Commentaire de sisyphe
sur Les tristes lamentations du secrétaire général de la CFDT devant « le mépris » gouvernemental
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Interprétation à côté de la plaque.
Il ne saurait être question de "désir" puisque Sisyphe est condamné à rouler son rocher : il n’a pas le choix.
La colère des dieux et la punition est antérieure.
Et, justement, de ce sort "tragique", Camus, en faisant un parallelle avec l’acceptation par l’homme d’un destin voué à la mort sans recours (parce que sans dieu), fait un destin accepté et assumé. Du coup, il se soustrait aux dieux et à leur condamnation, il reprend en mains sa destinée, et fait sien ce combat : il est plus fort que les dieux, il retrouve sa liberté.
Maintenant, si vous tenez à projeter votre propre cas dans celui de Sisyphe, c’est votre droit, mais ça n’a rien à voir avec la symbolique du mythe et l’interprétation qu’en fait Camus.
De là à dire que votre lecture "s’élèverait au dessus" de celle de Camus, vous êtes bien gentil, mais je vous conseille de vous replonger dans la lecture : j’espère que vous y trouverez de quoi relativiser votre jugement. Sinon, écrivez un essai : mais je pense qu’il risque plus d’intéresser votre psy qu’un philosophe ou qu’un éditeur. ..
Fin du débat pour moi.
