Commentaire de Marsupilami
sur Evolutionnisme : la bestiole qui défie Darwin


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Marsupilami Marsupilami 19 janvier 2008 16:30

@ Zen & Stéphanemot

Bon, on finit quand même par se comprendre, petit à petit. Je répète encore une fois que mon billet était une provoc pédagogico-humoristique dont l’objectif était avant tout de relancer le débat sur le créationnisme de plus en plus envahissant en ces temps où les religions reviennent sur le devant de la scène et où notre omniprésident bling-bling les néosacralise.

C’est sûr que le texte de l’article peut sembler ambigu. Je l’assume entièrement : je l’ai écrit volontairement - et pour la première fois - dans une optique « article suivi de ses commentaires » typique du web.02 « participatif ». Autrement dit, je l’ai écrit sans jamais cesser de penser aux commentaires qu’il déclencherait et en me disant que sa rédaction se continuerait au fil de mes réponses à ces commentaires. Exercice rédactionnel périlleux, certes, mais j’assume ce choix aventureux.

Enfin, concernant mon choix de confronter le tardigrade au darwinisme « à la papa », je ne le regrette pas, vu que c’est ainsi que la plupart de nos contemporains, qui ignorent à peu près tout du post- ou du néo-darwinisme, continuent de « penser » l’évolutionnisme. En rédigeant cet article « Web.02 », je voulais, par l’intermédiaire du débat et des commentaires qui s’en suivraient, mieux faire connaître les recherches dans ce domaine. Ce qui a été fait et ce qui était mon désir de scribouillard « participatif ».

Bon, je laisse tomber le tardigrade, Darwin, les créationnistes et leurs relations qui quelque part n’étaient pour moi (en dépit de l’intérêt que je porte à ces problèmes) qu’un prétexte pour essayer de développer un style d’écriture qui anticipe les réactions commentatrices qui suivront son édition pour l’avaliser ou la contredire, donc en n’étant pas close sur son objet. Peut-être aurais-je dû rester dans un style d’écriture plus classique, celui qui prévalait au temps pas très lointain où le scripteur pondait un texte définitif qui ne pouvait engendrer de réactions immédiates et interactives.

Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, alors je reformule autrement : d’emblée, j’ai considéré cette expérience comme un tout : l’article en soi et le fil de discussion qu’il susciterait et dont j’anticipais le contenu pour y réagir, le contenu et le style du texte n’existant que par rapport à son prolongement commentateur (ce qui veut dire que, volontairement, je ne faisais pas figurer dans mon texte des arguments que je savais pouvoir et devoir exposer dans le fil de discussion). Dans cette tentative j’ai probablement été maladroit, voire même un brin utopiste et naïf en considérant cet ensemble comme un continuum auto-régulateur. Peut-être ici touche-t-on du doigt les limites du « participatif » : la parole de celui qui expose une opinion reste originelle, individuelle et souveraine, que cette opinion voit juste ou fausse. Il vaut peut-être mieux en rester à un style d’écriture « classique ». Je ne sais pas encore, mais c’est ce que je me dis en analysant ce qui s’est passé à la suite de mon article.

Plus généralement, j’ai l’impression que l’Internet « participatif » et interactif va obliger à inventer de nouvelles formes d’écriture. J’ai essayé d’explorer cette voie. Je me suis peut-être planté, mais je ne regrette pas d’avoir fait cette tentative.

J’essaie d’en tirer des leçons. Ça va prendre du temps. Mon prochain article, promis, sera écrit dans un style qui n’anticipera pas l’interactivité commentatrice dont il sera l’objet. Besoin de souffler...


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