Commentaire de COLRE
sur Pas pschitt !
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@Philippe Bilger
Je suis en complet désaccord avec cet article. Je ne sais pas quel est le message subliminal, mais il m’inquiète. Voyons dans l’ordre :
« On ne peut pas dire que la mise en examen de Jacques Chirac pour détournement de fonds publics est passée inaperçue »
- Si, justement, dès le lendemain soir, aux JT, on n’en parlait même plus... Sujet suivant !
« La fonction présidentielle aurait été mise à mal mais apparemment, seul de son avis, Arnaud Montebourg n’en a cure » Non, j’espère que Montebourg n’est pas le seul de son avis. C’est d’abord les actions illégales de Chirac et du RPR, puis l’impunité de Chirac qui ont mis à mal la fonction présidentielle, pas la mise en examen du corrompu.
« Pour vouloir à juste titre abolir la culture d’impunité, n’est-on pas tombé, sans le percevoir toujours, dans une culture de culpabilité ? »
- C’est drôle, c’est toujours quand on titille (ô, si peu) les grands de ce monde que l’on s’inquiète d’une culture de la culpabilité, du dévoiement de la présomption d’innocence.
« J’ai l’impression que nous nous trouvons encore, devant la matière politique et ses réelles ou prétendues dérives, comme des néophytes enthousiastes mais tétanisés par la peur d’apparaître faibles ou trop bons au regard de la bienséance sociale et médiatique »
- oh là là mon dieu ! tétanisé par la peur, les juges, de déplaire à la bienséance médiatique ?? mais vous plaisantez, j’espère ! je les ai toujours vu tétanisés de déplaire à la puissance politique, là oui.
« Jacques Chirac a été mis en examen pour détournement de fonds publics. J’ai envie de dire : et alors ! Rien n’est fini. La justice, d’une certaine manière, commence. »
- ben non, la justice a commencé depuis très longtemps, avec les premiers pas des juges d’instruction (à moins que, pour vous, ce ne soit pas de la justice ?), premiers pas contrecarrés par des polices aux ordres, qui n’accompagnaient pas les juges pendant les perquisitions, par exemple, ou les gardes des sceaux qui dépêchaient des hélicoptères au Népal pour aller chercher des procureurs complaisants, ou qui saucissonnaient les instructions en autant d’instructions disjointes au moment où ça chauffait, des questeurs qui passaient au pilon toutes les archives de la Mairie de Paris, des valises de Pascals grâcieusement offertes par les entrepreneurs rackettés.
- j’en connais même un qui a dissout l’assemblée nationale au moment où les affaires, à force d’êtres scindées, se mettaient à revenir de partout, comme l’apprenti sorcier, et je me souviens d’un Jacques Toubon qui n’avait plus de solutions ! Il fallait voter une loi d’amnistie, difficile de le faire 1 an avant les législatives de 1998 !
voilà ce que j’aurais mi en avant, moi... Mais je ne suis qu’une pauvre citoyenne lambda.
