Commentaire de Pierre JC Allard
sur Indiscrétion... à la canadienne
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@ Eratosthène : Les FAITS sont indéniables.
1. Les médias américains sont unanimes a dire que les Républicains préfèrent une lutte contre Clinton. Parce que Clinton est incontestablement Démocrate partisane, identifiée à son clan et fait donc contre elle le plein des Republicains - pas évident avec McCain comme candidat - tout en n’ayant qu’un attrait mitigé pour les indépendants qui sont la clef de cette élection. Obama cueille les indépendants comme des framboises et est assez inusité pour que, fâché avec McCain, un ultraconservateur joue la politique du pire et donne par dépit son vote à Obama pour une catharsis au sein du parti républicain.
2. La manoeuvre pourrait venir de Clinton. Je ne le crois pas pour trois raisons : a) elle a certainement fait aussi des démarches rassurantes auprès du gouvernement canadien ; b) elle n’a rien à offrir au gouvernement canadien ; c) elle n’a pas intérêt à attirer l’attention sur l’ALENA où sa prise de position pourrait lui faire perdre le soutien des électeurs hispanophones... sa seule planche de salut contre Obama.
3. L’analyse des exit-polls est devenue une science exacte. Les chiffres sont sur CNNpolitics.com... et partout. En Ohio, 84% de électeurs qui ont pris une décision dans les trois jours qui ont précédé le scrutin l’ont prise en faveur de Clinton. Trois jours, c’est a dire après que le "mensonge" de Obama ait été largement commenté dans les médias. Ce n’est pas une preuve... mais c’est un indice fort. Assez fort pour que tous les commentateurs le soulignent.
4. Pure affaire de maths de voir que cet apport de dernière minute a été déterminant au Texas. En Ohio, tout aurait été dans la balance, mais une courte victoire de Clinton n’aurait pas suffi à la remettre en selle.
5. Pour la course à la présidence, on est dans la spéculation. Ma thèse est que sans sa virginité de "celui qui n’a jamais menti " Obama perd son atout-maître et ne peut pas vaincre McCain, lequel n’est pas un néo-con, mais est un paleo-con dans tous les sens du terme, et a donc aux USA le mérite d’être un peu plus "comme tout le monde".
Analyse superficielle ?... Tout est relatif. Partiale ? J’avoue tout de go que je n’aime ni Bush, ni McCain, ni les néo-cons, mais, à défaut de donner le bénéfice du doute à ma bonne foi, concédez-moi moi celui de savoir que même la mauvaise foi doit s’appuyer sur une parfaite lucidité.
PJCA
