Commentaire de Mohammed
sur 88-98 : vingt ans après, les problèmes de l'Algérie attendent d'être résolus
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Allons monsieur Iddir, "la capitale" a perdu son statut depuis 1980 ; depuis la mort de l’Etat il n’y a plus de capitale c’est logique !
Saura t-elle faire face à une prochaine inondation ? Pourquoi vous vous limitez à cette catastrophe mineure ? est-ce qu’elle peut supporter encore un séisme, est-ce qu’elle supporte bien en ce moment le poids de la plus grande anarchie provoquée par des millions de voitures qui circulent sut but et sans destination dans un pays d’une incommensurable oisivité ?
Est-ce qu’elle pourra un jour se débarasser des centaines de millions de tonnes d’ordures qui l’encombrent jusque sous les cages d’escaliers où règne une obscurité totale et permanente !
La Capitale n’a même pas quelques mètres carrés de verdure, n’a pas un banc public où l’on peut s’asseoire une minute pour se reposer, ne permet pas un déplacement normal puisque les transports publics ont depuis longtemps disparu ! Les budgets de développement sont, comme dans d’autres régions du pays, visibles sous formes de villas et de grandes propriétés privées dans la péréphérie de l’ancienne ville et s’étendent jusqu’au littoral devenu par la force des choses "interdits aux indigènes" !
Pour qu’il y’ait CAPITALE monsieur Iddir, il faut d’abord une Nation qui se respecte, un Etat qui la gère loyalement et un peuple soucieux du respect des lois !
Disons donc la Vérité pour le plus grand bien des individus qui n’arrivent pas encore à vainvre leur égoïsme pour accepter de mettre quelque chose en commun, ne serait-ce qu’une petite idée qui accouchera le concept de la Nation !
PS : Dans toutes les capitales du Monde le maire est considéré comme une haute personnalité ; la capitale étant l’image et à l’image de tout le pays, son responsable doit donc être un fonctionnaire de grande compétence et d’une intégrité sans faille... Je n’ai jamais entendu parler du maire d’Alger, d’Oran, de Constantine ou d’aucune autre ville : ce pays est vérouillé par le pouvoir des walis qui concentrent toute l’administration au niveau des wilayas mais ne coordonne rien du tout sur le terrain : Resultat nous avons des milliers d’élus en porte à faux bien assis dans le fauteuils mais sans prendre aucune initiative ; ils sont incapables d’abandonner les privilèges et donc de démissionner... La, est le vrai problème !
Mohammed MADJOUR.
