Commentaire de Boileau419
sur Le jour où la tolérance cessa
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Voltaire était surtout le champion de l’invective.
Quant à dire que c’était un héros, un résistant, rien n’est plus faux.
Il avait des amis dans toute la noblesse française, à qui il servait ses discours creux mais joliment tournés contre l’Eglise, la monarchie et les institutions du régime. Ils buvaient du petit lait, les nobliaux, sans se rendre compte que ce sont les idées de Voltaire qui un jour les mèneraient à l’échafaud.
Bref, Voltaire, qui s’appelait Arouet, allait dans le sens du poil de l’époque. Il se livrait à une résistance à la mode. Un peu comme tous ceux qui crient « Halte aux fâchos » quand on parle du FN aujourd’hui.
Arouet avait surtout des amis très bien placés dans la censure, ce qui lui a permis de faire disparaître la revue de son critique le plus virulent, Elie Fréron. Pour la « tolérance », il y a mieux...
Ce que je déteste aussi à propos de la tolérance, c’est qu’elle est figée. On ne tend pas ensemble vers la vérité, mais chacun campe sur ses positions, sans avancer ni tendre la main. C’est la fin de la discussion. Chacun est flatté et conforté dans ses opinions.
La tolérance est l’alliée la plus sûre du conservatisme moral. Embaume mon égo, ô tolérance.
L’amour, lui, fait péter, l’égo. Il est dynamique, l’amour.
