Commentaire de grellety
sur La faute à Bush
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Vous faîtes bien de rappeler que le carnage de la canicule, effet « invisible » par une augmentation durable de la chaleur, avec des victimes disséminés sur le territoire, n’a, une fois de plus, aucune repercussion pour l’Etat omnipotent français. On pourrait ajouter également l’affaire de la vache folle, toujours sans enquête judiciaire, policière et politique. « L’immunité » d’Etat n’est pas réservée au seul Président. Dans le cas de Georges W. Bush, il faut dire qu’il fut vertigineux d’entendre, lors de la dernière élection présidentielle (qui l’a réélu pour une dernière mandature), les républicains vanter le « chef de guerre », la défense de la patrie, alors que, avant le 11 septembre 2001, le Président avait reçu des informations, dont un rapport, qui indiquaient l’état d’avancement de préparatifs d’Al Qaeda en vue d’attentats contre les Etats-Unis. Seulement voilà, le Président avait des soucis avec des balles de golf ! La révélation de son incompétence date de là, et depuis elle est confirmée chaque mois. Si l’armée américaine a gagné sur un plan militaire la guerre contre l’Irak, la gestion de l’après-guerre est évidemment catastrophique et nulle, parce que le Président s’en fout, et qu’il n’a pas les capacités intellectuelles pour encadrer, faire le tri entre des choix...
Mais comme vous l’avez conclu en parlant de la France, n’oublions pas que le notre est tout aussi nul. Eu égard à ses responsabilités et ses prérogatives, la fonction présidentielle est réservée, « destinée », à un cerveau, mais aussi un homme droit. Or nous constatons, tant aux Etats-Unis qu’en France, que de telles fonctions se trouvent, finalement, entre les mains de « gars bien de chez nous » qu’on verrait bien conduire un tracteur ou jouer à la pétanque mais pas diriger des nations de 62 ou 250 millions d’habitants. Le monde s’est transformé, « tout va beaucoup plus vite » comme le plaisent à répéter ces « libéraux », sauf qu’ils sont des hommes du 19ème siècle, totalement inadaptés à leur fonction et même à leur temps. Ce décalage provient de la puissance financière et médiatique de ces hommes de réseaux qui n’ont pas de charme et de charisme personnels mais qui ont verrouillé ces régimes, contrôlés par les partis.
Le constat est évident et... lumineux, aveuglant même. La question est : quand les citoyens et les habitants de ces pays vont-ils cesser d’accepter d’être de la patée pour pouvoirs séparés des peuples et injustifiés ? Quand ?
