Commentaire de JL
sur Réflexion sur les greffes d'organes
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Vous abordez là un problème très grave. Bonne idée, cette présentation en FAQ.
Cependant, je n’y ai pas trouvé les questions (et les réponses) qui me préoccupent.
A-t-on des statistiques sur les résultats des greffes ? Les taux de réussites ? Y a-t-il eu des évaluations objectives, notamment sur le gain réel, par rapport à d’autres traitements ?
Plus grave : Comment peut-on parler de don alors que l’on est tous déclarés a priori donneurs ? Ne devrait-on pas parler de devoir ? D’impôt en nature ? Ce procédé ne peut-il s’apparenter à un procédé de renversement de la charge de la preuve ?
La nécessité d’« opérer » d’urgence le « donneur » pour préserver l’intérêt du receveur, ne nuit elle pas à l’efficacité des soins dont il aurait pu bénéficier ? N’arrive-t-il pas qu’un accidenté soit maintenu en survie artificielle, le temps de trouver un receveur ? Autrement dit, l’intérêt des « donneur » n’interfère-t-il pas avec celui des receveurs ?
Encore plus grave : Ne peut-on voir dans toutes ces dispositions la main des lobbies des professions concernées ? L’intérêt des receveurs et celui des lobbies étant a priori convergents ?
Par exemple, cette pub que vous citez : « »Ne prenez pas de risques pour sauver des gens de votre vivant, attendez d’être mort« »
telle quelle, elle est absurde, grotesque, surtout si on la met en parallèle avec la lettre de Guy Môquet, chère à N. Sarkozy. Elle est aussi sibylline que « celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas ». Dans cette dernière, il faut être aveugle pour ne pas y voir l’intérêt des alcooliers clairement défendu : ceux qui ne conduisent pas, boivent, évidemment.
Et bien d’autres questions.
