Commentaire de Dolores
sur Ecole primaire : réelle évolution ou révolution ?
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Dans un dictionnaire, jai lu un jour que le pédagogue ( à rapprocher du pédant) était celui qui voulait apprendre aux autres ce qu’il ne savait pas lui-meme.
J’appelle donc la pédagogie "la science des ânes" !
Toute plaisanterie mise à part, depuis 30 ans l’école est en voie de destruction. On complique tout sans nécessité pour faire croire que l’école est "moderne". Et on la détruit à coups de réformes.
La plupart des réformes se sont révélées désastreuses, mais on a poursuivi leur application pendant au moins 20 ans. Tant pis pour les élèves !
Je vous donne un exemple : dans les années 70, on a décidé en "haut-lieu" que l’enseignement de maths, notamment au CP était complètement rétrograde. Pensez, on apprenait le calcul avec des bûchettes et les tables d’additions devaient être sues par coeur !
Pour être modernes, on devait donc enseigner des "maths modernes" : plus de nécessité d’apprendre les tables d’addition,il fallait faire confiance à l’intelligence "innée des élèves" qui sauraient trouver les résultat d’une autre façon et non comme des perroquets. Plus de bûchettes mais des diagrammes de Ven avecbijections, inclusions etc...
Le seul problème c’est qui’il a fallu 20 ans pour qu’en "haut-lieu" on s’aperçoivent que les enfants ne savaient plus compter.
Mais peut-on admettre en "haut-lieu" qu’on est d’une nullité absolue ?Bien sûr que non ! Alors on fait un mélange de maths "modernes" et de maths "traditionnelles", mais attention ! pas d’apprentissage par coeur ! Et on ne sait toujours pas compter.
Prenons l’exemple de la grammaire dont on parle aujourd’hui : on ne peut guère la changer mais on a voulu une "grammaire moderne" parce que tout doit être moderne. Ne pouvant changer le fond on a changer le vocabulaire s’y rattachant pour arriver jusqu’au ridicule.Intégrer ce vocabulaire est plus ardu que de comprendre la grammaire elle-même.
Tout ce qui est simple doit devenir compliqué pour être "moderne".
Or rien de ce qui est annoncé ne changera quoique ce soit aux problèmes de l’école.
"Ce qui se conçoit bien s’énnonce clairement".
