Ce n’est donc pas rationnel, et cela ne supporte pas l’analyse. J’attends donc une démonstration du contraire.


    • GrandGuignol GrandGuignol 17 janvier 2016 20:17

      @Fergus
      "Mais je suis également légitimiste, et si les populations des pays de l’UE continuent de soutenir des majorités de droite, va pour celles-ci !"

      C’est bien ce que je pensait, malheureusement....une majorité de droite de toute façon ne veut plus rien dire puisque tous les principaux acteurs politiques appliquent en gros la même politique.

      Donc votre combat est bien dans la continuité actuelle des choses, sans réel espoir quant aux directions politiques, puisque ni un mouvement de gauche, ni un mouvement de droite unissant plusieurs pays européens ne s’est réellement organisé avec des revendications précises et donc sans intention visible de réforme de l’UE.
      Même si quelques uns en parlent depuis 35 ans aux infos télémerdiatisés, rien de concret ne voit le jour.

      C’est aussi une des raisons de fuir cette UE sans âme, froide et austéritaire pour retrouver la chaleur et la beauté de nos verts pâturages, un retour à la réalité et à l’authenticité de notre corps national (n’y voyez aucune autre allusion que le patriotisme), sans revenir en arrière, mais au contraire, être le moteur de nouvel élan démocratique de coopération internationale dont les bases saines et épurées de toute la lie de la société qui nous gouvernent redonneront un vrai pouvoir aux peuples, préservera leurs cultures, leurs folklores et traditions, et de l’acceptation de la différence naîtra de véritables échanges fructueux pour tous.

      Vous savez pertinemment que cette UE dans son état actuel est une infamie et vous le dénoncez bien fort, c’est vrai...Mais votre discours reflète "Mieux vaut une UE monstrueuse et destructrice que pas d’ UE du tout, et ce au mépris d’une UE Orwellienne qui s’installe et dont le poids écrasant sur les peuples prend de l’ampleur de jour en jour."

      Enfin bon, chacun voit midi à sa porte.... smiley


    • Fergus Fergus 17 janvier 2016 20:56

      cc

      @ Ar zen

      « De nombreux partis politiques en parlent, certes, mais jamais cette « renégociation » n’est développée. »

      Et pour cause : compte tenu d’une nécessité conjoncturelle (grave blocage sur un sujet important comme l’immigration, par exemple), ou d’une prise de conscience de l’urgence d’un assouplissement des règles communautaires pour enrayer la montée des populismes, cela peut venir de n’importe où : d’une coalition de chefs d’état et de gouvernement, d’une initiative majoritaire des députés de Strasbourg, et même - pourquoi pas ? - de la Commission elle-même.

      Dès lors, le processus peut prendre des formes diverses, et se dérouler dans le cadre de transactions plus ou difficiles entre les pro et les anti-réforme au sein du Conseil européen, ne serait-ce que pour faire accepter le principe d’une renégociation.

      Mais cela me semble inévitable à relativement brève échéance. Ce n’est pas une démonstration, mais une conviction logique basée sur les effets du traité de Lisbonne.


    • GrandGuignol GrandGuignol 17 janvier 2016 21:51

      @Fergus
      Tant qu’il y a de la vie il a de l’espoir....toutefois cet espoir et les exemples cités ne suffiront pas face aux renégociations fondamentales de la plupart des articles des traités européens et encore moins de la possibilité de revenir sur l’unanimité.

      L’ONU, je crois bien, autre organisation soit disant unificatrice, n’a jamais ni débattue ni même jamais eu l’idée de renégocier le caractère de l’unanimité afin de prendre ses décisions.
      Et même si cela gênait les uns ou les autres, que certains passaient outre les décisions, jamais ils n’a été question de remettre l’unanimité en question.
      Si ils l’avaient fait, le pouvoir de cette institution ce serait écroulé comme un château de sable.

      Idem pour l’UE, si l’unanimité n’était plus à l’ordre du jour, chaque pays dicterait ses lois, enfreindrait plus facilement les traités pour des raisons intérieures et l’UE cesserait d’exister.
      C’est ce qui l’attend si des renégociations non unanimes voient le jour.

      Pour une bonne coopération il faut l’assentiment de tous.


    • Legestr glaz Ar zen 17 janvier 2016 21:56

      @Fergus

      Retenez une fois encore que le traité de Lisbonne a disparu. Il ne forme plus que le TUE et le TFUE avec les anciens traités de Rome, d’Amsterdam et de Nice.

      Vous voyez, ce que vous écrivez se sont des voeux pieux. Lorsque vous parlez d’une « initiative majoritaire » des députés de Strasbourg vous semblez ignorer que c’est la commission, et elle seule, qui détient le pouvoir de l’initiative législative (article 17 TUE). Vous pouvez bien recueillir une « large » majorité au parlement européen que cela ne changera strictement rien. La commission ne prendra jamais une initiative pour se saborder. Pour le reste, vous faîtes de la politique fiction. Puisque tout va mal vous pensez que les traités vont être « renégociés » par ceux là même qui ont mis des décennies à aboutir à ce résultat, ôtant leur souveraineté aux Etats, je veux dire aux peuples. La question Fergus, la vraie question, est celle de savoir en quoi la participation de la France à l’UE lui est favorable ? Vous n’avez toujours pas répondu à cette question fondamentale. Parce que tout commence là : pourquoi la France devrait elle respecter les mêmes règles économiques que 27 autres pays et confier sa souveraineté à des personnes non élues ?

      Article 121 TUE : « 2. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, élabore un projet pour les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union et en fait rapport au Conseil européen ».

      Vous voyez que les grandes orientations de politique économique, pour la France, sont élaborées sur recommandation de la commission. Je ne l’invente pas ! Le PS, LR ou le FN, exécuteront les recommandations de la Commission en matière économique. Voilà tout ! La loi « Macron » c’est exactement la retranscription dans le droit français des GOPE 2014-2015 pour la France, qu’on se le dise !

      Objectivement, quels sont les apports de l’UE pour la France, 5ème puissance économique du monde ? (pour combien de temps encore ?). C’est le néant absolu !


    • GrandGuignol GrandGuignol 17 janvier 2016 22:14

      @GrandGuignol
      je précise l’ONU n ’est pas une union comme l’UE et le caractère de l’unanimité de s’applique qu’au conseil de sécurité de quinze membres dont cinq permanents disposant d’un droit de véto.
      L’unanimité de ce conseil est indispensable en cas d’ingérence d’un pays, de guerre ou autres.

      Toutefois le rôle de cette institution est désormais bafoué et les ingérences des pays de l’OTAN ne prêtent plus attention aux décisions de cette institution.

      Cet exemple n’est surement pas le meilleur mais indique quant même le caractère fondamental de l’unanimité.


    • Fergus Fergus 17 janvier 2016 22:57

      @ Ar Zen

      « vous semblez ignorer que c’est la commission, et elle seule, qui détient le pouvoir de l’initiative législative (article 17 TUE). »

      Vous m’avez mal lu plus haut, je mentionne la nécessité de déposséder la Commission de l’exclusivité de cette initiative législative. Mais peu importe : vous campez sur vos certitudes, et moi sur les miennes.

      « quels sont les apports de l’UE pour la France, 5ème puissance économique du monde ? »

      Une peccadille : la possibilité de faire face aux grands blocs économiques dans le contexte mondialisé de demain. Et ce n’est pas un hasard si les pays européens, grands et petits - de même que l’écrasante majorité des partis politiques du continent, n’entendent pas renoncer au projet européen malgré les soubresauts de jeunesse que connait l’UE.

      Bonne nuit.


    • Legestr glaz Ar zen 18 janvier 2016 12:37

      @Fergus

      Je ne campe pas sur des certitudes. J’analyse des textes. Ma formation me le permet. Vous, vous faîtes comme si ceux qui ont imaginé, conçu et rédigé les traités européens étaient des buses et des imbéciles. Ces traités ont été mûrement réfléchis par des cohortes de juristes. Ils sont comme ils sont parce que, justement, ils ont été voulus comme ça. Ils ont été imaginés pour retirer la souveraineté aux différents pays de l’U.E pour la confier à la Commission. Il n’y a aucune erreur possible là dessus. Ceux qui sont à l’origine des traités savaient parfaitement bien dans quelle direction ils allaient. Vous faîtes preuve d’une grande ingénuïté en pensant qu’il est possible de « déposséder » la Commission. Le TUE et le TFUE sont l’aboutissement de plusieurs traités successifs depuis celui de Maastricht en 1991, voire de Rome en 1957. Il y a une volonté de les rendre irréformables dans leur rédaction. Ne pas le comprendre c’est passer à côté du sujet.

      Quant à la pécadille que vous mentionnez je voudrais simplement que vous lisiez, tranquillement, l’article 63 du TFUE. Je ne l’invente pas cet article. Vous constaterez, avec vos propres yeux, que cet article est le feu vert généralisé à toutes les délocalisations. C’est d’ailleurs ce qui se passe. Vous ne vous êtes même pas rendu compte que durant l’année 2015, deux groupes du CAC 40 étaient passés dans des mains étrangères. L’industrie française est ruinée, l’industrie textile est ruinée, l’industrie automobile est en passe de l’être, l’agriculture prend le même chemin. Mais vous continuez à voir dans l’U.E, un bloc prêt à lutter contre d’autres blocs. Vous êtes dans le refus de la réalité. C’est pourquoi je vous interroge sur les « grandes » réussites« de l’U.E ? C’est le néant absolu. Les multinationales et les grands groupes industriels investissent dans les pays à bas coût salarial et au moins disant social. Le travail quitte massivement la France puisqu’il n’existe plus aucune protection. Les sièges de ces sociétés s’installent dans les pays à bas coût fiscal (luxleaks). Cette Union Européenne est taillée sur mesure pour les multinationales, les grands groupes et l’oligarchie. Vous ne le voyez pas ! En quoi, s’il vous plait, notre appartenance à l’UE nous a protégé de quoi que se soit ? Vous n’avez pas un seul exemple sous la main après plusieurs décennies d’Union Européenne. Vous refusez de voir l’état de la France, le transfert des technologies vers d’autres cieux. Que reste t-il aujourd’hui en France ? Notre pays est en train d’être éparpillé par la cause de l’Union Européenne. La France a déjà régressé de la 4 à la 5ème place en terme de PIB. Nous en sommes qu’au début. Puisque ce n’est pas la France qui décide de sa politique économique (article 121 du TFUE, prenez également le temps de le lire) comment voulez vous qu’elle s’en sorte ? Je n’ai donc aucune certitude. Je regarde, j’examine, je décrypte les articles des traités, et je me fais ma propre idée. Lorsque je vous lis je ne vois que de l’utopie, de la rêverie, des erreurs manifestes d’analyse. En fait, vous imaginez l’UE telle qu’elle vous est vendue par les »merdias". C’est bien ça qui m’épouvante. Que des gens comme vous n’arrivent pas à metttre en perspective le fonctionnement de l’UE et l’appartenance de la France à ce piège à rats.


    • Fergus Fergus 18 janvier 2016 14:13

      Bonjour, Ar zen

      « Vous, vous faîtes comme si ceux qui ont imaginé, conçu et rédigé les traités européens étaient des buses et des imbéciles. Ces traités ont été mûrement réfléchis par des cohortes de juristes. »

      Ai-je prétendu le contraire ? Je n’ai jamais pris ces gens pour des buses, bien évidemment. Mais quand on bâti un projet de quelque nature que ce soit (politique, économique, social, informatique, immobilier) et que l’on s’aperçoit que l’on court à la catastrophe, il convient de réformer ce projet avant qu’il ne soit trop tard. C’est pourquoi les règles en vigueur dans l’UE seront bel et bien réformées d’une manière ou d’une autre afin de prévenir tout risque aggravé de dislocation.

      « Que des gens comme vous n’arrivent pas à mettre en perspective le fonctionnement de l’UE et l’appartenance de la France à ce piège à rats. »

      Des gens comme moi, autrement dit, je vous le rappelle, la majorité des populations de l’UE, l’écrasante majorité du personnel politique des pays de l’Union, et un pourcentage massif des médias de ces nations. Tous des buses ? des ignares ? des inconséquents ? des irresponsables ???


    • tonimarus45 18 janvier 2016 14:49

      @Fergus—
      ’’’’’Des gens comme moi, autrement dit, je vous le rappelle, la majorité des populations de l’UE, l’écrasante majorité du personnel politique des pays de l’Union, et un pourcentage massif des médias de ces nations. Tous des buses ? des ignares ? des inconséquents ? des irresponsables ???’’’’repondez vous a Ar zen

      ---Vous oubliez que pres de 55 pour cent des français ont vote contre la constitution europeenne et que le gouvernement français sur « ordre » des instances europeennes se sont «  »torchees«  » avec ce vote.De plus dans certains pays ils ont etes pries de revoter jusqu’a ce que le vote leur convienne
      Alors quand vous dites «  »« il convient de réformer ce projet avant qu’il ne soit trop tard. »« soit vous etes naif soit vous nous prenez pour des »trufes« 
      Tant que je suis peut etre me direz vous ou est l’europe sociale et la preference communautaire que l’on faisait miroiter aux gogos
      Cette »europe« ne se reformera pas car ils le le veulent absolument pas.Il faut une autre europe .
      —Pour finir, je vous citerais les propos d’un depute europeen de ma region( »« mafre de bauge »« cherchez sur wiki) decede depuis longtemps et qui disait »je ne veux pas de CETTE EUROPE car c’est l’europe des marchands"( il aurait pu ajouter et des financiers) !!!!

    • Fergus Fergus 18 janvier 2016 15:23

      Bonjour, tonimarus45

      Je n’oublie rien : j’ai voté NON au référendum de 2005. De même que pas mal de gens de mon entourage qui, comme moi, restent des européens convaincus, même si on les a contraints - provisoirement, je l’espère - à accepter une Constitution dont ils ne voulaient pas en l’état.

      « je ne veux pas de CETTE EUROPE car c’est l’europe des marchands »( il aurait pu ajouter et des financiers) !!!!"

      Entièrement d’accord avec Maffre de Baugé : moi non plus, je ne veux pas de cette Europe-là. Mais, comme la majorité des personnes évoquées dans le commentaire, ci-dessus, je suis persuadé qu’il n’y aura pas de salut pour la France hors de l’UE ! C’est pourquoi soit l’UE se réforme, soit elle disparaît !


    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 18 janvier 2016 16:38

      @Fergus

      « C’est pourquoi soit l’UE se réforme, soit elle disparaît ! »

      Eh bien, qu’elle disparaisse. Et sans attendre cette excellente nouvelle pour les peuples, sortons au plus vite notre pays, la France, de ce piège à rats. 

      Et il y a à faire. Ce sera l’objet de la dernière partie de ce triptyque sur laquelle je suis en train de plancher.

      Cordialement.

      Thierry Saladin


    • lsga lsga 18 janvier 2016 16:50

      @Thierry SALADIN
      oui enfin, la France a beaucoup plus de chance de disparaître que l’Europe. 



    • rolguet 9 janvier 2017 23:34

      @Thierry SALADIN
      Je crois qu’il est faux de dire qu’Asselineau ne soit pas préoccupé de la langue française. Il y a une une pétition il y a 2 ou 3 ans qui est partie de l’UPR sur ce thème et une conférence avec plusieurs participants.
      Quant à l’espéranto, je suis aussi d’avis qu’il y a une volonté farouche contre cette langue dont les contradicteurs ne connaissent rien du tout. Je ne vais pas répété la litanie des poncifs à son encontre. Je tiens cette langue pour un chef d’oeuvre de linguistique avant qu’existât la science linguistique elle-même. La position d’Asselineau là-dessus, c’est de botter en touche en disant qu’il a un ami qui est espérantiste tandis qu’il (FA) est favorable à l’apprentissage de multiples langues et non de l’anglais seul. Do, li ne konas tion kion estas esperanto... (Donc, il ne connait pas ce qu’est l’espéranto.)
      Concernant le B,A BA, - j’étais instit et je me suis pas mal creusé la tête sur la question de l’enseignement ou de l’apprentissage de la lecture - je ne suis pas d’accord à limiter l’enseignement à cette seule dimension. J’avais créé une méthode que j’avais appelée « méthode inclusive » pour apprendre à lire, écrire, écouter, calligraphier. Ces 4 disciplines avançant de front. Le B,A BA étant remplacé par l’écoute phonétique (analyse et combinatoire orales) mise en correspondance avec les lettres (écrire) ce qui suppose apprendre à tracer ces signes particuliers que sont les lettres (calligraphie) et la résultante de ces trois activités est le savoir-lire (lire).
      Cette méthode a l’avantage d’arrêter d’opposer la combinatoire, au syllabique, au global mais au contraire de les harmoniser tous pour le bénéfice des élèves qui peuvent être visuels ou auditifs ou kinesthésiques. Chacun y trouvant son compte.
      Mais globalement j’ai bien apprécié votre article.
      Concernant des alliances avec les 3 autres partis mentionnés, la logique développée me paraît implacable. Chacun devra mettre de l’eau dans son vin au risque sinon que personne ne remporte quoi que ce soit. Et dans 5 ans, que restera-t-il de la France ? Je crains qu’il ne soit déjà trop tard.
      Meilleures salutations
      Rolguet


  • César Castique César Castique 15 janvier 2016 12:55

    « — il vient de franchir la barre des 10 000 adhérents en décembre 2015 — »



    Et, en plus d’un an, il n’a pas été foutu d’atteindre celle des 20’000 signataires à l’appui de sa pétition « Pour l’organisation d’un référendum sur l’accord de libre-échange UE-Canada (CETA), le traité transatlantique (TAFTA) et l’accord sur le commerce des services (TISA) »

    Ce qui rend très douteuse l’existece des 10’000 membres annoncés. Il pourrait s’agir, en réalité, du total des inscrits depuis la naissance de l’UPR, y compris tous ceux qui ont déjà abandonné face à l’incapacité du terne Asselineau de créer un enthousiasme et une dynamique réellement porteurs.

    • Fergus Fergus 15 janvier 2016 13:31

      Bonjour, César Castique

      Amusant ! Je me suis effectivement fait la même réflexion.

      Certes, le nombre des signataires sur Change-org s’est élevé - avant fermeture de la procédure - à près de 20 000 signatures. Or, sachant que les habitués de ce site sont sollicités sur de nombreux thèmes (c’est d’ailleurs mon cas), il est probable que des milliers de signatures, peut-être même la majorité, sont venues de personnes étrangères à l’UPR. Dès lors, ce nombre de membres, soit est largement sujet à caution, soit indique que les membres de l’UPR ne sont même pas capables d’inciter des personnes de leur entourage à signer une pétition pourtant importante. Etonnant, non ? smiley


    • Legestr glaz Ar zen 15 janvier 2016 13:33

      @César Castique

      J’attendais des sarcasmes, même pas ! Une critique insignifiante de l’article de Thierry Saladin. Un commentaire anodin qui ne convainc même pas son auteur, c’est dire. Rendez à César ce qui lui appartient : un cerveau ! De toute cette longue analyse, voici ce qu’il en retire ! Pitoyable. César Gumentationnulle.


    • leypanou 15 janvier 2016 14:55

      @César Castique
      y compris tous ceux qui ont déjà abandonné face à l’incapacité du terne Asselineau de créer un enthousiasme et une dynamique réellement porteurs : : c’est sûr que le terne Asselineau n’a pas la fougue de MLP soutenue à bras le corps par les médias de l’oligarchie justement parce que ce n’est qu’un leurre.

      Quand vous comprendrez que plus vous êtes invité dans les MSM, moins vous êtes une menace pour l’oligarchie, vous aurez fait un grand pas dans la compréhension des choses.


    • César Castique César Castique 15 janvier 2016 18:56

      @ Fergus

      « Certes, le nombre des signataires sur Change-org s’est élevé - avant fermeture de la procédure - à près de 20 000 signatures. »

      Dont les 80 % enregistrées entre le 23 octobre 2014, date du lancement de la pétition, et le 23 décembre. 

      De 23 décembre 2014 à 22 décembre 2015, les signatures ont été au nombre de 3900, et cela démontre que les militants de l’UPR, comme ceux de tous les mouvements éphémères, font preuve d’un grand enthousiasme initial et d’un engagement de plus en plus relâché. 

      Il a fallu six mois pour récolter les mille dernières signatures de la pétition (18’930 le 29.06.15, 19’897 lors du jet de l’éponge)


    • César Castique César Castique 15 janvier 2016 18:57

      @Ar zen

      « Une critique insignifiante de l’article de Thierry Saladin. Un commentaire anodin qui ne convainc même pas son auteur, c’est dire. »

      Même les meilleurs ont déçu tel ou tel de leurs fans, un jour ou l’autre… Ça fait partie du métier et de ses risques.


    • César Castique César Castique 15 janvier 2016 18:59

      @leypanou

      « c’est sûr que le terne Asselineau n’a pas la fougue de MLP soutenue à bras le corps par les médias de l’oligarchie justement parce que ce n’est qu’un leurre. »

      Ça n’a aucune importance. Ce qui compte, c’est qu’il y a sept millions de personnes derrière – et nous sommes encore très loin des 75 % de Français qui estiment qu’il y a trop d’immigrés en France et aussi des 60 % de Français, qui ne sentent plus chez eux comme avant.

      Combien seront-ils si la Folle de Berlin refile 500’000 ou 600’000 clandestins à Flamby, dans le courant de cette année. Combien seront-ils si les barbus continuent d’ensanglanter la France ? Combien seront-ils si partout en Europe l’invasion migratoire soulève les peuples contre les oligarques de Bruxelles ?

      « Quand vous comprendrez que plus vous êtes invité dans les MSM, moins vous êtes une menace pour l’oligarchie, vous aurez fait un grand pas dans la compréhension des choses. »

      Vous parlez de quoi ? Depuis le 4 janvier, trois passages de Philippot dans des médias marginaux (Public Sénat-Sud Radio, le 5 janvier, i-télé, le 6 janvier, RFI, le 12 janvier), un passage de Marion Maréchal-Le Pen dans un autre média marginal (LCI, le 12 janvier), et un de Nicolas Bay sur la même chaîne, le 14 janvier, soit cinq présences en 12 jours et en… 193 émissions politiques recensées (télévisions + radios).

      Vous devriez revoir vos clichés.


    • Legestr glaz Ar zen 15 janvier 2016 19:48

      @César Castique

      A quand des sarcasmes, des vrais, pas des mots d’enfant. Vous êtes mou du genou, et je reste courtois.


    • GrandGuignol GrandGuignol 15 janvier 2016 22:14

      @César Castique

      "Combien seront-ils si partout en Europe l’invasion migratoire soulève les peuples contre les oligarques de Bruxelles ?« 

      Malheureusement, le fait que Bruxelles nous envoie des contingents de migrants ne va pas soulever les peuples contre les oligarques de Bruxelles, mais plutôt accentuer une montée de l’extrême droite fasciste et inciter les peuples à plus de racisme et de division.

      Le choc des civilisation est en marche : d’un coté on agrandit sans cesse l Union européenne dont la libre circulation des personnes permet une immigration des pays »pauvres« de l’UE vers les pays »riches« , de l’autre coté on appui la politique US et on joue les va t’en guerre en Syrie , en Libye, etc, ce qui a pour conséquence un affut massif de Réfugiés musulmans pour la plupart....Le résultat risque d’être explosif, c’est le cas de le dire.

      L’islamophobie sera exacerbée à son plus haut niveau et il ne tardera pas avant que la propagande nous pousse les uns contre les autres.

      Sauf si les Russes mettent un terme à Daesh et que les réfugiées rentrent chez eux.
      Pourquoi une réelle coalition mondiale conte Daesh ne voit pas le jour ?
      Because les amerloques voudrait bien voir l’Europe en proie à des guerres civiles obligeant les gouvernements à renforcer davantage les lois sécuritaires et briser le reste de liberté qui nous appartient encore.

      L’UE est aux ordres des amerloques, c’est son garde manger(TAFTA) avec son fou du roi( Hollande le guerrier) et avec sa reine Merkel ( venez à moi gentils migrants)...Le choc des civilisation est en marche et Marine est à l’affut, depuis un certain temps avec papa, d’un poste de premier plan dans cette »aventure".


    • leypanou 15 janvier 2016 22:53

      @César Castique

      Vous parlez de quoi ? Depuis le 4 janvier, trois passages de Philippot ... un passage de Marion Maréchal-Le Pen dans un autre média marginal (LCI, le 12 janvier), et un de Nicolas Bay sur la même chaîne, le 14 janvier, soit cinq présences en 12 jours et en… 193 émissions politiques recensées (télévisions + radios).

      Vous devriez revoir vos clichés. : c’est normal, les élections sont terminées au cas où vous ne l’avez pas remarqué. C’était avant que la propagande à outrance a été faite.


    • César Castique César Castique 15 janvier 2016 23:08

      @leypanou

      « C’était avant que la propagande à outrance a été faite. »



      Ça c’est sûr que le FN en a pris plein la gueule ! Le petit Espagnol de Matignon est même allé jusqu’à parler de guerre civile.


      Pour ce qui est du temps de parole, je vous renvoie aux statistiques du CSA.

    • César Castique César Castique 15 janvier 2016 23:14

      @GrandGuignol

      Vous, vous appelez ça comme ça : « accentuer une montée de l’extrême droite fasciste et inciter les peuples à plus de racisme et de division. »



      Et moi, j’appelle ça comme ça : « soulever les peuples contre les oligarques de Bruxelles »


      mais, c’est le même phénomène smiley


      Quant au choc des civilisations, voici ce que j’en écrivais, sur AgoraVox, ce matin à 11:22 :

      Le choc des civilisations, ce ne sont pas seulement des affrontements et des conflits. C’est aussi :

      - quand, dans la rue, un niqab croise une minijupe

      - quand, à Montpellier, des mères musulmanes constatent qu’il n’y a plus de blondinets et de rouquins dans les classes de leurs gosses, parce que leurs parents sont allés s’installer dans un environnement humain qui leur ressemble (white flight, en américain)

      - quand des centaines de milliers de paraboles sont installées pour capter des chaînes de télévision dont les films et séries ne comportent ni scènes de sexe et/ou d’adultère, ni tenues indécentes, ni homosexuels, ni beuveries…

      - quand vous entrez dans un café fréquenté par les musulmans et que vous constatez qu’il n’y a pas de femmes

      - quand, dans la cage d’escalier, Ahmed voit ses voisins, homosexuels mariés, bourrés comme des cantines, en train de ronger chacun une moitié de Bâton de Berger

      - quand des rues sont fermées à la circulation, le vendredi après-midi, parce que des hommes s’y prosternent en direction de La Mecque

      - quand vous devez aller à cinq kilomètres de chez vous pour trouver du jambon ou des travers de porc

      - quand des mères musulmanes exigent le retrait du porcelet à bascule dans une garderie

      - quand une musulmane mariée à un Français converti envisage de ne plus aller manger chez ses beaux-parents – qu’elle dit adorer -, parce qu’il y a toujours une bouteille de vin sur la table

      - quand une mère de famille interdit à son de voire du Champomy (simili champagne sans alcool), en lui disant « Tu sais bien qu’on ne doit pas leur ressembler »

      Il est là, le choc des civilisations, sous vos yeux et en permanence. Enfin, sous vos yeux, à condition que vous n’ayez pas la tête enfoncée dans le sable.


    • GrandGuignol GrandGuignol 16 janvier 2016 13:37

      @César Castique

      Bonjour César, oui des exemples comme les vôtres on peut en trouver à la pelle et je ne nierai pas certains abus de musulmans ou autre, néanmoins certains sont quand même à relativiser car ils ne posent pas vraiment de problèmes.

      Chacun doit respecter l’autre, les lois aussi doivent être respectées, la culture française et ses traditions elles aussi doivent prévaloir.
      Si certains émigrés musulmans ou pas ne respectent pas cela, alors oui il faudrait sanctionner..

      Je ne suis pas musulman mais si je tombe dans la cage d’escalier sur 2 types qui se rongent le jonc, je serai assez choqué aussi et autant si je vois un couple hétéro . Le sexe en public n’a jamais été mon truc.

      Ce n’est pas parce qu’il vivent en France qu’il doivent boire de l’alcool, si leur religion est stricte sur ce point. Le respect doit être dans les 2 sens.

      Bon je ne vais pas revenir sur chacun de vos exemples dont certains sont justifiés et d’autres un peu amplifiés.

      Si l’état n’impose pas des critères à respecter, comme c’est le cas actuellement, alors bien sur il y a des dérapages, c’est donc à l’état de mettre en place des lois et des structures adaptés afin de responsabiliser les citoyens d’origine musulmanes ou autre et éviter certains abus.

      je ne suis ni pro, ni anti musulman, j’ai côtoyé des musulmans toute ma vie et aucun d’eux n ’a jamais essayé de me convertir à l’islam, aucun, jamais.
      Comme dans tout les peuples , communautés ou religion, il y a des cons partout et des gens bien.

      Si vous allez dans un pays musulman et que vous ne respectez pas les traditions ou coutumes, c’est l’état en la personne de policiers qui intervient et fait respecter les lois.


    • GrandGuignol GrandGuignol 16 janvier 2016 14:15

      @César Castique

      "Il est là, le choc des civilisations, sous vos yeux et en permanence. Enfin, sous vos yeux, à condition que vous n’ayez pas la tête enfoncée dans le sable."

      Ce choc de civilisation que vous dénoncez à toujours existé et de tous temps. La différence dérange beaucoup de monde et il n’est pas facile d’accepter des autres ce que l’on ne fait pas soi même.
      Les caméras des médias focalisant sur la moindre dérive en font des affaires d’état, comme pour le voile et influence les masses endormis.

      Seul le respect doit être privilégié, une éducation renforcée dans les écoles, collèges et lycées devrait être mise en place afin d’inculquer à tous les jeunes les valeurs de la France.
      Ceux qui ne respecteraient pas ces valeurs et imposeraient les leurs seraient alors sous le coup de la loi et puni en fonction des ses actes.

      A l’heure actuelle les évènements récents ont encore plus exacerbé les tensions contre les musulmans et ceux ci sont pointés indirectement du doigt, ce qui n’arrange pas les choses et crée un climat de suspicion généralisé.


    • GrandGuignol GrandGuignol 16 janvier 2016 14:34

      @César Castique

      un dernier mot :

      « Et moi, j’appelle ça comme ça : « soulever les peuples contre les oligarques de Bruxelles » »

      ...et moi je dit en substance : «  soulever les peuples entre eux pour le plus grand profit des oligarques de Bruxelles et au delà » ...ce n’est pas tout à fait pareil.


  • Fergus Fergus 15 janvier 2016 13:37

    Bonjour, Thierry Saladin

    Aucune chance pour la réunion de ces quatre-là. Trop de différences de philosophie politique entre eux. L’impossibilité pour le FdG, le NPA et LO, pourtant sur des lignes très proches à bien des égards, à faire alliance montre d’ailleurs que plus les partis sont petits, plus grandes sont leurs réticences à s’unir. En outre, plus les partis sont petits, plus ils sont sectaires au niveau du cœur de leurs militants.

    Bref, ce n’est pas gagné ! Je suivrai néanmoins cette tentative avec beaucoup d’intérêt.

    Bien à vous.


  • Fergus Fergus 15 janvier 2016 13:45

    @ Thierry Saladin

    « il me semble que cela pourrait aussi contribuer à faire émerger au sein de l’UPR d’autres têtes que celle de François Asselineau. Et ce dernier point m’apparaît également comme nécessaire. »

    Ô combien d’accord sur ce point ! Asselineau est à l’UPR ce qu’est Laurent au PC : un leader « bonnet de nuit » totalement dépourvu de charisme et par conséquent inapte à servir avec succès le message du parti. Son résultat des Régionales en RP, à peine au dessus de la moyenne nationale de l’UPR dans une région pourtant plus ouverte aux idées neuves, est d’ailleurs là pour démontrer ce manque cruel de capacité à susciter une dynamique.

    Il doit pourtant y avoir, au sein de l’UPR, comme il y en a au sein du PC, des personnages plus aptes à la communication.


    • GrandGuignol GrandGuignol 15 janvier 2016 15:53

      @Fergus
      « Il doit pourtant y avoir, au sein de l’UPR, comme il y en a au sein du PC, des personnages plus aptes à la communication. »

      On s’en fout à l’UPR du « Charisme », c’est la différence entre ceux qui dissertent sur les idées et ceux qui dissertent sur le « look » et la coupe de cheveux.

      Il est clair que pour vous tout passe par l’apparence, c’est évident sur 3 de vos commentaires sur cet article. Le superficiel est ce qui vous importe, cela n’étonnera personne.

      Vous ressemblez de plus en plus aux trolls du FN, avec leurs attaques sur la personne.

      M.Saladin expose une vision stratégique pour ce parti que vous détestez puisque vous préférez rester dans l’UE, l’euro et l’OTAN,....vous préférez l’austérité et la misère, l’endettement à vie et la guerre tous azimuts sous le contrôle des USA.....Ne dites pas que ce n’est pas la réalité puisque vous vous obstinez à vouloir renégocier des traités qui ne peuvent l’être.


    • Fergus Fergus 15 janvier 2016 16:20

      Bonjour, GrandGuignol

      « Il est clair que pour vous tout passe par l’apparence »

      Tout faux ! Le principal, c’est évidemment le positionnement politique. Mais on ne peut faire l’économie d’un leader - ou à défaut d’un porte-paroles - capable d’entraîner l’adhésion. A notre époque de communication, c’est devenu essentiel. Et c’est grâce à cette qualité que Mélenchon a pu réussir à fédérer en 2012 jusqu’à 17 % le vote à gauche du PS, avant de régresser lors du scrutin à la suite de pugilats médiatiques malvenus et d’une prise de parole inadaptée sur l’immigration.

      Cette nécessité n’est d’ailleurs pas propre à la politique : j’au vu en entreprise des projets de grande qualité écartés au profit de bien plus médiocres , précisément par manque de charisme des personnes chargés de défendre les premiers. 

      Autre allégation fausse : si je reste en effet un partisan convaincu de l’Union Européenne, cela fait des années que je ne cesse d’affirmer que la France n’a rien à faire dans l’Otan !!! Et je ne cesse également de dénoncer la participation de notre pays à des guerres qui ne font que renforcer le chaos ! Merci de cesser de mentir à mon sujet sur ces points.

      Quant à renégocier les traités, oui, je persiste à dire qu’ils le seront par la force des choses, faute de quoi l’UE disparaîtra.


    • GrandGuignol GrandGuignol 15 janvier 2016 16:41

      Bonjour Fergus,

      « Et c’est grâce à cette qualité que Mélenchon a pu réussir à fédérer en 2012 jusqu’à 17 % le vote à gauche du PS... »

      Non, ça « grande gueule » ainsi que ses belles paroles ont certes pus séduire, mais les gens se sont rassemblés sur les idées de Mélenchon, comme je le fus, simplement sur les idées et propositions et si ils sont partis du FdG c’est aussi pour ses alliances douteuses ( attention aux alliances, j’y reviendrais plus tard), des prises de positions hasardeuses et une non faisabilité de son programme au sein de l’UE, entre autres....Et le charisme de Mélenchon ne lui a servi à rien, ses idées et son mouvement n’étant plus crédibles.

      « Merci de cesser de mentir à mon sujet sur ces points. »
      OK, je vous accorde l’OTAN, j’avais oublié que vous l’aviez écrit récemment encore, j’en suis désolé d’autant que sur ce point on est d’accord.


    • GrandGuignol GrandGuignol 15 janvier 2016 16:55

      @ ....M.saladin

      « OK, je vous accorde l’OTAN, j’avais oublié..... »

      Aie ! pour la défense de la langue française, j’ ai encore des progrès à faire....Comme quoi le conditionnement des Amerloques est bien là, en moi...Mince, moi qui me croyais un esprit libre... smiley 


    • Fergus Fergus 15 janvier 2016 17:01

      @ GrandGuignol

      « si ils sont partis du FdG c’est aussi pour ses alliances douteuses »

      Là, j’avoue ne pas comprendre à quoi vous faites allusion.

      Pour ce qui est de la « non faisabilité de son programme au sein de l’UE » - ce n’est pas mon point de vue -, le positionnement vis-à-vis de l’UE était le même au moment où le FdG était à 17 %.

      Je persiste à penser que Mélenchon a fini par dissuader une partie de ses électeurs potentiels - notamment chez les transfuges du PS - à force d’excès d’emportements médiatiques, auxquels il faut ajouter le meeting de Marseille où JLM a pu sembler angélique sur l’immigration, ce qui a détourné de lui de nombreux sympathisants.

      Cela dit, sans ce « charisme », Mélenchon n’aurait pas réussi à fédérer la gauche radicale sur son nom : n’oublions pas en effet que cette gauche-là n’a globalement pas fait mieux que lors des présidentielles précédentes, la différence étant qu’au vote éclaté des scrutins précédents, JLM a réussi à réunir quasiment toutes les voix sur son seul nom.

      Une capacité d’attraction que l’on appelle généralement du « charisme ».


    • GrandGuignol GrandGuignol 15 janvier 2016 17:50

      @Fergus
      « si ils sont partis du FdG c’est aussi pour ses alliances douteuses »

      Vous ne vous rappelez pas de Laurent du PC qui à fait alliance avec Hidalgo en ile de France pour les municipales en 2013 ? Oui ce n’est pas Mélenchon , mais comme je le soulignais à cause des idées et de la rupture de la ligne politique du FdG, celui ci a vu un bon nombre de sympathisants ne plus rien comprendre et fuir ce parti.

      oui le discours sur l’immigration était un peu trop fort et lui aussi a pu contribuer dans une certaine mesure à des départs.

      « JLM a réussi à réunir quasiment toutes les voix sur son seul nom. »

      Où iraient ils tout seuls, il fallait qu’ils se rassemblent autour de quelqu’un, d’autant que Mélenchon n’était pas un inconnu des médias et avait déjà exercé des fonctions au sein du gouvernement Jospin.

      Mélenchon a un charisme à double face, l’une qui se voudrait révolutionnaire et fort en gueule, qui plait autant qu’elle déplait, et ses envolées lyriques qui elles aussi attirent autant qu’elle repousse certains.
      Asselineau n’apparait jamais sur les grands médias , comment pouvez vous juger de son charisme.
      Personnellement, je l’ai vu au cours de débats bien plus convaincant que ses adversaires, plus clair,de plus en plus fluide dans ses interventions que les langues de bois en face de lui.
      Le charisme comme vous dites, moi je parlerai plutôt de Présence, ça se travaille aussi et FA a visiblement compris certains de ses défauts de communication.

      Le charisme ? Donner la parole à F.Asselineau sur TF1 et Cie ( non, non pas CIA) plusieurs fois par mois et vous le verrez son charisme.
      Des millions de gens qui prennent conscience de la réalité politique, de l’infamie de l’UE, euro, OTAN, et la bande LRPSFNDGEELV et autres gugusses comme DLF, rangeront leurs charismes de théâtre dans des boites à chaussures.


    • Legestr glaz Ar zen 15 janvier 2016 17:54

      @Fergus

      Quid de l’article 42 du TUE ?

      Quid de la constitution remaniée à 5 reprises pour satisfaire les traités européens ? Vous « renégociez » donc les traités européens, en cherchant l’unanimité ? Comment comptez vous recueillir cette unanimité sur tous les sujets ? D’ailleurs, quels sont les sujets et les articles que vous souhaiteriez voir renégociés ? Vous commenceriez par quel article ? Fergus, il faut vous mouiller un peu, vous mettre à l’eau. Parce que, jeter comme un crachat le mot « renégociation » n’indique, en aucune façon, les articles que vous souhaiteriez vous renégociés. On peut savoir ? Il y va de votre crédibilité maintenant !

      Et la constitution vous en faîtes quoi ? Vous savez, celle qui a été dépouillée de sa souveraineté.


    • Legestr glaz Ar zen 15 janvier 2016 18:14

      @Fergus

      Rien que pour vous : « une Europe plus sociale ».

      https://m.youtube.com/watch?v=qzV52nNCvB0&feature=youtu.be


    • Legestr glaz Ar zen 15 janvier 2016 18:19

      @Fergus

      J’oubliais, j’avais ça également :

      https://m.youtube.com/watch?v=uiMC8_d1Tfg


    • Fergus Fergus 15 janvier 2016 18:56

      @ GrandGuignol

      « Vous ne vous rappelez pas de Laurent du PC qui à fait alliance avec Hidalgo en ile de France pour les municipales en 2013 ?"

      Bien sûr que oui, et cela je l’avais anticipé, ce qui m’avait valu dès 2012 les foudres de militants engagés du FdG et, sur ce site, d’Ariane Walter. Mais durant la campagne présidentielle, il n’était pas encore question de ces alliances probables du PC et du PS au plan local, elles restaient à venir, et par conséquent n’ont pu jouer le moindre rôle dans la baisse des intentions de vote des dernières semaines.

      "Mélenchon a un charisme à double face, l’une qui se voudrait révolutionnaire et fort en gueule, qui plait autant qu’elle déplait, et ses envolées lyriques qui elles aussi attirent autant qu’elle repousse certains."

      100 % d’accord. C’est d’ailleurs ce que j’ai écrit dans un article de septembre 2012 intitulé Mélenchon : je t’aime moi non plus. Il est amusant que dans ce texte, j’ai moi aussi employé les mot « attirant » et « repoussant » ! smiley

      Pour ce qui est du charisme d’Asselineau, je me fie aux vidéos de ses conférences. Or, malgré l’intérêt des sujets abordés - que l’on soit d’accord ou pas -, force est de constater qu’il est soporifique. Du moins à mes yeux. Et ce n’est pas lié à ses idées, loin de là, Philippot (pour lequel je n’ai pas une once de sympathie) m’apparaissant comme nettement supérieur à Asselineau sur ce plan.



    • GrandGuignol GrandGuignol 15 janvier 2016 22:36

      @Fergus

      "force est de constater qu’il est soporifique. Du moins à mes yeux."

      C’est votre vision, moi je l’ai d’abords trouvé un peu guindé et sa voix m’a choqué par son timbre, mais comme depuis toujours je pense que ce n’est pas l’habit qui fait le moine, j’ai écouté un peu plus car les sujets abordés étaient très intéressants, au bout d’une conférence je ne me posait plus la question de savoir si ce gars avait une voix bizarre ou un air un peu fier, j’ai découvert un homme qui au delà de ses propos révélateurs sur la politique et la géopolitique avait l’amour de son pays et me l’a fait partager.

      Aujourd’hui je trouve sa voix agréable et son air guindé s’est transformé en stature responsable.

      Bien sur il n’est pas parfait et je ne suis ni fan, ni idolâtre, néanmoins c’est comme certains morceaux de musique dont la pochette ne vous interpelle pas, à la première écoute on trouve cela étrange ou bizarre et puis une deuxième écoute vous dévoile des rythmes ou mélodies de fond cachées, enfin vous finissez par aimer ce morceau de musique en vous disant qu’il est génial et qu’à la première écoute vous étiez loin de vous douter de toutes les subtilités de ce morceau....Asselineau c’est un peu ça, il faut prendre le temps de le découvrir pour l’apprécier.


  • leypanou 15 janvier 2016 15:09

    Certes, même avec ses 5% cette candidature François Asselineau ne serait pas présente au second tour, mais peu importe, rien ne serait plus comme avant. Une route nouvelle se présenterait devant nous. : il faut pouvoir présenter un candidat déjà, car l’oligarchie fera tout pour qu’il n’y en ait pas.

    Je pense que des économistes comme J Sapir ou F Lordon peuvent être d’accord sur le projet même s’ils ne le disent pas officiellement.

    S’il n’y a pas accès aux médias de masse aux heures de grande écoute, cela va être difficile cependant. Et puis, il faut convaincre les Français que l’euro est une impasse qu’ils ont intérêt à quitter, que l’OTAN n’est qu’un asservissement vis-à-vis de l’empire où la France est même obligée d’agir contre ses intérêts (comme lors des frégates Mistral), etc, etc.


    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 16 janvier 2016 10:09

      Bonjour leypanou


      « S’il n’y a pas accès aux médias de masse aux heures de grande écoute, cela va être difficile cependant. »
      Mais selon moi la question est réglée : ni Asselineau ni Cheminade n’auront accès aux médias. Toute autre considération relève de l’angélisme, et indifféremment du nombre d’adhérents de l’un ou l’autre de ces partis.
      Et par voie de conséquence, ou bien ces deux-là s’associent, ou bien l’un et (ou) l’autre se prendra(ont) une sacrée dérouillée. En supposant déjà qu’ils obtiennent les parrainages...

      Et c’est ici que les citoyens peuvent jouer un rôle : faire un pied de nez à l’oligarchie en intervenant, et ce dès à présent.
      Ce sera l’objet de la troisième et dernière partie.

      Cordialement.

      Thierry Saladin


  • Legestr glaz Ar zen 15 janvier 2016 17:36

    Il faut bien du courage et de l’abnégation pour vouloir amener à la réflexion ceux et celles qui l’ont quittée. Lorsque je vois la qualité de certains commentaires, j’en reste baba. Entre ceux qui veulent changer de majorité pour « une autre Europe » et ceux qui veulent l’accession au pouvoir de MLP, qui souhaitent « renégocier » les traités, il y a un long chemin à parcourir pour un prise de conscience du cadre contraignant qui ensserre la France. Alors, je le répète encore une fois, et je ne cesserai de le faire, que la constitution de la 5ème République d’aujourd’hui ne ressemble plus à celle mise en place par le général De Gaulle. Pour répondre aux engagements européens de la France, la constitution de la 5ème République a été modifiée à 5 reprises. A chaque fois par la procédure du congrès, jamais par référendum populaire. Ce fut le cas pour le traité de Maastricht, le traité d’Amsterdam, le Traité de Lisbonne, le TSCG et une fois encore pour le mandat d’arrêt européen. Je ne compte pas la procédure du congrès qui devait modifier la constitution lors du TCE qui n’a pas vu le jour. J’ajoute que ces changements dans la constitution se font sans publicité. Aucun débat bien entendu. Nos élus font bien ce qu’ils veulent. Puisqu’ils ont le mandat du peuple, ils peuvent bien modifier sa constitution.

    A ceux qui rêvent « d’une autre Europe » à ceux qui veulent « renégocier les traités », je voudrais donc dire qu’il faut qu’ils examinent avec attention ce que la constitution de la 5ème République a perdu en souveraineté lors de ces modifications constitutionnelles. Parce que ces modifications ont été rendues nécessaires lorsque le conseil constitutionnel a remarqué que certaines dispositions contenues dans les traités étaient anticonstitutionnelles ! Ce qui veut dire que ces dispositions étaient contraire à celles votées par le peuple en 1958. La constitution française a donc été rendu « euro-compatible ». Le congrès a dû intervenir et voter à 5 reprises pour ce faire. Ce qui est remarquable c’est que la majorité des 3/5 a toujours été obtenue confortablement, le PS et l’UMP votant exactement dans le même sens. Ceci m’a fait écrire que dans leur approche du fonctionnement de l’U.E et de la question européenne, le PS et l’UMP étaient exactement sur le même ligne de pensée. Le clivage « droite complexée » « droite décomplexée » n’existe pas dans le domaine européen.

    Revenons en à nos moutons. La constitution a été modifiée à 5 reprises pour correspondre au périmètre des traités européens. Alors est-ce anodin ? A quoi sert une constitution. Bref résumé : la constitution est la loi suprême de la République. Elle est supposée protéger le peuple de l’arbitraire en définissant le rôle de chacun des organes de l’Etat selon le principe de la séparation des pouvoirs. En fait, en France, ceux qui sont supposés être concernés par les règles de fonctionnement qu’elle introduit, sont en mesure de la modifier par la procédure du congrès.

    Lorsque la constitution a été modifiée, des transferts massifs de souveraineté ont été réalisés vers l’Union Européenne. A ceux qui veulent « une autre Europe » et ceux qui veulent « renégocier » les traités je dis qu’il leur faut aussi examiner la constitution. Parce que la constitution de la 5ème République a été considérablement affaiblie en ce qui concerne la capacité de la France à décider de ses propres lois et règlements. A ceux qui veulent « une autre Europe » et « renégocier » les traités, je dis qu’en restant dans l’UE la constitution française restera ce qu’elle est aujourd’hui. Il n’y a donc pas d’autre démarche possible que de « reconstruire » la constitution qui a été défaite. Parce que l’idée « d’une autre Europe » ou d’une « renégociation » des traités ne pourra pas se faire sans changer la constitution. Mais comme aucun parti politique, hormis l’UPR, n’en parle jamais, c’est que ce n’est pas dans leur projet.

    A ceux qui veulent « une autre Europe » et ceux qui veulent « renégocier » les traités, je dis qu’ils grandiraient en examinant en quoi la constitution de la 5ème République a été modifiée pour satisfaire aux dispositions des différents traités européens. Il est impossible, pour un observateur de la chose politique, de faire l’impasse sur cet aspect des choses. A ceux que veulent « une autre Europe » et ceux qui veulent « renégocier » les traités je dis qu’ils ne peuvent pas faire abstraction du fait que la constitution de la 5ème République a subi des coupes sombres dans sa souveraineté. Pour ces raisons, la politique économique de la France ne peut être que celle des traités. CQFD. Nous pouvons tous avoir une vision différente des règles de vie dans la société française. Mais, avant de faire le choix de celui qui nous dirigera, il conviendrait, avant tout chose, d’examiner le cadre dans lequel celui-ci interviendra. Or, ceci est systématiquement oublié.

    Merci encore à Thierry Saladin pour son engagement au service d’une vision différente de notre microcosme politique et de sa volonté à chercher les possibilités d’offrir aux Françaises et aux Français des perspectives un peu plus réjouissantes que celles que nous laissent augurer une alternance « droite complexée - droite décomplexée ». J’attends avec impatience la 3ème partie. Je comprends aussi que ceux qui veulent se faire berner par les promesses de « renégociation » ou « d’autre Europe » ne sont pas en mesure de prendre en considération ce que vous écrivez. Ils veulent rester à l’intérieur de la caverne de Platon.


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 15 janvier 2016 19:01

    Riri, fifi, loulou et le club des castors juniors ^^


  • GrandGuignol GrandGuignol 16 janvier 2016 00:27

    Merci à l’auteur pour cet article objectif dans l’ensemble, mais qui toutefois pose quelques questionnement au sujet des alliances possibles de différentes formations politiques axées vers un même but, à savoir : sortir de l’UE, euro, OTAN, mais avec des divergences de programmes ou d’orientations idéologiques.

    Dans un message sur ce fil, j’écrivais en sous entendu, à Fergus, que l’alliance du PC au sein du FdG qui réunit divers courants de gauche radicale, n’était pas des plus subtiles en la personne de M.Laurent, qui pour briguer un poste en s’alliant avec Anne Hidalgo pour les municipales de 2013, à désuni tous les efforts du FdG pour garder un cap sans alliances avec« l’ennemi ».

    Ceci était peut être prévisible pour certains bien informés, mais un choc pour moi, politisé depuis peu et sensible au discours de relance économique du FdG.....Les polémiques étaient telles sur le blog du FdG que beaucoup ont quitté le navire dés ce moment ou peu après que Mélenchon se soit rabiboché avec Laurent.

    Cet exemple pour mettre le doigt sur les critères d’union des divers mouvements favorables à la triple sortie.
    Quel doit être le niveau de responsabilité de chacune des parties ? Sachant que le risque de dérapage est non négligeable, comme dans l’exemple du FdG, où un élu ou président de parti allié joue tout à coup les cavaliers seul et détruit tous les efforts de cette union.

    Faut il donc un responsable général, un président d’union de ces partis ou plusieurs responsables avec les mêmes « pouvoir », ..... ?

    Personnellement, il me serait difficile en tant que responsable de l’UPR, qui est le mouvement le plus important de tous ceux cités dans l’article, de prendre le risque de laisser les commandes du parti au travers d’une union qui pourrait dévier de cap en cours de route et ainsi détruire 8 ans d’effort à convaincre ses sympathisants et adhérents.

    Des alliances, oui il le faudrait bien entendu, et on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs, mais la perte de crédibilité au yeux du peuple pour des rivalités internes ou des prises de position hors cadres d’actions définis par avance serait très préjudiciable.

    Chat échaudé craint l’eau froide ....


    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 16 janvier 2016 10:28

      Bonjour GrandGuignol

      « Merci à l’auteur pour cet article objectif dans l’ensemble, mais qui toutefois pose quelques questionnement au sujet des alliances possibles de différentes formations politiques axées vers un même but, à savoir : sortir de l’UE, euro, OTAN, mais avec des divergences de programmes ou d’orientations idéologiques.
      (...)Cet exemple pour mettre le doigt sur les critères d’union des divers mouvements favorables à la triple sortie.
      Quel doit être le niveau de responsabilité de chacune des parties ?
      (...)Faut il donc un responsable général, un président d’union de ces partis ou plusieurs responsables avec les mêmes « pouvoir », ..... ? »
      Je n’aurais qu’une réponse à formuler à vos interrogations : « avoir la volonté d’aboutir »
      Quand on a compris ce que je propose, quand on aspire aux plus hautes fonctions de l’État, et compte tenu des circonstances présentes, on doit tout faire pour obtenir un accord. Tout !
      Mais pour cela, il faut être grand, et savoir faire les concessions nécessaires pour obtenir cet accord. 
      Oui, mais voilà, les deux pressentis sont-ils l’un et l’autre de cette trempe ?

      Vous me permettrez de garder pour moi, ce que je pense de l’un comme de l’autre.

      Bon samedimanche.

      Thierry Saladin


  • berry 16 janvier 2016 00:46

    Le GLURP aurait franchi la barre des 10 000 adhérents en décembre 2015...
     
    ça reste à voir....
     
    Au vu des votes et des commentaires sur l’article, je veux bien admettre qu’ils sont au moins 4, allez disons 5 en étant généreux.
     
    Le grand soir n’est pas pour demain !


    • GrandGuignol GrandGuignol 16 janvier 2016 01:32

      @berry

      Vous avez de l’avenir dans la comptabilité, c’est certain.

      Mais faut revoir vos méthodes de calcul, on est 6 dans mon bled à être adhérent et plus de 100 à avoir voté aux régionales pour l’UPR.....et seulement 1 ou 2 % qui connaissent l’UPR.

      Alors calculez la courbe de chance qui reste aux autres paris d’ être encore crédible si 100% des français connaissaient ce parti !
      Oui cela prendra un peu de temps, mais on est des milliers aujourd’hui à réfléchir et s’activer ardemment sur le sujet.

      Sinon dernier recensement : 10 288 adhérents, soit + de 185 en 15 jours....Quand est il des autres partis, quoi ? ils perdent leurs adhérents qui rejoignent l’UPR ? Merde j’aurais pas cru !!  smiley


  • Bataillons 16 janvier 2016 01:15

    @ Thierry Saladin

    Vous écrivez :

    « Toutes prônent aussi ce qu’on appelle la triple sortie : la sortie de la France de l’Union Européenne, de l’euro et de l’OTAN. Il s’agit tout d’abord du parti créé par Jacques Cheminade : Solidarité et Progrès (S&P), du Pôle de Renaissance Communiste en France(PRCF), du Parti de l’émancipation du peuple (PEP), et du Parti ouvrier indépendant (POI). »

    Vous faites partiellement erreur :

     

    Solidarité et Progrès :

    Franchement, vous croyez qu’il veut sortir de l’UE de l’Euro et del’OTAN : http://www.solidariteetprogres.org/politique-de-grands-travaux.html

    Il indique sur http://www.solidariteetprogres.org/international.html : « Au niveau international, S&P est associé au mouvement d’idées animé par l’économiste américain Lyndon LaRouche, défenseur au sein du parti démocrate de l’Amérique de Franklin Roosevelt, de Martin Luther King et des frères Kennedy. 

    De Gaulle avait dit non à Kennedy : http://www.franceinfo.fr/emission/histoires-d-info/2014-2015/quand-de-gaulle-s-opposa-au-projet-de-libre-echange-transatlantique-de-kennedy-1962-1963-10

    Exit Solidarité et Progrès

     

    PRCF : Leur programme http://www.initiative-communiste.fr/programme-candidat-2012/ est cohérent et ses adhérents vont rapidement rejoindre l’UPR dont les analyses sont pertinentes et démonstratives, et permettent de progresser.

     

    PEP :

    Tout est dans la nuance pour ce type de parti. On pourrait croire qu’il sorte mais en fait non.

    Il suffit de lire : http://www.m-pep.org/Sortir-de-l-euroliberalisme

    Le titre du § I est révélateur et rappelle un certain Tsipras en Grèce :

    TROUVER DES ALLIANCES AU SEIN DE L’UNION EUROPEENNE POUR DES « COOPERATIONS RENFORCEES » DE SORTIE DE L’EUROLIBERALISME

    L’UPR a démontré que la probabilité d’avoir l’unanimité requise par l’article 48 du TUE est de 0,000000004 autant dire 0 (C’est 0,5 à la puissance 28 sur la base du critère simplifié droite gauche).

    Avant-hier, Tsipras a même accepté de négocier avec le FMI.

    CQFD

     

    POI :

    Tiens, je ne connais pas. Allons voir : http://parti-ouvrier-independant.fr/author/poiweb/

    Ce parti « irlandais » se positionne avec « le combat pour la rupture avec les institutions de la Ve République, pour une assemblée constituante souveraine » contre la Vime république, et pour un retour à l’anarchie et à la honte de la IVième république. Mélenchon doit adorer.

    Qu’il se prononce clairement pour la sortie de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN par l’article 50. Mais ça n’est jamais écrit. Je conseillerai donc à ses adhérents de lire les traités et de visionner les conférences de François Asselineau. Ensuite qu’ils en débattent sereinement.

     

    Tous ces partis doivent lire les traités européens et les analyser en s’aidant des analyses de l’UPR. Ils comprendront rapidement que ces traités sont la cause du chaos social et de la montée de l’ultralibéralisme actuel. La démonstration de l’action nocive des articles leur sautera aux yeux :

    article 63 du TFUE = Délocalisation ; article 106 = démantèlement des services publiques ; Article 17 du TUE = Confiscation de la démocratie par la commission européenne qui a le monopole de l’initiative ; article 42 du TUE= France vassal des USA dans l’OTAN ; article 48 du TUE = Impossibilité de renégociation des traités et donc d’une autre Europe

    L’article 17 nous coupe la langue, l’article 42 nous désarme, l’article 106 nous rend individualiste et cupide, l’article 63 nous ruine, l’article 48 nous enferme dans cette prison des peuples et scelle notre cercueil.

    L’UPR compte 10288 adhérents le 16 janvier 2016 à 1 :02 du matin et poursuit son ascension inexorable. Les adhérents de ces partis comme tous les français nous rejoindrons car leur intelligence sera plus forte que celle de notre appareil dirigeant et que celle de ceux qui tentent d’amalgamer en gommant les nuances essentielles.

    https://www.upr.fr/



    • Legestr glaz Ar zen 16 janvier 2016 10:10

      @Bataillons

      Je partage très majoritairement votre avis.

      Concernant le PEP voici en lien une intervention de Jacques Nikonoff qui parle d’abord de DLF et, ensuite de l’UPR.

      En ce qui concerne DLR, il se plante totalement dans son analyse. DLF, comme tous les autres, veut « renégocier » les traités. Comment Nikonoff peut-il dire que DLF n’est pas clair dans sa volonté de sortir de l’UE ? Non DLF ne veut pas sortir de l’UE. Ce parti veut une autre Europe.

      En ce qui concerne les critiques de l’UPR, je suis époustoufflé devant tant de contrevérités. En effet, sortir par l’article 50 de l’UE, ce n’est pas « négocier la souveraineté de la France » c’est négocier sur les délais de mise en oeuvre de très nombreuses choses. D’ailleurs Asselineau détaille parfaitement bien dans la conférence « le jour d’après » tout ce qu’il conviendra de faire lors de la sortie de l’UE. En fait, Nikonoff annonce qu’il est contre une « sortie juridique ». Il évoque le général De Gaulle. Mais que je sache, le général de Gaulle n’est jamais fait sortir la France du traité de Rome. Si les choses étaient aussi simplistes que l’annonce Nikonoff, c’est ce que le général aurait fait. Il n’a pas pu le faire parce qu’il n’avait pas la majorité politique pour y parvenir. Ceux qui ont suivi cette période de la politique française le savent. La politique de la chaise vide était un pis-aller qui nuisait au fonctionnement des premiers pas de « l’Europe ». Par ailleurs, Nikonoff déclare que l’UPR veut sortir de l’UE, sans d’autres perspectives. C’est un peu fort de café. Jacques Nikonoff fait comme si le programme de gouvernement de l’UPR n’existait pas ! Il ne prend pas en compte toutes les modifications que ce programme veut apporter à la constitution avec la suppression de la procédure du congrès et l’instauration de l’initiative populaire et du référendum citoyen.

      Alors, je me pose des questions sur l’objectivité de Jacques Nikonoff. Je me demande quel est son intérêt à énoncer de telles contrevérités sur l’UPR ? A son niveau de compétence, il est tout à fait anormal de constater de telles anomalies d’analyses. Si vous avez des réponses, je suis preneur.

      https://m.youtube.com/watch?v=OeR9AqP4GCE


  • Clofab Clofab 16 janvier 2016 19:54

    Grosse masturbation pour L’Union Pour Rien ! Propagande éhontée pour un gugus et son parti insignifiant. Pathétiques.........C’est tout ce que vous avez trouvé pour virer l’UMPS ? 


    • Legestr glaz Ar zen 16 janvier 2016 20:18

      @Clofab

      Vous avez bien fait d’intervenir. Votre courte réaction, pleine de bon sens et d’à propos, mûrie et réfléchie, apporte incontestablement un petit plus au débat. Vous êtes particulièrement brillant. C’est un chance que des esprits éclairés, comme le vôtre, prennent sur leur temps si précieux pour venir inonder et nourrir de leur intelligence les autres intervenants. Il n’y a pas mieux dans votre genre, sachez le.


  • ewropano 17 janvier 2016 10:57

    L’UE n’est pas réformable, à cause de l’« effet de cliquet » prévu par les pères fondateurs pour contraindre les Européens de tisser entre eux des liens de plus en plus étroits, notamment sur le plan économique, afin d’éviter le risque d’une nouvelle guerre.

    L’inconvénient, c’est un effet cumulatif pour les dysfonctionnements et les biais idéologiques, qui sont impossibles à rectifier, au point que cela devient de moins en moins supportable et nous éloigne de plus en plus des objectifs initiaux : crise économique chronique, engrenage de la guerre, déni de démocratie (2005), opinion publique restreinte à l’élite, dégradation de la protection sociale et des services publics...

    Les traités permettent à un pays de se retirer de l’Union. Ils pourraient le faire tous en même temps. Une façon de renégocier pour un pays serait d’annoncer un délai de quelques années au bout duquel il sortirait de l’Union, en invitant les autres à en faire autant, et dans l’intervalle rédiger de nouveaux traités sur des bases plus saines.

    La sortie de l’ancienne UE et l’entrée dans la nouvelle pourraient se faire dans la foulée, pour les pays qui le souhaitent, assurant ainsi la continuité de ce que l’on estimerait utile de conserver.


  • Clofab Clofab 17 janvier 2016 19:29

    Janvier 2016, une majorité (53%) de Britaniques serait pour la sortie de l’UE, référendum dans quelques mois....


  • JC_Lavau JC_Lavau 18 février 2016 13:23

    François Asselineau évite soigneusement d’avoir une politique intérieure. Or 65 à 70 % des français ne peuvent avoir accès à la justice, ne peuvent jamais faire valoir leurs droits.
    Aussi, je propose là un élément de politique intérieure :
    http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=177832
    Logiquement, il ne passera jamais sur Avox, où j’ai contre moi tous les illuminés carbocentristes, tous les illuminés animistes, tous les illuminés new age.
    A défaut il restera au moins là :
    http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/mission_parricide/permis_a_points.html


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