Commentaire de JL
sur Lettre ouverte à Bernard Kouchner
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Le capitalisme n’a pas à être moral mais le politique a le devoir de l’être. Le néolibéralisme c’est l’effacement de l’Etat derrière les intérêts économiques. L’Etat libéral n’est pas moral.
Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, cela c’est le jeu des ennemis des peuples.
Sur un voilier on dit : « une main pour soi, une main pour le bateau ». Si tout le monde participait aux manoeuvres de la même façon, s’alignait donc sur le plus petrit contributeur au nom d’une conception égoïste de l’équité, le bateau coulerait au premier coup de vent ou écueil rencontré.
C’est manifestement ce que à quoi oeuvrent les détracteurs de l’Etat : faire couler le bateau. Quand ils sont riches au point de pouvoir définitivement se passer de l’Etat, ok, mais les autres, les millions d’autres, qui tels les Lermas soutiennent ces discours, ce sont des imbéciles. On sait bien que dans tous les camps il y a des imbéciles et des crapules.
L’initiative privée c’est l’imagination, l’Etat c’est la raison. Ne dit-on pas que « l’imagination c’est la folle du logis » ? Un Etat moderne doit compter à 50% sur l’action de l’Etat, à 50% sur l’initiative privée. Et pour permettre cela, il faut réhabiliter l’impôt progressif, seul garant de la démocratie.
