Commentaire de Bernard Dugué
sur Il faut que ça dérange !
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Au risque de vous déranger, je me permets de signaler que Platon aurait mieux traité le sujet, le mettant en liaison avec l’anthropologie, la Raison, les désirs, peines et plaisir
A relire, les Lois
* Or ce qu’il y a de plus propre à la nature humaine, ce sont les plaisirs, les peines et les désirs, auxquels tout être mortel est forcément et pour ainsi dire absolument attaché et suspendu par les liens les plus forts. (...) quand ce qui nous plaît l’emporte, nous voulons bien de la vie où les deux choses s’équilibrent ; quand c’est ce qui nous déplaît, nous ne la voulons pas. Maintenant il faut faire attention que tous les genres de vie sont renfermés dans les conditions que nous venons de dire, et il faut se demander quels sont ceux que nous voulons naturellement, et si nous prétendons en vouloir d’autres, c’est que nous ignorons et n’avons pas expérimenté tous les genres de vie réels
* Nous pouvons dire aussi que les peines et les plaisirs sont moins nombreux, moins grands, moins fréquents les uns et les autres dans la vie de l’homme tempérant que dans celle de l’intempérant, dans celle de l’homme sensé que dans celle de l’insensé, dans celle de l’homme courageux que dans celle du lâche ; mais, chez les uns, les plaisirs surpassent les peines ; chez les autres, les peines surpassent les plaisirs
