Commentaire de Thierry LEITZ
sur Les Infiltrés, la polémique


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Thierry LEITZ 23 octobre 2008 09:05

Jeudi 23/10 8h50. Sur le principe de l’émission, je dirai pourquoi pas ? Avec la limite éthique signalée par Salvador de ne pas accuser une personne en particulier ou stigmatiser une entreprise ou un groupe en évitant la réflexion sur les causes et explications réelles d’un phénomène, voire la tolérance élémentaire. Là est le risque. 

Le débat qui suit devrait permettre cela.

J’ai vu la moitié de l’émission. Fatigue + sujet déprimant m’ont fait zappé brièvement sur soir3 avant le dodo. Techniquement, l’émission est bien faite. L’infiltrée joue bien son rôle et personne n’est reconnaissable en soi. Bon.

Cela met un bémol au discours humano-scientifique qui pavoise devant les records d’espérance de vie de + de 80 ans. Vivre vieux, certes, mais où et avec qui et pourquoi ? Si c’est pour finir comme ces PA du reportage je dis non : et oui à une fin nette en pleine action de vie ordinaire avec les siens au moment venu.

Cela dit, la maltraitrance des personnes agées (PA) commence dans la famille quand ces derniers sont rejetés au nom de la carrière professionnelle, de la liberté personnelle, du sale caractère de certains vieux, de leur radinerie, de la surmédicalisation médicamenteuse qui les prolonge parfois au-delà du raisonnable, etc.

Des explications variées d’un problème posé par un phénomène social majeur, le vieillissement de la population. Le grand âge et ses naufrages physiques et mentaux qui fait peur et auquel on préfère ne pas penser.

Comme disait Coluche, si possible "j’aimerais mieux mourir de mon vivant" !


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