Commentaire de Paul Villach
sur La grève des enseignants du collège Dolto à Paris, ou l'art de porter des dentelles avant une chemise !
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@ Léon
Léon, pas de malentendu !
Je ne conteste pas le droit de prendre la défense d’un père et de son fils menacés d’expulsion. Reprenant la formule de Chamfort, j’y vois un acte généreux, désintéressé.
Mais les professeurs ne sont-ils si généreux que lorsqu’ils s’insurgent contre une administration différente de la leur ?
Pourquoi ne manifestent-ils pas le même élan face à l’administration qui les gouverne et qui a en charge l’ordre dans l’établissement ? Puisque cette administration est défaillante dans sa mission (conformément, il faut l’avouer, au rapport de l’OCDE de 1996 en vue de la privatisation du service public), ne revient-il pas aux professeurs d’imposer (et pas par la grève forcément) les conditions de travail que l’étude requiert ?
Mon article apporte une réponse. Je sais, elle est désagréable à entendre. On se garde d’en parler. Mais il ne sert à rien de se boucher les oreilles ou de se voiler la face. Sinon on ne comprend pas pourquoi on en en est venu à un pareil désastre. Paul Villach
