Commentaire de prgrokrouk
sur Oublions la repentance


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prgrokrouk 21 mai 2007 11:41

Pour aborder le sujet de la repentance, il faut d’abord chercher ce que cela cache. Le fait majeur de l’histoire de France, ce n’est pas, effectivement, les crimes commis par des groupes d’intérêts sous les banières tricolores ou religieuses. Mais il y a un fait majeur : la collaboration lors de la défaite de 1940. A part les errements de la survie et du patriotisme, la structure de l’administration française se prêtait particulièrement bien à ce type d’organisation bureaucratique centralisé qui pouvait représenter une version de précursion en politique sociale. Notre modèle quel est-il en réalité, de ce point de vue, une fois qu’on cesse de se taire ? ... sous ses physionomies très empruntées et toujours éprises de l’écart entre les pratiques et les intitulés ? Il illustre des écarts de « réussite », les plus inadmissibles qui soient, le plus souvent ! mais sur quel critère ? la « compétence » ? compétence en quoi ?

Le Général De Gaulle ayant eu beau oeuvrer avec un sens aigu de l’histoire pour le salut de tout le pays durant plusieurs décennies, à la sortie de la guerre, ce pays a conservé jusqu’à la tentative de 1968, un esprit de Janus, dont il n’a pas su se délivrer et qui continue de lui coûter un reste d’influence, de francophonie : c’est en sorte de vestige historique, que la France exprime des illusions d’agir en Politique Internationale (de belles quelquefois, grâce à Jacques Chirac dans le passé récent). Quand on a voulu, récemment, dissoudre l’ENA (non-pas pour remplacer l’ENA par ce qui serait l’ENA d’un autre nom), il s’agissait peut-être de régler un défaut structurel, inconscient, profond, qui traverse « quelques » échelons qui n’ont pas lieu d’être.

Mais quand un sujet est malade de quelque chose, soit on oeuvre pour sa guérison, soit pour le faire durer, soit pour récupérer le maximum d’organes sains en vue de greffes humaines.

Sur un plan de gestion administrative, je ne sais quelles hiérarchies d’encadrement se substituent aux pouvoirs politiques apparents ! Mais quelles sont leurs oeuvres, je l’ai remarqué.

La repentance concerne donc certainement un grand nombre de gens qui continuent dans des pratiques qui n’ont jamais pu être remises en question et qui représentent souvent une certaine réussite sociale personnelle ! Alors que le travail dont on peut s’honorer à juste titre, est fait sans égards ni considérations... à peu près partout. Il y en a même tout un tas, ici, qui estiment que TRAVAILLER c’est FAIRE TRAVAILLER et donc, surtout, NE PAS TRAVAILLER, ce qui mettrait en péril la perception de leur importance...

Alors, que chacun se demande s’il se sent fier de ce qu’il fait.

Après expurger, je crois que davantage de gens seraient prêts à participer à la croissance et à la qualité de vie. Pour l’instant, respirons un peu.


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