Commentaire de Halman
sur Que va devenir Microsoft sans Bill ?
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Je note que depuis l’arivée des os graphiques multimédias « bons à tout faire » genre Win95, où on a mis dans la tête des gens l’absurdité qu’il suffisait de cliquer là pour que leur ordinateur fasse des miracles (l’utopie Apple) comme s’il était relié à votre cerveau par transmission de pensée, plus besoin de réfléchir à comment fonctionne le pc et l’os, bref la décérébration totale de l’interface clavier - chaise, les utilisateurs ont aussi perdu une certaine vision du futur de l’informatique, la capacité à anticiper.
Hors si vous lisiez l’actualité informatique, (ce que préparent les fabriquants de bios et de cartes mères pour dès 2008) vous verriez arriver des choses que nous attendons depuis pas mal d’année et qui rendent le débat Microsoft / Linux / Apple ceci cela totalement obsolete. Gates l’a certainement vu arriver avant vous, rassurez vous.
M’est avis qu’il nous prépare quelque chose pour ces prochaines années qu’Ibm lui même, et encore moins Jobs (vous savez, le gars qui fabriquait des ordinateurs en bois qui ne fonctionnaient pas il y a 30 ans et qui trouvait cela génial) et Torvald (celui qui envoie un email dit de l’avénement du logiciel libre qui n’est qu’un copié collé d’une interview de Gates vers 1984 qui pronait déjà le logiciel libre à l’époque) n’imaginent pas encore.
Le problème de Windows et de tous les os, c’est que les utilisateurs veulent un os qui devine leurs pensées et limite qui clique à leur place, plutôt qu’un os qui réclame un minimum de réflexion logique de la part du gars derrière son écran. Comment essayer de programmer un logiciel qui devine ce que l’utilisateur essaie d’imaginer dans sa cervelle de « double cliquer c’est encore trop compliqué » et pour qui cliquer droit cela équivaut à résoudre les équations de la relativité générale.
Vous savez, ces gens qui nous font un caca neuronal parce qu’il faut cliquer sur Demarrer pour lancer l’action de quitter Windows... Quel drame assurément !
Ces autres qui appellent la hot line parce que l’imprimante n’a pas imprimé les couleurs d’un texte EN NOIR.
Ceux qui râlent contre Windows mais qui sont incapables de mettre une formule dans Excell et qui n’ont même pas remarqué l’existence de Visual Basic et des macros, outils qui leur ôterait bien des épines du pieds au bureau.
Alors forcement, à force d’implémenter des outils censés faciliter la tâche, on aboutit à l’inverse, un truc surchargé de choses qui ne font qu’embrouiller le gars à la souris, allourdir l’os, le disque dur, la ram, ralentir l’ordi... Et le gars de raler « ouin Windows ça plante, c’est trop lent... »
Et par effet boule de neige, tout le monde de s’en prendre à Microsoft, parce que c’est la mode.
A mon ancien poste j’ai réalisé avec Excel un utilitaire de calcul de carrière tellement simplifié qu’il suffisait de saisir les données dans l’ordre, et absolument tout était calculé et automatisé dans des bases de données. Et bien non, même cela c’était encore trop compliqué pour mes collègues et ont préféré continuer à tout saisir et calculer betement pendant des heures au lieu de quelques minutes.
A quoi ça sert d’avoir un os graphique dernier cri si c’est pour travailler comme avec un Commodore PET ?
Ce sont ces gens là qui demandent des os qui deviennent inutilisables de lourdeurs.
A l’époque des premiers Windows 3.11 dans l’administration, on a vu un constructeur célèbre, plaquer par dessus Windows-que-les-secrétaires-trouvaient-trop-compliqué, un autre os graphique soi disant plus simple, un Windows par dessus Windows made in Compaq. Véridique ! Donc les nanas devaient gérer la logique de deux os en même temps. Et le pc de 250 mégas de disque dur et de 10 mo de ram, si peu ralenti, si peu saturé, qu’elles passaient leur temps à attendre un chargement de document, une impression, une mise en page, une sauvegarde, faire du ménage dans leur répertoire \doc.
L’art de tout compliquer là où c’est pourtant déjà simple à condition de s’y mettre un tantinet.
Le glisser déposé de fichiers vers une corbeille, Windows 3.11 savait le faire, alors que même avec Vista ça a l’air encore si complqué d’après les gens.
Combien d’utilisateurs daignent acheter un livre sur leur os préféré et s’y coller quelques heures ?
Typique de l’industrie logiciel.
Encore plus typique des utilisateurs en général.
Pour moi le problème vient au moins autant de l’utilisateur que du concepteur d’os.
Bientôt les os seront réduits tellement à l’essentiel que nous n’auront plus besoin de processeurs quad core et d’os 64 bits pour naviguer sur internet, faire du traitement de texte et du tableur, regarder des dvd.
Puisque les os ultra simplifiés seront intégrés dans les puces du bios et dans la ram flash. Plus besoin de Linux ou de Windows.
