Commentaire de Céline Ertalif
sur Eloge du souvenir
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Eh bien, justement, je pense que le grand travers de ce patriotisme est d’être une vision sans mémoires ou mono-mémoire. Nos ancêtres mélangent à chaque génération davantage les gagnants et les perdants des guerres ancestrales, les bretons et les français, les gaulois et les germains, les arabes et les berbères. Certains d’entre nous adoptent même des enfants vietnamiens, et vous savez c’est dur de tenir un discours patriotique devant les descendants des cochinchinois. L’Histoire, c’est d’abord le croisement des histoires. Le patriotisme, c’est d’abord de la propagande nationaliste.
