Commentaire de L.S.B
sur Crimes-back
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Monsieur l’Avocat Général,
Il est surprenant de lire sous la plume d’un magistrat de votre rang : « j’ai envié les dangereuses certitudes des défenseurs ». Les « certitudes » de certains magistrats ne sont-elles pas elles-mêmes « dangereuses » lorsqu’elles envoient en détention provisoire des innocents ! Je me permets de rappeler qu’environ 550 à 600 innocents, « coupables d’être victimes », passent chaque année par la case prison et en ressortent avec un non-lieu ou un acquittement après plusieurs mois d’enfer (7,5 mois en moyenne). Vous me direz qu’ils n’ont pas été assassinés ! Non... Seulement broyés, écrasés et piétinés par « les dangereuses certitudes » de la machine judiciaire avec des séquelles psychologiques à vie et sans pouvoir espérer obtenir réparation de ces préjudices sinon quelques euros âprement discutés par une institution, juge et partie. Où est l’équilibre entre la défense de l’innocent et la puissance des magistrats souverains qui n’ont qu’à préciser dans le motif d’incarcération :« Risque de trouble à l’ordre public » ? Il me semble donc superficiel « d’envier » la parole de l’avocat de la défense au point de vouloir y répondre sur le champ. Votre travail sur ce dossier est fini depuis la fin du procès.
