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Commentaire de spartacus1 sur Au nom de la loi - AgoraVox le média citoyen

Commentaire de spartacus1
sur Au nom de la loi


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spartacus1 spartacus1 2 avril 2008 18:29

L’auteur écrit :

Pour faire le plus simple possible, un algorithme correspond grosso modo à une série d’instructions (des lignes de programme) qui permettent à une machine de "traiter" des données (par exemple les trier) et de produire à volonté des états synthétiques (faciles à lire), analytiques (classement des individus=les données, selon leur âge, leur sexe, leur taille, etc.) ou prospectifs (quelle sera la population féminine de plus de 1,80 m dans cinq ans par exemple).

J’aimerais ajouter une précision importante. Un algorithme est, et doit être, totalement indépendant d’une quelconque machine. Un algorithme est un invariant par rapport à son implantation sur une machine ou un système donné. Il ne doit donc pas s’exprimer en terme d’instructions machine. On utilise pour exprimer un algorithme, selon les cas, soit des langages artificiels, tels des pseudo-codes, des langages naturels (le français par exemple), des approches graphiques, structogramme ou ordinogrammes, des tables logiques, etc.

C’est une implémentation donnée d’un algorithme sur un système bien déterminé qui s’exprime en lignes de programmes, pas l’algorithme lui-même. Pour reprendre l’un de vos exemples, le classement, un algorithme de tri rapide est strictement le même sur n’importe quel système. Par contre les instructions qui servent à le mettre en oeuvre varient d’une machine et d’un système à l’autre.

Pour faire une analogie avec la cuisine, une recette est un algorithme, par exemple le cassoulet toulousain (que nos amis de Castelnaudary me pardonne , mais je suis, la semaine prochaine, en déplacement à Toulouse), la réalisation de cette recette dépend des conditions : ingrédients à disposition, cuisson par gaz, feu de bois ou électricité, nombre de convives, etc.

C’est une nuance qui me parait extrèmement importante : si, à la trés trés grande rigueur ont peut envisager de breveter l’implémentation d’un algorithme sur un système tout à fait défini, il me semble que c’est une totale absurdité de vouloir breveter les algorithmes. Par exemple, qui soutiendrait le projet de vouloir breveter la recette du cassoulet toulousain ? Passe encore, de nouveau avec de fortes réticences, qu’un cuisinier fasse breveter un tour de main particulier, et encore.

Aurait-on l’idée de breveter le théorème de Phytagore ou le principe d’Archimède ?


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