Commentaire de jobo0502
sur Le complexe du larbin


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jobo0502 17 novembre 2008 23:37

Dans les commentaires -de ce texte ou bien d’autres-, j’ai relevè des oppositions entre ceux qui conspuent les rentiers retraités, et ceux qui voient en eux la lutte alimentant la source des acquis sociaux qui sont mis à la poubelle petit à petit, et bien évidemment le manque de mordant des actifs actuels qui laissent filer petit à petit les avantages acquis.
Pour les premiers je dirais simplement que les retraites sont des acquis sociaux et qu’elles rentrent simplement dans le cadre de la défense de ceux-ci. J’attends de voir si à 70 ans au travail, ils ne commenceront pas a râler sérieusement pour réclamer leur rente- je dis cela dans l’espoir de vivre bicentenaire avec la rente que je n’ai pas encore-.
Pour les autres, je voudrais rappeler que l’environnement n’est pas le même. Les dépenses considérées comme nécessaires maintenant étaient inconnues à l’époque (les entreprises de PTT n’étaient pas pour tout le monde). L’école était gratuite - vraiment gratuite, même s’il fallait marcher une heure, voire plus pour y aller et autant pour revenir, quelque soit la saison et le temps-. La communication se limitait au village, quartier, les enfants étaient à coté. Une économie parallèle existait : je te ferre ton cheval si tu me donne 10 kilos de patates, je viendrai t’aider pour refaire ta toiture, ....-. Maintenant, c’est du travail au noir. Le chauffage dans la cheminée ne chauffait que la pièce....Il y a tellement de différences...
Pourquoi, maintenant les gens sont-ils si frileux ?
Parce que les gens, à l’époque, étaient beaucoup plus proche les uns des autres. Pas de télé. Le dimanche, on jouait aux boules, aux cartes, en buvant le petit rosé de la dernière récolte et en mangeant des crêpes avec les voisins et/ou la famille.
Parce que si le chauffage n’atteint pas 20 degrés dans la chambre des bambins ils sont considérés comme des parents indignes.
Parce qu’ils ont peur -avec raison- que les rejetons soient mis au ban s’ils n’ont pas le top publicitaire (vêtements, accessoires , communication, jeux).
Parce que les abonnements téléphones portables, internet -c’est maintenant une obligation -(il fut un temps qui ne durera plus longtemps où la communication avec autrui était considéré comme un service publique que ce soit par lettre, téléphone et maintenant internet, communiquer avec les autres n’est plus un droit mais un service monnayable, la parole est d’or ).
Parce que les minimas sont calculés de telle façon que ceux qui en disposent sont toujours sur le fil. Et que le moindre écart, un jour de grève, c’est des mois de galère. Et qu’il n’y a plus le voisin pour aider. Le voisin, je ne sais pas qui c’est.
Parce que ceux, censés les représenter (syndicats, partis politiques) ne sont plus crédibles et ne donnent vraiment pas l’envie de les rejoindre au prix d’une cotisation empiétant sur le budget téléphone.
Parce que....
Parce que... tellement de bonnes et de mauvaises raisons.

Alors, une solution ?
Non, à moins de repartir de zéro. Faire un parti, un syndicat de ceux qui ne peuvent plus rien perdre -un minima étant garanti-. A l’époque , ils ne pouvaient pas perdre grand chose. Un syndicat, un parti qui s’agite, qui hurle, qui met le bo.del.
Ce ne sont pas ceux qui ont déjà, ne serait-ce qu’un petit peu, qui casseront tout. L’avantage de notre société est quelle prévoit un minima, seuls ceux qui y sont déjà ne risquent rien.
En espérant qu’ils seront rejoint par ceux qui ont plus. C’est l’élan qui compte.


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