mardi 11 février - par Jérôme Henriques

Végan ? Et la B12 ?

La vitamine B12 (ou cobalamine) est une vitamine d'origine bactérienne. Elle est produite par des micro-organismes très communs que l’on retrouve dans l'humus, les algues marines, ou encore dans l'appareil digestif des animaux et des humains …

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Impliquée dans le métabolisme de l'ADN, de certains acides gras et acides aminés, la vitamine B12 joue un rôle important dans le fonctionnement de nombreuses cellules de notre organisme. Son rôle est particulièrement important pour la formation des globules rouges (division mitotique au sein de la moëlle osseuse) et le fonctionnement neuronal (synthèse de neurotransmetteurs, synthèse et entretien de la myéline …). De fait, les principaux signes cliniques d'une carence en B12 sont les problèmes hématologiques/d’anémie (fatigue, vertiges, pâleur, palpitations, souffle court …), généralement réversibles, et les troubles neurologiques (fourmillements, perte sensori-motrice, dégradation de l'humeur, trouble de la mémoire ...), parfois irréversibles (a). Parmi les autres symptômes paroxystiques décrits dans la littérature, les problèmes gastro-intestinaux (langue gonflée et/ou douloureuse, perte d'appétit, constipation ...) ou encore les problèmes de malformations à la naissance (chez les bébés de mère carencée)(1)(2)(3).

D'un point de vue biochimique, la vitamine B12 joue un rôle de coenzyme pour deux réactions : celle qui convertit l-methymalonyl-CoA en succinyl-CoA et celle qui convertit l'homocystéine en méthionine. De fait, une carence en B12 peut-être détectée (dans le sang ou les urines) par une élévation du taux d'acide méthylmalonique et/ou éventuellement du taux d'homocystéine (moins spécifique car dépendant aussi des vitamines B6 et B9)(4). Parmi les conséquences à long-terme d'une carence en B12, même légère, on peut citer un risque accru de problèmes cardio-vasculaires (due à l’élévation du taux d’homocystéine dans le sang), de cancer (du col de l'utérus notamment), de maladie d’Alzheimer, de fragilisation osseuse ou encore de problèmes de santé affectant la progéniture (diabète par exemple)(5)(6)(7)(8)(9).

Dans l'alimentation humaine, la vitamine B12 est le plus souvent apportée par les produits animaux. Son assimilation par l’organisme se fait en plusieurs étapes : dans l'estomac, la vitamine est séparée des protéines alimentaires grâce à l'acidité gastrique ; là, elle se lie à une protéine secrétée par la salive, la protéine R, qui la protège alors de l’acidité gastrique et l'accompagne jusqu’au duodénum (partie de l'intestin grêle située juste en dessous de l’estomac) ; à cet endroit, la B12 est séparée de la protéine R (grâce à une enzyme secrétée par le pancréas), puis, sitôt libérée, se lie à une glycoprotéine secrétée par l’estomac : le facteur intrinsèque ; c’est ce dernier qui accompagne la vitamine jusqu'à l'extrémité de l’iléon (dernière partie de l’intestin grêle) pour lui permettre alors de franchir la barrière intestinale (et ainsi rejoindre le sang)(10).

Si, de par leur alimentation, les végéta*iens constituent une population à risque de carences (50 à 90 % d’entre eux seraient en manque de B12 (11)(12)), ils ne sont pas les seuls concernés. Loin s’en faut ! En réalité, la grande majorité des personnes carencées ne souffre pas d’un problème d'apport mais de malabsorption (13) : parmi elles, les personnes subissant une baisse d’acidité gastrique (10 à 30 % des personnes âgées (14)(15), celles traitées pour des reflux gastriques ou des ulcères …), les personnes souffrant d’un manque de facteur intrinsèque (maladie de Biermer) ou d’une mauvaise utilisation de celui-ci (maladie de Graves, thyroïdite, vitiligo …), celles souffrant de problèmes intestinaux chroniques (maladie de Crohn, colite ulcéreuse, maladie coeliaque), les patients diabétiques sous metformine, ceux atteints de pancréatite chronique … (16)

S’agissant des végéta*iens, les carences n'arrivent pas du jour au lendemain. Sachant que notre foie est capable de stocker environ 2500 microgramme (mcg) de B12 et que les besoins quotidiens sont d'environ 2,5 mcg, il faut en moyenne 3 à 5 ans avant de ressentir les effets des premières carences (17)(18). Ce qui laisse donc un peu le temps de s'adapter (à savoir s'informer et commencer à se supplémenter). Le plus souvent, les végéta*iens consomment assez de B12 pour éviter l’anémie et la dégradation du système nerveux, mais certains n’en prennent pas assez pour prévenir les facteurs de risque cardiovasculaires ou ceux liés à la grossesse (19). Un problème vraisemblablement dû à un manque d'information (et qui devrait donc se corriger avec le temps). En attendant, cela n'empêche pas les scientifiques de présenter le régime végéta*ien comme l'un des plus favorables qui soit (au niveau de la santé cardiovasculaire, des cancers ...)(20).

Ou trouve t-on de la B12 ? Essentiellement dans les produits animaux. Viande, poissons, crustacés, coquillages, produits laitiers, oeufs ... autant de "produits" dont les portions courantes couvrent très largement les recommandations quotidiennes (entre 1,2 et 4 mcg/jour selon les pays (21)(22)(23)). Quelques exemples (à la louche) : les foies (de boeuf, veau, agneau) : entre 50 et 70 microgrammes de B12 pour 100 g de viande consommée ; les coquillages "bivalves" (huitres, moules …) : entre 15 et 25 mcg pour 100 g ; les poissons gras (hareng, maquereau, sardine, saumon, truite, thon) : 5-15 mcg / 100 g ; la plupart des viandes (boeuf, porc, veau, agneau …) : 1-5 mcg / 100 g ; les fromages : 1-3 mcg / 100 g ; les crustacés (crevettes …) : 1-2 mcg / 100 g ; le lait, les yaourts, les oeufs : environ 0,5 mcg / 100 g (24)(25).

Et pas dans l'alimentation végétale ? A priori non. À quelques exceptions près. Ainsi l'algue Nori contient-elle des taux particulièrement importants de B12 (environ 40 mcg / 100 g)(26). On en trouve aussi dans l'algue Chlorelle (de 0 à 100 mcg / 100 g selon les lots) et dans quelques champignons (Trompettes de la mort, Chanterelle ciboire : 1,1-2,65 mcg / 100 g)(27)(28)(29) ; d’autres sources d'intérêt (algues Spiruline, Nostoc, Klamath, champignon Shiitake, feuilles de thé noir, vert …), ont du finalement être déclassées après affinement des techniques d’analyse : on s'est aperçu qu'elles contenaient principalement de la pseudo-B12 (une forme inactive de la vitamine (30)(31)(32)). Notons que certains produits fermentés (choucroute, bière blanche, tempeh, miso, kombucha, shoju, tamari) contiennent également de faibles quantités de B12 « active » (trop faibles là encore pour être considérées comme des sources d'apports fiables)(33)(34).

À ce stade, d’aucuns en concluront que le régime végétarien est insuffisant en B12, et donc, qu’il n’est pas naturel. Sauf que … Des études menées au sein de populations traditionnellement végétariennes (en Asie notamment) ont montré que celles-ci n’avaient aucun problème de carence (35)(36). Leur secret ? Une alimentation à base d’algues locales (peu transformées) et de légumes/légumineux fermentés (selon les méthodes traditionnelles). En évaluant les taux de B12 présents dans certains mets traditionnels (Miyeok guk, Kimchi, Doenjang, Chunggukjang, Tempeh, Miso) et en les comparant à ceux trouvés dans leurs homologues industrialisés/occidentalisés (37)(38)(39)(40), ces études ont montré que le problème du manque de B12 ne correspondait peut-être pas tant au choix d’une pratique alimentaire (le végétarisme), qu’aux procédés alimentaires modernes (séchage des algues, pasteurisation des produits fermentés, ajout de conservateurs …).

A cela s’ajoute les changements environnementaux. Le système digestif de nombreuses espèces animales (lombrics, mammifères ...) produit de la vitamine B12, mais à un niveau parfois trop bas pour permettre son assimilation par l'organisme (le côlon pour les mammifères par exemple)(41). Pour autant, les matières fécales se retrouvent ensuite dans la nature et constituent une source de B12 fiable pour les nombreuses espèces qui y vivent ; certaines pratiquant la coprophagie (consommation volontaire de matières fécales) et d’autres se nourrissant d’herbe ou d’eau "contaminées" (42). Une thèse confirmée par l’étude de certaines populations humaines ; comme ces groupes autochtones (iraniens, indiens) peu enclins à la consommation de produits animaux et semblant tirer principalement leur B12 de la contamination organique environnante (milieu hygiénique pauvre, animaux vivants à proximité …)(43)(44).

Personne ne se plaindra des progrès en matière d’hygiène : ils ont permis d’éradiquer certaines maladies et d’augmenter notablement l’espérance de vie. Néanmoins, les conditions de vie moderne (aseptisation extrême, agriculture industrielle, alimentation transformée …) ont conduit à un double appauvrissement : celui de la flore microbienne terrestre et intestinale (il est d’ailleurs intéressant de noter à quel point les deux semblent se refléter)(45)(46)(47). Une étude publiée en 1980 (dans Nature) a montré la capacité de notre organisme à produire de la B12 au niveau de l’intestin grêle (zone d’absorption)(48)(49)(50). Il est probable que certains végétariens/végans arrivent à s’auto-suffire en B12 : ceux ayant une santé solide, un mode de vie sain (niveau de stress bas …), des apports riches en crudités (fruits/légumes) et en micronutriments (minéraux/oligo-éléments/probiotiques …) ; comme il est tout aussi probable que cette auto-suffisance ne concerne qu’une minorité d’entre eux (51).

Oui je me supplémente en B12. Mais que croyez-vous qu’il en soit pour les animaux d’élevages ? Qu’il s’agisse de combler les carences alimentaires (sols pauvres, alimentation hors sol) ou d’améliorer la production, la plupart font l’objet de multiples dosages/supplémentations : vitamines (A, B1, B2, B3, B6, B9 ...), minéraux (Phosphore, Calcium, Sodium …), oligo-éléments (Cuivre, Zinc, fer, Cobalt …), acides aminés (lysine, méthionine …) (52)(53)(54)(55)(56). Quant à la B12, signalons quand même que la majeure partie de sa production (90 % selon certaines sources (57)(58)) est destinée à l’élevage. Comme les végéta*iens, les non-végéta*iens sont donc eux aussi supplémentés : la différence est que les premiers prennent leurs ampoules/gélules directement tandis que les seconds passent par l’intermédiaire d’un tiers (l’animal mangé).

"Prendre de la B12 c’est pas naturel !" insisteront certains. Ignorant peut-être le fait que les carences existent aussi dans la population générale et que cette dernière fait également l’objet de mesures de supplémentation : on peut citer le cas de l’iode (ajoutée volontairement au sel de cuisine), du fluor (ajouté à l’eau du robinet, en Amérique du Nord) ou encore des produits laitiers enrichis en vitamine D. Et puis, qu’est ce qui est encore naturel dans nos sociétés aujourd’hui ? 80 % de l’offre actuelle en supermarché est constituée d’aliments ultra-transformés (bourrés de substances dérivées, d'additifs …) et ces derniers représentent plus du tiers de l’alimentation des français (59). Alors, la petite gélule de B12 … Par ailleurs, des études ont montré que les végéta*iens avaient une flore intestinale en meilleure santé que les autres (60)(61)(62). Qu'en pensent leurs détracteurs ?



134 réactions


    • jjwaDal jjwaDal 14 février 17:20

      @Legestr glaz
      Inutile de commenter d’avantage. Tout au contraire ! Le soleil tourne autour de la Terre, tout le monde le voit de ses yeux tous les jours....
      Etre omnivore nous a donné accès à une source de protéines et de fer absolument indispensable avant l’apparition de l’agriculture. Après les choses sont fort différentes et bien plus encore aujourd’hui où on a des connaissances en diététique poussées et les transports internationaux, donc accès à une très grande diversité d’aliments, chose inconnue dans toute l’histoire humaine avant le début de la révolution industrielle. Votre position équivaudrait à dire que puisque nous avons besoin de boire du lait à la naissance il nous en faut la vie entière...


  • Legestr glaz Legestr glaz 12 février 12:15

    Observons, pour terminer, votre référence numéro 61 qui dit, dans sa conclusion : 

    Les recherches actuelles indiquent que l’alimentation est le facteur essentiel pour la composition du microbiote intestinal humain, ce qui est à son tour crucial pour métaboliser les nutriments en actifs pour les postbiotiques hôtes. Des connaissances à jour suggèrent qu’un régime à base de plantes peut être un moyen efficace de promouvoir un écosystème diversifié de microbes bénéfiques qui soutiennent la santé globale. Néanmoins, en raison de la complexité et des différences interindividuelles, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour caractériser pleinement les interactions entre l’alimentation, le microbiome et les résultats pour la santé.


    Suggérons, suggérons, cela ne fait pas de mal n’est-ce pas ? Quant aux preuves scientifiques, elles viendront plus tard !


  • Legestr glaz Legestr glaz 12 février 12:25

    J’en viens maintenant à votre référence numéro 35 dont la conclusion est la suivante : 

    «  ll est bien connu que la plupart des Coréens âgés consommaient traditionnellement une alimentation pauvre en aliments d’origine animale et pauvre en graisses, dominée par les céréales et les légumes. Les centenaires en Corée semblent avoir respecté ce régime alimentaire traditionnel avec une étude récente révélant que les femmes centenaires coréennes consommaient 87,1% des aliments de leur alimentation à partir de sources végétales.


    Ainsi, selon vous, une alimentation pauvre en aliments d’origine animale et pauvre en graisse, est l’équivalent d’une alimentation végéta*ienne ? Ce sont donc des »populations traditionnellement végéta*iennes ?


    C’est tellement facile de travestir la vérité pour la faire coïncider avec son « idéologie » !



  • zygzornifle zygzornifle 12 février 13:16

    Une fois de plus c’est la sécu donc nous qui allons payer les conneries .....


    • Sparker Sparker 12 février 15:39

      @zygzornifle
       Il y a au moins 30 ans que je n’ai pas eu d’ordonnance de médecin. 

      De plus de mon régime végétal je suis suivi par un chiropraticien qui permet à l’ensemble de mon corps d’être « performant » pour mon âge par l’équilibre de son système nerveux. Diablement efficace, un peu difficile de trouver la technique qui nous convient le mieux mais c’est jouable.
      Après une jeunesse d’imbécile casse-cou et cinq accidents de motos, je remercie les chiropraticiens qui m’ont quasiment remis « sur pied » tant au niveau squelettique qu’au niveau organes internes. Les progrès continuent et cela me semble être une bonne médecine d’avenir car moderne dans son appréhension du corps et de sa dynamique, diminuant le recours au médicaments et autres opérations chirurgicales.
      Tout benef pour la sécu, bon elle ne rembourse pas la chiro, je cotise pour pas grand chose. Quelques mutuelles la prennent en partie en charge mais j’ai pas de mutuelle.


    • foufouille foufouille 12 février 15:54

      @Sparker

      jeanne calment a vécu 122 ans « preuve » que le régime omnivore est magique.

      aucun végétalien n’a vécu plus de 100 ans.

      j’ai connu des gens jamais malade jusqu’à ce qu’ils soient décédé du cancer ou d’un autre truc.


    • Sparker Sparker 13 février 10:58

      @foufouille

      « preuve »

       smiley smiley smiley il ne te faut pas grand chose pour faire une « preuve » Columbo au secours...

      Cherche la liste des personnalité connues végétarienne et on en reparle... 
      Foufouille je sais tout...


    • Sparker Sparker 13 février 11:08

      @dimitrius

      Tu as beau changer de pseudo on t’a reconnu, rappelle moi ton nom d’inutile égoïste qui se la pète en projetant toutes ses tares sur les autres ? le rentier pour qui tout baigne...

      Si un jour tu as quelque chose à dire ça serait bien, c’est à ça que sert un forum, pas que pour combler ton vide et celui des ceusses qui te ressemble en insultant les autres qui réfléchissent à ta place.

      A la niche...


  • Croa Croa 12 février 14:44

    Énorme bobard que toutes ces conneries smiley smiley smiley smiley

    Mangez donc ce que vous voulez, varié bien sûr !


    • Sparker Sparker 12 février 15:23

      @Croa

      Mais non voyons, à les lire il n’y a que la viande qui nourrit, fait de toi un homme (?) et normal (? ?). Les animaux on s’en tape le coquillard c’est de la viande sur pattes...
      Heureusement que les jeunes générations sont moins lobotomisées que les lascars viandar de ce fil... Réac jusque dans l’assiette.


    • foufouille foufouille 12 février 15:46

      @Sparker

      le dernier végé date d’australopithèque .......

      végé c’est 1% et pas plus.


    • jjwaDal jjwaDal 12 février 19:26

      @Croa
      Je t’ai croisé bien plus inspiré que ça. Que ’foufouille« en soit arrivé au stade du »J’ai connu un omnivore qui est mort à 14 ans d’un cancer, un autre « con comme un balai ». On voit bien que ce régime alimentaire est une connerie", passe encore, mais toi...
      Informe toi camarade sur nos soucis collectifs. Nous sommes proches des 8 milliards et comme souvent l’important c’est la dose. A 10 gr de sel par jour, tu passes, à 100 gr tu trépasses. Et en multipliant par 10 nos effectifs rien ne se passe ? Vraiment ?


  • bebert 12 février 18:05

    Les végans sont en majorité des chochottes


    • Sparker Sparker 13 février 11:20

      @bebert

      C’est quand que tu as tué ton dernier cochon à mains nues, hein, le viril...


    • pemile pemile 13 février 11:32

      @Sparker « C’est quand que tu as tué ton dernier cochon à mains nues, hein, le viril »

      On pourrait aussi vous dire, c’est quand que tu as survécu 1 an au pole nord ?


    • bebert 13 février 11:35

      @Sparker
      J’attends que tu viennes


    • Sparker Sparker 13 février 12:16

      @bebert

      Tu es si sur de toi ?


    • Sparker Sparker 13 février 12:17

      @pemile

      Vous vivez au pôle nord ?


    • foufouille foufouille 13 février 12:40

      @Sparker

      ta femme broute l’herbe le cul en l’air ?


    • pemile pemile 13 février 12:52

      @Sparker « Vous vivez au pôle nord ? »

      Moi, non, mais quel serait votre message aux inuits ?


    • Sparker Sparker 13 février 14:10

      @pemile

      Ben que la culture inuit va disparaître vu que les pôles fondent.
      Et aussi par le changement des mœurs alimentaires humaines. Mais bien loin de moi de les empêcher de faire comme ils veulent, les animaux de ces contrées ne m’appartiennent pas, pas plus que les autres.
      Mais bon entre nous je ne sais pas s’il y a beaucoup d’amateurs pour perpétuer cette façon de vivre qui ne se justifie plus. La vie en igloo...


    • Sparker Sparker 13 février 14:15

      @foufouille

      C’est sensé être marrant ? ou insultant ? ou alors tu veux fucking ma wife, je te vois arriver avec les braies aux genoux bavant par la commissure des lèvres en poussant des grognements de petit goret, c’est bon c’est l’image dans laquelle tu te vois ?
      Je vois bien ta tronche de charognard appréciant la viande féminine, ça colle à ton discours.

      Je suis célibataire. 


    • foufouille foufouille 13 février 14:54

      @Sparker

      c’est du même niveau que pour le cochon.


    • bebert 13 février 18:18

      @Sparker
      le doute doit toujours profiter à l’accusé


    • bebert 13 février 18:19

      @Sparker
      Mais bien sûr


  • jjwaDal jjwaDal 12 février 19:09

    Les méta analyses disponibles indiquent à la fois que le régime végan (à un moindre degré le régime végétarien) est le meilleur sur le plan de la protection et de la santé humaine et de l’environnement. Son talon d’Achille est clairement l’absence (pour simplifier) de la vitamine B12 dans les aliments communs chez les végans. La supplémentation via une production bactérienne en digesteur (souvent) est donc conseillé dans l’état actuel des connaissances. Bien sûr les amoureux de la Nature dont le style de vie la saccage copieusement au quotidien, montent aux créneaux pour stigmatiser ce recours « à la chimie ». Ce sont sans doute les mêmes qui refusent que les femmes en âge de procréer (la leur en premier bien sûr) prennent la pilule contraceptive pendant une trentaine d’année. Rien de plus naturel et de moins chimique en effet...
    L’argument éculé du « je fais ce que je veux » ne tient pas au regard de l’histoire. La règlementation interdit le canibalisme, l’esclavage, la vente d’humains, le viol sur enfant ou les violences physiques, etc... Atteinte à la liberté individuelle ? Non, encadrement pour le bien commun.
    Sachant que nos animaux d’élevage (intensifs ou extensifs) ont besoin de 70% de nos terres agricoles (surfaces artificialisés aux dépend de la Nature), sachant qu’il faut à la louche 10 fois plus de terre agricole per capita pour un omnivore comparé à un végan, une simple question se pose : y aurait-il un soucis quand on multiplie la surface de terre nécessaire pour nourrir un omnivore par nos effectifs ? A quel niveau de ces effectifs ?
    Quelle serait la différence entre une humanité omnivore et végane en terme de captations de terres pour l’agriculture ? Et si d’aventure, chiffre couché sur le papier il s’avère que la différence représente en ordre de grandeur 20 fois la surface de la France (loups, renards, belettes, éléphants, forêts, écosystèmes entier d’un côté ou prairies et surtout champs de maïs et soja arrosés de phytosanitaires de l’autre), quel est le meilleur choix pour nous collectivement ?
    Pas pour M. Michu qui se fout de notre avenir collectif comme du Code Pénal, mais pour nous tous, les générations à venir ?
    J’ai bien peur pour les jouisseurs impénitents (après nous le déluge...) que la réponse règlementaire et même la Loi, tôt ou tard ne leur donne pas le choix. L’apparition d’Egalim chez nous et les discussions ouvertes ailleurs à haut niveau de taxer les produits carnés comme le tabac ou l’essence (deux autres armes de destruction massive), indiquent un changement en cours de notre attitude vis à vis de cette très mauvaise habitude (récente aux niveaux de consommation atteints).


    • foufouille foufouille 12 février 19:22

      @jjwaDal

      gros ramassis de conneries car un végétalyen ne vit pas plus vieux que les autres.


    • jjwaDal jjwaDal 12 février 19:30

      @foufouille
      La longévité étant multifactorielle et la population omnivore 99 fois plus fournie que celle végétarienne ou végane, la probabilité qu’un végan batte le record du monde de longévité est statistiquement improbable. Par ailleurs le véganisme était absolument marginal il y a quelques années encore. Il faut 100 ans pour faire un centenaire, tu peux au moins comprendre ça ? J’en doute.


    • foufouille foufouille 12 février 19:49

      @jjwaDal

      en inde le végétarisme est très courant depuis des milliers d’années.

      au japon, ce sont des momies pour toucher la retraite.

      c’est comme le régime crètois bidon.


    • jjwaDal jjwaDal 12 février 20:43

      @foufouille
      « En Inde le végétarisme ... depuis des milliers d’années ». Déjà l’article parle du véganisme, mais passons. Il est bien documenté que l’accès à la médecine actuelle est répandu en Inde depuis des milliers d’années et donc, toutes choses égales par ailleurs, le végétarisme de ces populations était en conséquence l’unique paramètre différent impactant leur espérance de vie. Ergo : ils auraient dû donner des centenaires par millions et « je » n’en connais aucun.Il y a des centenaires végan et végétariens documentés. Tu n’a simplement pas cherché ou tu ne lis pas l’anglais ou tu es de mauvaise fois. Ellsworth Wareham qui a passé les cent ans après plus de 50 ans de véganisme ou Christian Mortensen, végétarien de très longue date mort à 115 ans ne sont pas de tes amis, je vois ça.
      Tu confond tes opinions et les faits. Dangereux, tu pourrais voter Trump par inadvertance...


    • foufouille foufouille 13 février 11:06

      @jjwaDal

      si c’est meilleur pour la santé, en moyenne les adeptes du régime sont censés vivre plus longtemps en moyenne que les autres.

      le régime doit aussi être suivi toute le vie, depuis la naissance et ce n’est pas le cas sauf propagande aryenne.

      les études médicales sont aussi bidon que sparker qui n’a pas besoin de b12. genre questionnaire sur internet ou je ne vais pas chez le médecin donc pas malade.


    • foufouille foufouille 13 février 11:13

      @jjwaDal

      sur dix ans, on a eu des tas d’auteur et de pseudos qui sont venus faire la propagande de ton régime magique.


    • Sparker Sparker 13 février 11:14

      @jjwaDal

      « Tu confond tes opinions et les faits »

      Bah le Foufouille ne se sort pas les doigts du nombril, c’est une référence sur Avox.

      Il y a des végétaliens de longue date (34 ans pour moi) mais Foufouille connait mieux que moi mon état de santé... Enfin si ça lui fait plaisir et le rempli d’estime envers lui même (aussi important que de bien manger...), c’est cadeau de ma part...


  • Old Dan Old Dan 15 février 08:09

    L’article sur la B12 est fouillé. Très bien.

    Perso, j’mange pas de viande rouge depuis 45 ans, très peu de viande blanche (du poisson crû 2 ou 3 fois/mois) Mes normes biologiques sont OK...

    J’ai 76 ans, j’étais véto, et j’mange pas mes clients, héhé...

    .

    [... et je sais ce qu’est la « viande » depuis les années 60... ]


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