Commentaire de kirinyaga
sur Riz : une variété résistante aux inondations mise au point.
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
OGM ne veut pas dire grand chose. La distinction qu’on fait habituellement c’est entre deux types de modifications génétiques :
- un groupe de gènes très précis ajouté en laboratoire (par l’intermédiaire d’un virus par exemple) aux cellules germinales d’une plante. Cela permet notamment d’introduire du patrimoine génétique totalement étranger à ces plantes, voir provenant du règne animal.
- sélection/transfert d’un groupe de gène (forcément moins important) par hybridation de deux plantes préexistantes (ou d’animaux). L’homme se substitue alors simplement à la sélection naturelle pour favoriser tel ou tel gène. C’est la méthode utilisée depuis la nuit des temps par les éleveurs et les cultivateurs. C’est plus lent (on est limité par la vitesse de reproduction), moins spécifique (impossible de sélectionner un groupe de gènes très précis et/ou volumineux), et limité par les gènes existants déjà parmi les différentes variétés.
Ici c’est la deuxième méthode (dite « naturelle ») qui a été utilisé pour l’introduction des gènes et la « fabrication » de la nouvelle plante, mais les méthodes de détection de la première méthode ont été utilisés pour identifier le gène responsable du caractère recherché, puis pour le suivre et sélectionner les hybrides « naturels » qui l’avaient.
Bref une excellente démonstration du potentiel positif des techniques génétiques et des OGMs. Le gène introduit existe déjà dans d’autres variétés de riz, on est sûr qu’on a pas introduit de saloperies dans le patrimoine génétique, et les capacités de reproduction de la plante sont intactes puisqu’on les a utilisées pour la manipulation.
