Commentaire de Nicolas Cadène
sur Les 6 dangers profonds de la réforme des institutions
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Merci, M. Perriet, de votre message.
Pour vous répondre sur les deux points :
1- Il n’y a actuellement aucune différence entre exécutif et majorité parlementaire. Sans la réforme, seul l’exécutif a le "quasi-monopole" (pas tout à fait) de l’ordre du jour. Avec la réforme, ce sont l’exécutif et la majorité qui lui est soumise (d’autant plus avec une présidentialisation qui est en quelque sorte consacrée) qui l’ont.
Les possibilités offertes à l’opposition seront minimes, comme aujourd’hui, mais cette réforme constitue une imposture qui permettra à la majorité de ne plus avancer sur les droits de l’opposition au Parlement. Et c’est cela qui est dangereux.
2- Les nominations du pouvoir seront plus directes et plus nombreuses (exemples de France Télévisions et Radio France), sans même un avis consultatif.
De plus, dans les faits, le "veto" parlementaire sera impossible. Il y a donc bien un vrai recul et c’est une inquiétude de plus concernant la séparation des pouvoirs.
