jeudi 30 août 2012 - par
Visa – Schengen : 12 ans après, la France m’invite désormais à aller et venir à ma guise…
Ayant déjà pris l’opinion publique à témoin avant même d’y aller, je me dois de lui annoncer qu’après avoir déposé un dossier on ne peut plus complet, le consulat ayant pris connaissance des divers éléments du dossier m’a délivré un visa de circulation d’un an renouvelable. Francophonité active mise à part, c’est une remarquable marque de confiance à laquelle nul métis ni parent de métis ne peut être insensible même si on peut gentiment estimer que c’est un peu chiche car les USA délivrent des visas de 5 ans. Cela dit, à cheval donné, on ne compte pas les vrérates, aussi à cette marque de confiance, je réponds merci.
Ainsi s’achèvent 12 ans de boycott par lesquels je m’étais juré de plus y aller en France. N’eût été la sagesse d’un ami écrivain que j’ai découvert bien tard mais à l’heure du destin, Sylvain Fourcassier, je n’allais jamais me faire violence en allant suivre la procédure d’obtention de visa. C’est lui, après avoir lu quelques-uns de mes laborieux travaux, qui seul a compris pourquoi je n’écrirai plus rien de sérieux car lui seul a saisi combien était profonde la déchirure.
Pourquoi a-t-il été sensible à la situation, peut-être parce qu’il s’agit d’un écrivain et que mon cas relève de l’action culturelle dont c’est aussi la profession. Toujours est-il qu’il m’a convaincu qu’avec un dossier comme le mien, je ne devrais pas avoir de souci de visa car tout est une question de confiance.
En vérité, tout est aussi une question de destin ; ceux qui ont déjà eu de la chance dans leur vie jusqu’à un certain point comprendront. Je vous parle de chance de vraie, celle qui relève d’une main invisible qui vous ouvre toutes les portes avec un tel excès de zèle que vous ne saisissez que bien plus tard qu’il ne s’agissait que d’un lot de tentations pour vous mener d’un point a à un point b comme on va d’un point haut à un point bas.
Ceux qui ont connu cela savent ce qu’on ressent quand on sent que la main invisible qui vous protégeait, se replie ou s’est repliée. Il n’y a alors plus rien à faire, c’est la chute. Vous aurez beau vous accrocher en brisant vos ongles ensanglantés sur les parois de votre vie, rien n’arrêtera votre chute et nul ne pourra vous venir en aide : on appelle cela traverser le désert car ce désert ne se traverse pas sauf miracle car seul un geste de la main invisible qui vous y a jetés peut vous en sortir.
Puis un jour, on sent l’appel de destin comme j’ai senti l’appel de Paris. Alors on s’agite, on décide de briser les chaînes, de lutter contre le sort avec l’énergie du désespoir sans trop y croire alors petit à petit, un signe après l’autre, le malheur se dissipe et un peu de chance revient. Hamdoullah. On sent alors la main invisible ou plutôt l’aile de votre ange gardien de retour qui semble vous dire « alors imbécile, j’espère que tu as compris maintenant après tant de gâchis que tu avais de la chance… »
« Le bonheur cette chose qui n’existe pas et qui pourtant un jour n’est plus… » disait l’autre.
Me voilà parti pour le coup de fil via africatel, puis le rendez-vous entre un à deux mois puis les documents, l’attestation bancaire, l’assurance, l’attestation d’accueil etc. Finalement aujourd’hui, j’ai eu le fameux visa. Cela m’a fait un effet curieux comme si je devenais enfin libre car plus que pouvoir aller et venir, c’est l’interdiction qui humilie les gens car à toutes les époques, l’homme a pu voyager à sa guise à ses risques et périls le temps qu’il fallait mais il avait le droit. Ce n’est qu’avec la disparité des modes de vie et les flux migratoires ingérables qu’il a fallu dire « stop » avec plus ou moins de bonheur et d’injustice.
Nous voilà donc à une époque où certains vivent en se disant qu’il leur est interdit de sortir de chez eux ou du moins d’aller en occident car ils sont trop pauvres car plane sur eux le spectre du clandestin potentiel comme si tout le monde voulait quitter définitivement les siens pour l’aventure misérable ou comme si pauvre ou plutôt modestes signifiait obligatoirement avoir envie de fuir chez soi.
C’est très humiliant et c’est très frustrant, de là l’hospitalité du sud de moins en moins heureuse comme un retour de flamme ou un échange de bons procédés. Hélas, le monde retourne aux murailles sans appel sauf que les cités s’appellent désormais Europe, USA etc. Jamais les gens n’ont été aussi connectés, jamais l’information ou la désinformation ne fut plus puissance et plus rapide et jamais les gens ne furent plus enclins à se barricader à s’éloigner physiquement les uns des autres à mesure que les imaginaires s’affrontent nez à nez dans le monde virtuel.
Passons.
Pour ma part, ce visa-là réactiva des zones de mon esprit anesthésiés comme après un choc. La France ne m’a jamais manqué. Je l’avais oubliée tout simplement comme tous mes amis que j’ai laissés derrière moi. Ce fut le même choc quand en 1989, il nous a fallu tout abandonner pour fuir le Sénégal lors des tueries collectives. Le cerveau par défense anesthésie tout un monde qui disparaît car c’est trop douloureux d’y penser.
Là, tout d’un coup tout revint à la surface : d’abord le brouillard qui se dissipe laissant place à un terrain vague. Puis tout d’un coup ici et là sortent de nulle part pierre après pierre, goutte après goutte à une vitesse folle des rues des lacs des rivières, et voilà les lumières les voitures les gens qui entrent et sortent puis les odeurs et mille scènes oubliées comme si rien n’avait changé.
On reste là alors sans bouger et on laisse notre imagination frétiller comme une somnambule. On va sur facebook on cherche les noms de tant d’amis et les voilà ayant tous pris un coup de vieux, mariés ou pas avec ou sans enfants, on regarde leur page, un peu de leur vie pour rattraper le temps. On a alors l’impression de les avoir quittés hier. Soudain on veut leur envoyer un mot sans trop savoir que dire, alors on envoie et souvent personne ne répond comme si de leur côté l’anesthésie avait fait son invincible massacre.
Ainsi s’achèvent 12 ans de boycott par lesquels je m’étais juré de plus aller.
Folie de jeunesse quand on pense que c’est la France qui est venue nous sortir d’affaire quand en 1989, notre famille était au milieu des nôtres qu’on égorgeait ou qu’on jetait dans les fours pendant ce qu’on appelle avec une sanglante pudeur « les événements » où les sénégalais subissaient le même sort chez nous.
Folie de jeunesse, quand on pense qu’avant d’être un autodidacte pluriel, la majeure partie de ma scolarité depuis le jardin d’enfant se fit dans une école catholique au milieu des sœurs au Cours Sainte Marie de Hann ; ce qui ne m’a jamais empêché de devenir un musulman qui mène son djihad entre lui et lui-même c’est-à-dire entre les différentes forces qui nous animent afin de garder le cap vers le discernement.
Inchallah !
Folie de jeunesse quand on pense, moulane avieu, que je ne pense qu’en français, et n’écris ni ne parle correctement qu’en français.
Folie de jeunesse quand on pense que c’est en français que j’ai pu avoir accès à tant de philosophes, de métaphysiciens, tant d’univers au point que même le coran je ne peux le lire hélas qu’en français jusqu’à trouver que la fameuse traduction du célèbre Muhammad Hamidullah comporte des erreurs impardonnables vu qu’il a osé traduire un verset en y incluant le recours à la torture !
Folie de jeunesse quand aussi loin que mon cœur a palpité ce n’est jamais hélas que des Anne, des Cécily, des Marine, des Océane, et autres Céline jusqu’à ce que leur souvenir fasse le lit de la promise cette autre Mounine ; celle dont quelqu’un de chez nous a dit « j’étais tout entier parmi ce qu’il y a de plus femme quand soudain elle revint à ma mémoire ; que vous dire sinon que esseul ba bgaou mtérihate tant de dames »
Folie de jeunesse quand on sait tout de l’histoire la France jusqu’à ses crimes chez nous et ailleurs comme toutes les grandes nations.
Folie de jeunesse quand jour après jours pendant des dizaines d’années comme tout francophone, nous avons regardé les JT d’antenne2, de TF1 puis de TV5 et de France24, sans rien rater des guignols de l’info. Combien sommes-nous ?
Folie de jeunesse quand sans avoir le droit de voter, nous voilà virtuellement en campagne pour les uns et les autres suivant les débats, les arguments jusqu’à la victoire ou la défaite de notre champion.
Folie de jeunesse qui me manque tant ! « O rage O désespoir… »
Folie de jeunesse quand on se dit écrivain de langue française et qu’on découvre après nos événements à nous, que nous sommes des esclaves de la langue française. Alors à l’époque, il y a 12 ans, j’ai écrit à l’ambassadeur des USA, Foster, en priant les services de l’ambassade de nous aider à apprendre l’anglais pour en finir avec ce diktat !
Mon courrier a apparemment disparu entre DHL, les R.G et l’ambassade car à ce jour, dans l’ambassade, des amis mis au parfum cherchent le dossier sans le trouver. J’ai ensuite écrit à bien des gens car nul ne peut savoir quelle genre de déchirure vit-on en pareilles circonstances.
Heurrio ! a dit mon boutiquier.
Oui ! Nous étions alors bien jeune ! J’avais 25 ans. Pendant 12 ans, j’ai refusé de faire toute démarche pour avoir un visa ni même la nationalité française à laquelle j’aurais pu postuler sans risque de refus. J’étais alors tout fier d’être mauritanien. Je ne connaissais pas grand-chose à la politique dans mon pays, j’avais grandi ailleurs.
Ce n’est qu’ensuite, petit à petit, à force de frayer à la périphérie de la scène médiatico-polilique que la nausée s’est emparée de moi. J’ai alors vu la face hideuse de certains de nos intellos, de nos leaders, de nos donneurs de leçon, de nos nationalistes. La plupart un ramassis d’aigris, de médiocres, racistes, gonflés, hassades, animés que par leur infini lamentable orgueil et une vanité sans fin.
J’ai vu ces pauvres types ennemis du métissage comme s’ils avaient passé leur vie dans l’aigreur depuis le ventre maternel, ces types haïssant tout ce qui est étranger même si comme l’a si bien rappelé Ahmed Jiddou à propos de l’enrôlement : « nous sommes tous des étrangers ».
J’ai vu des journalistes ayant pignon sur rue, le visage vulgaire après des années de propagande, de rétention d’information oser encore écrire et se présenter en exemplaires journalistes. J’ai vu des politicards trahir leurs idéaux, trahir leurs militants, pactiser avec le diable, devenir le diable puis se présenter en ennemis du diable présumé.
J’ai vu des intellos avertis, ayant voyagé, rencontré du monde et du pays devenir en vieillissant ici des personnes sectaires, manipulateurs, fiers d’avoir été l’élite du pays à l’époque de l’ignorance collective et s’acharnant à occuper la place par haine de la jeunesse.
J’ai vu des choses et d’autres dans un monde sans miroir où les fantasmes sont rois.
J’ai alors tenté d’écrire aux uns et aux autres de Bouamatou à Négri pour avoir un soutien comme d’autres demandent un sponsor : seul le silence méprisant m’a répondu. Le silence est venu de tant de gens que nous avons défendus les Birame, les Ould Khattri, les Hanevi, les Outouma Soumaré quand il fut pris au commissariat après avoir donné un coup de poing au doyen de la fac de médecine, sans parler de tant d’autres jusqu’à tawassoul où nous avons défendu le pauvre diable militant de la pierre taillée à qui le pouvoir a lâchement coupé son salaire.
Combien ont dit merci ? Encore si nous étions des inconnus écrivant à la périphérie de la scène médiatique, mais enfin quand on fait partie des plumitifs les plus lus de la place, ça ne tient pas. En vérité Merci n’existe pas chez nous car notre élite est gonflée comme on dit ballonnée…
Quand on pense que même un Ly Mamadou dont le nom n’est connu que de moi, n’a pas répondu à ma marque de considération en demandant d’adhérer au Rassemblement des Pershmergas de Mauritanie ( R.P.M ).
Le seul qui m’ait dit merci, c’est Pierre Camatte, l’ex otage que le gouvernement mauritanien a failli laisser se faire égorger et que nous avions défendu à l’époque alors que la classe politique, civile et médiatique nationale regardait hypocritement ailleurs en attendant le crime comme un fait accompli sans pouvoir imaginer alors qu’aujourd’hui sans l’armée française, que vaudraient nos forces face à ceux de l’ouest surarmés depuis la chute de kadhafi ?
Un jour je reçois de lui ceci :
« Bonjour,
Je suis tombé par hasard sur votre blog et j'ai lu l'article que vous avez écrit à mon sujet lors de mon retour en France.
Je peux vous dire à postériori que j'ai apprécié le soutien dont vous avez témoigné à mon égard.
J'ai découvert tous les jours, à cette époque, des informations surprenantes me concernant, qui m'ont laissé sans voix.
Comment des gens se disant journalistes, peuvent-ils exposer à la face du monde des informations invraisemblables sur une personne qu'ils ne connaissent pas ?
Suffisamment perturbé après mon retour, je n'avais pas besoin de cela. Depuis j'ai appris beaucoup de choses utiles sur ce monde très particulier constitué par les médias.
Aujourd'hui, ma reconstruction se poursuit, et même assez bien.
Vous vous présentez comme un citoyen Lambda, mais je pense que vous êtes loin d'en être un.
Cordialement.
Je suis tombé par hasard sur votre blog et j'ai lu l'article que vous avez écrit à mon sujet lors de mon retour en France.
Je peux vous dire à postériori que j'ai apprécié le soutien dont vous avez témoigné à mon égard.
J'ai découvert tous les jours, à cette époque, des informations surprenantes me concernant, qui m'ont laissé sans voix.
Comment des gens se disant journalistes, peuvent-ils exposer à la face du monde des informations invraisemblables sur une personne qu'ils ne connaissent pas ?
Suffisamment perturbé après mon retour, je n'avais pas besoin de cela. Depuis j'ai appris beaucoup de choses utiles sur ce monde très particulier constitué par les médias.
Aujourd'hui, ma reconstruction se poursuit, et même assez bien.
Vous vous présentez comme un citoyen Lambda, mais je pense que vous êtes loin d'en être un.
Cordialement.
Pierre Camatte »
Si, quelqu’un d’autre m’a dit merci, c’est Seydou Kane. A part eux, personne sinon Khalilou Diagana pour un acrostiche à son honneur car chez nous on ne défend que les siens sinon on est le dindon de la farce. Il y a chez nous une guerre lamentable où le lâche est roi et la mauvaise foi est reine. Tous les coups sont permis entre deux gangs dans cette guerre où la bonne foi de quelques égarés et autres rêveurs fait le jeu des uns ou des autres car il faut bien qu’elle fasse mouche quelque part…
J’entends d’ici les aigris, ceux qui veulent faire un hold-up sur la Mauritanie alors qu’ils sont de la confrérie des médiocres, nous traiter de tous les noms, nous les amis de la France comme si nous étions des déracinés ! En vérité, les vrais déracinés, n’est-ce pas les nationalistes arabes qui viennent d’un autre continent ? Les vrais déracinés de la haine, n’est-ce pas ceux qui jaloux de ceux qui ont droit à d’autres nationalités, camouflent cette jalousie maladive par un nationaliste étroit, hypocrite et malsain ?
Je suis aussi Français que Mohamed Ould Abdel Aziz est sénégalais et je suis aussi sénégalais qu’il est français ! Il faut relire Ahmed Jiddou pour nous éviter de parler des Négri, sans parler des franco-mauritaniens qui ont renié leur nom notamment la Vergès qui attaque la langue française et envoie ses enfants à l’école française ou le François qui vient m’attaquer pour avoir défendu le métissage.
Chers Vergers, François, ne tombez pas dans le piège de ceux qui rient de vous voir vouloir être plus étrangers que les étrangers car nous sommes tous des étrangers.
Si vous ne voulez plus de métissage, il faut interdire le mariage mixte ; si vous ne voulez plus d’enfants ayant des liens affectifs avec des peuples parmi lesquels ils ont vécu, il faut interdire à tous les mauritaniens de faire grandir leurs enfants ailleurs ! Interdire aux parents d’amener leurs enfants quand ils sont nommés à l’étranger.
Ainsi ils n’auront plus pour horizon que les moustaches des militaires de la génération 78 ou les barbes de la génération hypocrite !
Quant à moi, à moins qu’on me chasse en arrivant auquel cas je ne répondrais plus de rien, je peux désormais quand je veux aller à Paris inchallah voir à quoi ressemble le pavillon des arts de l’islam, toucher du marbre chez Rodin, zigzaguer en flânant ici et là et comme dirait l’autre « écrire dans les bois, m’interrompre, me taire, composer un quatrain sans songer à le faire ». Je peux passer à Nice voir si ma boulangerie qui fait les meilleures bannettes de France existe toujours ; aller du nord au sud et d’est en ouest jusqu’à monter au sommet la dune du Pyla pour m’y sentir chez moi en vertu de l’universalité du sable pour penser tout haut « Dieu ! Quel plaisir de retrouver l’envie d’écrire… » avant d’aller à Bordeaux m’asseoir au Chapon fin, histoire de digérer la trajectoire…
Quitter la France, faire un saut en Espagne voir Madrid, faire un bisou à Barcelone à qui de droit et hop ! Diablerie me voilà inchallah à Florence ! Me poser un peu et poursuivre à Berlin, capitale des bâtisseurs pour penser à notre Aziz national l’homme du goudron et des plumes ; puis, fauché comme les blés, rentrer chez moi au pays de tant de gâchis car j’y connais aussi des êtres d’exception, plus nombreux qu’on ne croit, du laïc rasé de frais au barbu de tranquille conviction en passant par le chauve, l’imberbe comme autant de potes…
J’y retrouverai mon peuple des quartiers méprisés où tout le monde parle 4 langues nationales quand chez l’élite on fait la fine bouche et on ignore la langue de son frère.
J’y retrouverai mon boutiquier, ma classe moyenne aussi brave que silencieuse, j’y retrouverai tant d’esprits brillants silencieux pour se protéger de l’ambiance fétide de la confrérie des médiocres.
J’y amènerai inchallah mon fils franco-mauritanien car il y est chez lui et si Aziz persiste à lui refuser ses droits à la double nationalité alors Aziz m’aura pour ennemi or 10.000 ennemis comme moi et Aziz sa clique et son système rejoindront définitivement Taya… car finalement tout n’est qu’une question de savoir ce qui est supportable et les limites au-delà desquelles il faut prendre ses responsabilités à moins d’accepter de vivre comme nous vivons c’est-à-dire en tournant autour du courage comme on tournerait autour du pot-de-vin…
Santé…


désolé