Commentaire de gem
sur Impropriétés intellectuelles
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Votre réponse m’apprend des choses, mais elle va plutôt dans mon sens : à moins de confondre l’intérêt (ou même le simple « bon plaisir » désintérréssé) du prince avec l’intérêt général (?), ou d’admettre qu’il est de l’intérêt général de contrôler a priori le contenu des livres diffusés (? ?), rien ne justifie le privilège donné à l’imprimeur. J’imagine qu’aucun autre citoyen n’aurait eu l’idée (ni les moyens !) de concurrencer le premier dans la place, mais que par contre tant le prince que l’imprimeur avaient intérêt à empecher la vente de marchandises d’imprimeurs « étrangers » (de Rome, ou, pire encore, de Pise, Gênes, etc.) ... Je ne vois que ce protectionnisme de bas-étage, doublé d’une volonté « contrôler les media », pour expliquer ce privilège.
