Commentaire de Sylvain Reboul
sur Le sectarisme et les sectes
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Ce qui définit non pas les sectes mais les pratiques sectaires, ce sont
1) des techniques de domination telles que les individus ne sont plus à même de s’opposer à la volonté de ceux qui les dirigent : manipulations mentales, lavage de cerveaux, chantage affectif après rupture ordonnée avec l’entourage des proches, chantage concernant la vie privée des personnes etc..
2) la propension à refuser le droit externe de la société : droit à l’éducation critique des enfants, droit du travail et droit fiscal, droits afférents aux libertés individuelles, droit à la santé et à l’obligation de moyens quant aux soins etc..
Tout groupe peut être tenté de développer des pratiques sectaires, à savoir contraire au droit libéral de la société pluraliste ambiante. Ainsi ce ne sont pas les sectes quant à leur intentions ou buts proclamés qui posent problème mais les pratiques sectaires ou passages à l’acte déterminés par la loi comme délictueuses ; c’est à dire des pratiques qui tournent le dos aux droits (libéraux) et aux devoirs sociaux reconnus soumis au contrôle démocratique.
