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Commentaire de Probité sur Qui a peur de Denis Robert ? - AgoraVox le média citoyen

Commentaire de Probité
sur Qui a peur de Denis Robert ?


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Probité 1er novembre 2008 03:38

@Fédéric Lyon,

En introduction, je serais très intéressé de pouvoir accéder ce que vous avez explicité : « un schéma de montage qui est utilisé à l’occasion. » (Apparemment il n’y a pas de lien ?)

Concernant votre commentaire, je relèverais les phrases suivantes avec lesquelles je suis globalement en accord :

 « Les transactions entre banques sont toutes légales, à la connaissance des dites banques, et celles qui sont illégales, lorsqu’il y en a, sont cachées sous des prête-noms qui ne permettent pas de les repérer. »

« Que tout ceux qui voudront faire des transactions sous un prête-nom bénéficieront toujours de toutes les aides et coopérations dont ils auront besoin pour réaliser leurs opérations, partout dans le monde. »

« Pour ne citer qu’un exemple : Toutes les opérations de tous les services secrets dans le monde sont financées par l’intermédiaire de comptes bancaires logés dans des pays qui pratiquent le secret bancaire. Ces comptes sont eux-mêmes alimentés par les budgets publics de ces Etats de telle façon qu’on ne puisse pas déceler la provenance des fonds, car sinon, le secret ne serait pas gardé longtemps ! »

 Cependant, vos affirmations concernant le fonctionnement « des systèmes bancaires », et plus particulièrement en ce qui concerne les chambres de compensation ne semblent pas tout à fait vérifiées ou approfondies. En effet :

Si effectivement, « les listings d’opérations en Chambre de Compensation ne servirait à rien si l’on ne connait pas l’existence et la nature du lien contractuel qui unit le prête-nom et le bénéficiaire ». Néanmoins un juge, disposant d’un listing de comptes numérotés (déclarés ou pas), dans le cadre d’une enquête pour des transactions illégales, serait certainement très intéressé de connaître la destination des mouvements de fonds réalisés (comme par exemple le n° de compte destinataire). La volonté de l’appel de Genève en est l’exemple criant.

 D’autre part, vous affirmez que « les opérations de tous les services secrets dans le monde sont financées par l’intermédiaire de comptes bancaires logés dans des pays qui pratiquent le secret bancaire », peut-être, mais si c’est le cas, je vous rappelle que ces comptes sont obligatoirement enregistrés dans une chambre de compensation, et qu’au regard des statuts de ces chambres : ils sont illégaux (appelés comptes non déclarés). Seules les banques sont autorisées (et déclarées) à réaliser des transactions au sein de ces organismes, conforment au statut de ces sociétés qui initialement ont été « inventées (par les banques) pour simplifier et accélérer les transferts d’argent d¹une banque à une autre » et uniquement pour cela. Les comptes que vous évoquez, sont donc illégaux et susceptibles d’être contrôlés par des juges (ce qui n’est actuellement pas le cas).

 Enfin, concernant votre affirmation : « Tous ceux qui tentent de percer ces secrets à jour, se condamnent à fabriquer et produire des faux documents pour essayer de prouver leurs assertions, comme Mr Denis Robert s’en est aperçu, car les montages sont bien sûr faits de telle façon que des documents authentiques ne puissent pas porter le nom des bénificiaires réels des opérations, ni permettrent de les identifier de quelle que façon que ce soit. ». Cette déclaration est une pure ineptie, car au sein d’une chambre de compensation, la transaction réalisée est garantie (principe de novation) par cette chambre. Elle est garant de la solvabilité du débiteur. Elle représente une transaction légale et reconnue par le code de la finance internationale, cette dernière ne peut donc pas être considérée comme faux, mais comme une preuve.

En résumé, pour un juge, le problème est pouvoir tracer le chemin des transactions illégales qu’il a détecté. Si il a accès aux données des chambres de compensation, son travail est alors facilité. Le problème qu’il rencontre alors, est définir une traçabilité lorsque les fonds atterrissent dans un paradis fiscal.

En définitive, cela aborde un autre sujet de réflexion, que Denis Robert a posé dans la conclusion de ces différents ouvrages, touchant à la nécessité de réfléchir sur la suppression des paradis fiscaux. Il a également mis en exergue, sur le plan économique, la possibilité de taxer les transactions bancaires, par la mise en place d’outil simple (voir enfantin).

 Et c’est certainement ces clarifications qu’il a mis en avant, au pris d’un travail rigoureux, qui l’a conduit, aujourd’hui, aux gémonies.


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