Commentaire de Jean Krakowiecki
sur Le stress coûte cher !
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Bonjour
Une simple prise de conscience objective permet de voir que l’intérêt commun est bien de prendre en charge ce stress et cela, indépendamment de toute coloration politique. Si des considérations sociales sont en jeu, il y a aussi des considérations économiques. Et c’est bien connu que l’argent est le nerf de la guerre !
A mon avis, l’information précède l’action. Si peu d’entreprises font face au stress professionnel, c’est par manque d’information et aussi, je dois le reconnaître, aussi à l’effet « tabou ». Mais aussi, pour beaucoup de dirigeants, le stress des employés est nécessaire pour faire avancer le schmilblick, « Un employé non-stressé est un faignant qui ne s’implique pas dans son travail ! ».
Souvent trop simplifié, (ce sujet est complexe et vaste), le concept de stress fait référence à beaucoup de « pensées automatiques », de lieux communs qui ne sont pas forcément vrais : par exemple, le stress professionnel est du aux 35 h... je connais des entreprises où l’on travaille plus de 35 h et où le personnel est plus stressé que n’importe où... et d’autres entreprises où l’on travaille encore moins que 35 h et où le personnel est à un niveau de stress acceptable !
Plutôt que de parler des 35 h, abordons le sujet sous l’angle de la « charge de travail ».
Autre idée reçue, il ne s’agit pas non plus de faire de notre pays celui des bisounours : il y aura toujours du stress au travail ! L’étymologie du mot « travail » est « tripalium », engin de torture qui servait à empaler ....
Il s’agit donc de faire en sorte que le niveau de stress soit acceptable pour l’intérêt de tous : la société, le monde du travail, l’individu.
