Commentaire de
sur Après Darwin
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On lui fait dire beaucoup de chose à ce pauvre Godel (cf http://www.sm.luth.se/ torkel/eget/godel.html) ; son théorème d’incomplétude montre la limite de l’axiomatisation mathématique, mais cela ne touche pas à l’idée de raison d’être d’un système. Ou alors il faut qu’on me donne la source de cette affirmation...
D’autre part, qu’est-ce qui permet d’affirmer que la science moderne s’est enfermée dans son propre système ? Ou qu’elle chercherait sa raison d’être en son sein même ?
La science représente un outil pour appréhender le monde, sans pour autant en représenter la seule grille de lecture possible. L’erreur serait effectivement d’utiliser la seule recherche du comment pour expliquer le pourquoi. Mais on peut intégrer cette recherche du comment au sein de sa recherche du pourquoi, non pas comme moyen ultime, mais comme un support partiel à compléter à l’aide d’autres grilles de lecture.
Quant à la phrase : « Cette vision permet de concilier le point de vue mécanique néo-darwinien (manifestation ou expression d’un potentiel) et le point de vu du Dessein (ce déploiement à un début et une fin) et il est forcément intelligent puisque nous le comprenons. », je ne comprends pas la fin. En quoi la compréhension de l’univers permet-il d’affirmer la présence d’un Dessein Intelligent ? Et la prémisse même est réfutable : en quoi pouvons affirmer que nous comprenons l’Univers (qu’est-ce que la compréhension d’ailleurs) ? Etant nous même éléments de l’univers, nous développons des méthodes de pensée qui nous permettent d’agir avec lui, et la constructions de « lois » scientifiques (à opposer à l’idée de découvertes de lois) est un moyen d’interaction parmi d’autres, qui a pour avantage d’apporter dans certains cas une efficacité que d’autres modes d’approches non pas. Cela ne permet ni d’affirmer, ni d’infirmer, la présence d’un Dessein.
