Commentaire de L’enfoiré
sur Le complexe du larbin
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@Monolecte,
Excellente vision. Je n’ai jamais bosser pour des clous. Hors aujourd’hui, on veut tout gratuit. « Tout pour rien ou rien pour tout », « Nous sommes tous responsables » ai-je écrit un jour. Internet a permis d’avoir cette vision totalement fausse. On ne peut avoir l’argent, l’argent du beurre.
Il n’y a rien de gratuit. Ce qui semble être gratuit, rend la vie d’un de ses contemporains, insupportable. Tout le monde a son rôle à jouer. Le pauvre et le riche. L’un ne va pas sans l’autre. Chacun son domaine d’application. Même l’industrie du luxe a ses travailleurs. Mais il ne faut pas mélanger les portées des potentiels. Le rêve devient vite cauchemar.
Nous avons eu, après la guerre, une période de "Nouvelle Renaissance" pendant laquelle syndicats et esprits se sont formés pour revendiquer un peu de bien être. Tout devenait possible à l’homme dans sa généralité. Même, le commerce tout azimut. La croissance était totale. La classe moyenne a fait notre richesse. La Chine n’en a pas encore.
Malheureusement, retour de flamme, on constate une véritable vengeance du pouvoir complet de l’« argent » et du « potentiel » qui a dû accepter contraint forcé cette poussée de liberté.
Dès lors, on rabote le pouvoir d’achat, les prérogatives, les pouvoirs. On crée des crisettes ou de véritables crises pour rappeler que les choses ne sont pas aussi simples. Pendant ce temps, les travailleurs travaillent, ils n’ont plus le temps de réfléchir de peur de se voir exclure. « Ne faut-il pas être content d’avoir une place ? » dit une voix. "Ne faut-il pas travailler plus pour gagner plus", dit une autre.
La solidarité qui y pense vraiment. On a même oublier que quand on jouit de machines qui font depuis une partie du travail, il fallait les compenser. Le bénéfice de la robotisation n’est pas perdu pour tout le monde, ça c’est sûr. Ça ne part pas en grave, les machines. Un peu d’huile et de maintenance, qui elle aussi devient automatique. Ce n’est plus une lutte de classes, c’est une lutte pour la survivance de l’homme, elle-même. Désolé. On aura confiance en nous ou on périra. 
