Commentaire de Paul Villach
sur La tragique leçon de journalisme de Géraldine Mulhman sur France Culture
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À Farniente.
« Car l’honnêteté, écrivez-vous, le sérieux et la probité des rédacteurs d’articles n’ont plus de sens alors, contrairement à ce que pense Atreide. »
Non, pas du tout ! « Ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain ! »Honnêteté, sérieux, probité restent les vertus les plus hautes qui soient et que pratiquent heureusement certains de nos contemporains. Mais, si elles restent des critères nécessaires, elles ne sont pas des critères suffisants de validation d’une information. C’est tout.
On peut se tromper en toute sincérité. D’où la nécessaire éducation à la notion de « représentation d’un fait ».
En somme, l’éducation qui fait de l’information « un fait » - et non « la représentation d’un fait » - conduit un myope à demander à son ami de cesser de s’étaler et de se ramasser un peu, car sa silhouette n’est pas nette mais floue. Le myope en vient à ignorer que ce sont ses appareils oculaires qui sont déficients et non la personne regardée. Paul Villach
