Commentaire de Henri Masson
sur Femmes sans frontières
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Voilà bien une manifestation de l’imbécillité dans son état le plus pur.
Il y a à l’égard de l’espéranto, et ceci de la part de gens ignorants de leur ignorance, un mépris comparable à celui qui existe encore pour les femmes, les races et les ethnies différentes considérées comme inférieures.
L’espéranto n’a certainement pas le pouvoir d’endiguer le cancer ou quelque maladie que ce soir. Ce n’est pas un médicament, même pas contre la connerie telle qu’elle vient de se manifester. Mais l’un des pionniers de la lutte contre le cancer et de la réhabilitation des blessés de guerre par le travail fut un espérantiste, le professeur Jean-Alban Bergonié : http://www.fnclcc.fr/fr/patients/dico/definition.php?id_definition=199
Et il serait possible d’écrire un article sur le thème de la médecine sans frontières en relation avec l’espéranto. Il existe d’ailleurs des traducteurs et interprètes pour l’anglais vers l’espéranto : http://fra.proz.com/english-to-esperanto-translators/Mé ;decine%20 :%20instruments
Un lexique de la médecine en espéranto :
http://fr.wiktionary.org/wiki/Caté ;gorie:Lexique_en_espé ;ranto_de_la_mé ;decine
Un lexique et dictionnaire médical français-espéranto
http://vortareto.free.fr/
Des pages sur la médecine alternative :
http://www.dmoz.org/World/Esperanto/Sano/Alternativa_medicino
Un site sur l’usage de l’espéranto en médecine :
http://pagesperso-orange.fr/eric.coffinet/San-demandaro.htm
C’est à un médecin, Pierre Corret (Paris, 1881-1936), que l’on doit la première thèse de doctorat concernant l’espéranto et la médecine : “Utilité et possibilité d’une langue internationale auxiliaire en médecine” (1908).
L’avis d’un médecin suédois :
http://www.2-2.se/
Sur le site de la Faculté de Médecine de Nancy http://www.lc-maillard.org/biog08.htm , on peut lire :
Le Groupe Médical Espérantiste de France organise son congrès mondial. Celui-ci se déroule sous la Présidence de Zamenhof en personne avec la participation de la Société Française de Physique, de la Société Internationale des Electriciens, des Professeurs Adelsköld, Appell, d’Arsonval, Baudoin de Courtenay, Becquerel, Berthelot, Bouchard, Deslandres, Duclaux, Förster, Haller, H. Poincaré, Ramsay, Général Sebert, etc.
Monsieur MAILLARD est Secrétaire des Séances.
Secrétaire d’une telle assemblée, c’est bien plus qu’un honneur, c’est déjà une consécration !
Appell : (Paul), mathématicien français, né à Strasbourg (1855-1930). On lui doit de nombreux ouvrages sur la mécanique rationnelle.
Arsonval : (Arsène d’), physicien français, né à La Borie (Haute-Vienne) 1851-1940. Il appliqua les courants de haute fréquence à la médecine (d’arsonvalisation) et perfectionna le galvanomètre.
Becquerel : (Henri) né à Paris 1852, Le Croisic 1908, découvrit la radioactivité en 1896. Prix Nobel en 1903. Fils d’Edmond, Paris, 1820-1891 (spectrographie) et petit-fils d’Antoine, Châtillon-Coligny (1788-1878), auteur de travaux sur les piles, l’électrochimie, la télégraphie.
Berthelot : (Marcelin), chimiste et homme politique français, né à Paris (1827-1907). Rival de Pasteur. Auteur de travaux sur la synthèse des corps organiques et sur la thermochimie. Académie Française. Monsieur MAILLARD recevra la Médaille Berthelot en 1919.
Deslandres : (Henri), astronome français né à Paris (1853-1948), inventeur du spectrohéliographe.
Duclaux : (Emile), biochimiste français, né à Aurillac (1840-1904). Successeur de Pasteur.
Haller : Professeur de Maillard à Nancy, puis à la Sorbonne et Membre de l’Institut.
Poincaré : (Henri), mathématicien français, né à Nancy (1854-1912), l’un des plus grand de son temps. Il a découvert les fonctions fuchsiennes. Académie Française et Académie des Sciences. La théorie de la relativité, c’est lui dit Einstein dans un interview.
Ramsay : (sir William), biochimiste britannique, né à Glasgow (1852-1916). Il a découvert l’hélium, l’argon et les autres gaz rares. Prix Nobel 1904.
Tous ces savants sont de fervents adeptes de l’espéranto.
L’Espérantiste. 7, rue Boileau à Paris. AD 54. Revue médicale de l’Est BA 166 1904 (15 décembre)
---
Mais il n’y a que les vivants qui peuvent se rendre que l’espéranto vit.
