Commentaire de Philou017
sur Afghanistan : une guerre perdue
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Dans un article du "Monde" où il y a des choses relativement (et je dis bien relativement) objectives, je tire ces deux extraits :
www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/08/20/l-otan-tenue-en-echec-par-les-talibans_1085647_3216.html#ens_id=1049814
Les talibans profitent du vide du pouvoir central au Pakistan, où la crise politique vient d’être marquée par la démission du président Pervez Musharraf.
Les islamistes bénéficient de réseaux de soutien réactivés au sein des services secrets militaires pakistanais (ISI), qui agissent comme un Etat dans l’Etat. Cette connivence est de plus en plus perçue par les services occidentaux comme la source principale des problèmes en Afghanistan.
Là, on est en pleine propagande. Cette journaliste s’aperçoit que l’ISI trempe dans les mouvements "terroristes", alors que ca fait des annnées que ça dure. Ce n’est certainement pas la crise relativement récente au Pakistan qui permet d’expliquer la montée de la résistance Afghane.
Inquiétant de voir que, au moment où mr Musharaf, fidèle allié de Washington, est contraint de partir, on s’aperçoive de ce genre de chose et que on commence à accuser "la vacance" du pouvoir dans un pays qui commence réellement à accéder à la démocratie (le Pakistan).
En Afghanistan, tandis que les talibans engrangent les revenus de la drogue (auxquels s’ajouteraient des financements en provenance de réseaux salafistes basés dans le Golfe), le pouvoir du président Hamid Karzaï reste rongé par la corruption, en dépit des mises en garde qui lui ont été adressées lors de la conférence des donateurs à Paris, en juin. Hamid Karzaï a en vue l’élection présidentielle de 2009, et il protégerait l’enrichissement de certains proches, qui détournent une partie des aides étrangères. Face à cet écheveau de problèmes, la stratégie des Occidentaux, Etats-Unis en tête, semble être de "tenir" coûte que coûte, en s’efforçant d’augmenter les effectifs du contingent international, en poursuivant la formation de l’armée afghane, et en adressant des messages virulents à l’ISI. Mais les luttes politiques en cours au Pakistan rendent peu probable une vraie mise sous pression de ces réseaux opaques liés aux militaires. L’attaque subie par le contingent français, au moment même où il se renforçait et se lançait dans des opérations de combat au sol, constitue une déconvenue pour l’Elysée. Depuis le printemps, le risque encouru par les militaires dans cette zone de l’Est, où des djihadistes se regroupaient, avait été à la fois anticipé et redouté.
Là c’est mieux, mais toujours cette référence à l’ISI, dont on entendait si peu parler jusque là, et dont le role etait pourtant évident. J’espere que chacun voit comment fonctionne ce genre de propagande, probablement orchestrée par quelques plénipotentiaires que doit fréquenter cette journaliste du "Monde".
