Commentaire de JL
sur Brevets : les institutions européennes soutiennent le complexe génético-industriel


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Francis JL 28 novembre 2008 12:08

Vous abordez là un sujet crucial.

Je ne suis pas sûr que l’argumentation que vous avancez contre l’étude publiée dans la revue Public Health Genomics

soit la meilleure qu’on puisse trouver. Vous dites : ""Cet argument est bien évidemment fallacieux dans le sens que toute entreprise est nationalisée, et que même si une entreprise possède des sièges dans plusieurs pays, c’est en définitive l’économie du pays de son siège social qui en garantit le développement "".

D’une part, je ne vois pas dans l’extrait que vous citez - ""les brevets, en plus d’être des documents légaux … identitaires nationales"" - matière à contestation, au contraire. D’autre part, parce que cela n’est pas prouvé que l’économie du siège social de l’entreprise en garanti le fonctionnement, au contraire.

Revenons sur ceci : ""les brevets, en plus d’être des documents légaux et des descriptifs techniques, sont également et de façon significative des outils politiques, et que la contestation autour de ces brevets peut s’expliquer dans le cadre de revendications anti-mondialisation ou pour favoriser des revendications identitaires nationales"".

La revendication anti-mondialisation mérite d’être explicitée : en réalité il faudrait parler de globalisation libérale, et selon Pascal Lamy lui-même, il faut parler d’ouverture. Et l’opposition à cette ouverture est la réglementation. A à défaut de consensus il faut du protectionnisme. Le protectionnisme, le mot fait peur aux multinationales. C’est pourtant de démocratie dont il s’agit ici.

Le seul clivage politique aujourd’hui qui fasse problème est celui qui oppose la démocratie au capitalisme. Et pour vaincre la démocratie, le capitalisme s’est mondialisé.


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