Commentaire de Guillaume Narvic
sur Le journalisme après internet
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Le procès perdu de Ségolène Royal face à ces anciennes employées (qui n’a exactement aucun rapport, ni de près, ni de loin avec le thème du livre dont je vous propose une note de lecture. Donc : qu’est-ce que vous venez faire ici ?)) : vous l’avez su, et nous le savons nous aussi. C’est donc que l’information a bien été diffusée et entendue (en tout cas par vous, et par nous), et elle a bien été diffusée par des journalistes. Donc ils ont fait leur travail.
Seulement ce que vous demandez, c’est autre chose. Vous auriez aimé un battage médiatique autour de cette affaire. Ce que vous demandez, c’est exactement ni de l’information, ni du journalisme, vous demandez le détournement du métier de journaliste au profit de la propagande, voire du lynchage.
C’est vrai que les médias font malheureusement souvent ce genre de chose. Et c’est regrettable. Mais ça n’est sûrement pas une raison pour réclamer, comme vous le faites, que les médias le fassent encore plus qu’ils ne le font déjà, en particulier contre vos adversaires politiques. Et quand bien même vous le demanderiez aussi pour ceux qui partagent vos idées (que j’ai du mal à discerner dans le détail, tant elles sont souvent confuses), ça ne serait pas une raison non plus.
Votre intervention s’assimile donc, finalement, elle aussi, à de la propagande.
