Commentaire de Taïké Eilée
sur Sarkozy, ou le triomphe des passions tristes
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J’approuverais parfaitement votre remarque si j’étais un militant de l’autre bord : on ne peut prétendre diriger un pays en dépensant l’essentiel de son énergie à critiquer son adversaire ; il faut avoir un vrai projet bien pensé et y croire vraiment. Etre affirmatif et non réactif (plus du côté des « passions joyeuses » que des « passions tristes »). Les socialistes et les bayrouistes et les autres ont donc sacrément intérêt à se creuser la tête pour élaborer un projet alternatif sérieux à celui de l’UMP. Moi, je ne suis pas militant. Je dis un sentiment (de honte parfois, de grand malaise) que j’ai perçu après l’élection de Nicolas Sarkozy, et je critique, avec un peu d’ironie, ce puissant personnage, qui ne devrait pas en souffrir, pas plus que ses sympathisants. A ces derniers, je demanderais simplement de critiquer mes propres critiques, les faits que j’avance, les opinions que j’émets. Mais s’exciter ne sert à rien, et ne cesse de confirmer cette désagréable impression d’une agressivité assez facile chez nombre de « sarkozystes décomplexés ». Moi, j’accepte d’être critiqué. 
