Commentaire de ddacoudre
sur Le lynchage de précaution !


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ddacoudre ddacoudre 3 février 2008 23:00

 

 

Bonjour bilger.

 

Heureux de lire que les médias font vivre par procuration des faits divers pour remplir leur heures d’écoutes et leurs lignes d’écritures car cette industrie se doit d’être rentable.

Et celui qui l’est le plus est celui qui détient l’information première sans souci de véracité.

Il est donc courent qu’à un fait réel conjuguait au présent suivent des conditionnels que l’opinion reconjuguera, ainsi va la rumeur, et elle n’a aucune antidote, elle est même devenue un expédient recherché, une véritable vie par procuration, un rituel incontournable de nos discutions.

 

Je dis souvent que la justice ne peut pas être au dessus des partis car ils sont la représentation de la souveraineté populaire qui l’installe, mais cela ne l’empêche pas de disposer de discernement et n’en fait pas un instrument à galvauder même si elle a servi et sert sous toutes les dictatures.

 

Cela ne retire rien à l’exactitude du fait que dans les affaires de faits divers les médias pressent l’opinion, même politique, de se poser en juges.

 

Que chacun s’en fasse une idée me parait sain, que ces idées deviennent sans autres fondements que des conditionnels une condamnation est un pas qui se franchit trop facilement et qui conduit dans certaines affaires qui trouvent leurs épilogues ultérieurement en justice à ne plus comprendre la décision rendu par ce qui disposent des éléments.

 

Ce qui me parait nuisible est cette information mercantile qui si elle n’est pas condamnable en tant que telle, s’exerce à la limite de la désinformation, car chacun sait que son conditionnel sera actualisé au présent, et ils sont peu nombreux à prendre les précautions qui s’imposent.

 

Rarement les citoyens se posent la question de la victimisation des éventuels coupables (présomption d’innocence) présentés par les médias par rapport à la quantité globale des crimes et délits, le choix de quelques uns d’entre eux pour entretenir le rituel journalier de la litanie des faits divers plus ou moins choisies en fonction de l’actualité du moments, les rendent par rapport au autres victimes d’une médiatisation, qui, il faut se le rappeler à donner suite à une loi interdisant un condamner d’écrire et vendre son histoire, mais il semble ne pas paraître choquant de les soumettre à la rumeur populaire, quitte à leur rendre dans le futur la vie impossible.

 

Certes la justice est publique sauf exception, mais il est incontestable que la liberté des médias de se faire les rapporteurs de n’importe quoi devrait leur imposer par éthique de ne rapporter que des fait vérifier exacts et mentionner l’opinion personnelle du journaliste spécifiquement.

Ils ne sont bien entendu par responsable des amalgames de la population, mais ils ne peuvent les ignorer.

Comme la justice ne peut ignorer la pression médiatique car personne ne vit à l’écart des autres et nous avons vue durant ces 20 dernières années comment elle est devenue l’objet d’un enjeu politique.

 

Cela ne retire rien à l’exactitude de ce que tu développes, mais force est de constater que tous ces empressements « médiatico politique » autour des faits divers qui ne sont qu’une goutte d’eau dans l’ensemble des affaires judiciaires, entretiennent un état d’esprit malsain qui demande à la justice ensuite d’être vengeresse, car autour d’elle se vend dans la presse populaire des fagots de mots pour allumer des bûchers qui remplace le juges et le bourreau.

 

 

 

Cordialement.


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