Commentaire de Bois-Guisbert
sur Interpellation du journaliste Filippis, ou quand le judiciaire et le policier se moquent des libertés
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« Car ce qui est arrivé à Filippis pourrait se produire pour n’importe quel citoyen dans une situation pareille. »
Absolument pas !!! Voyons donc comment "Rue89", peu suspect de complaisance à l’égard de la police et de la justice, rapporte les faits :
Toujours menotté, il est escorté vers la juge Muriel Josié, vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris. Elle lui signifie qu’elle l’a convoqué plusieurs fois par courrier dans le cadre l’affaire Niel et qu’il a toujours été « injoignable » (il transmettait les convocations aux avocats du journal).
M. de Filippis s’est manifestement moqué comme de colin-tampon des convocations qu’on lui adressait, parce qu’en tant que journaliste - ’tain le plastron ! - de "Libération" - ’tain le super plastron ! – il s’est considéré au-dessus des lois applicables au commun des mortels.
Rappelons donc que "une situation pareille", "n’importe quel citoyen" se fait un devoir de se rendre à l’heure aux convocations que la justice lui adresse. Pour connaître la même mésaventure que M. de Filippis, il faut donc commencer par se comporter comme un bouffi prétentieux..
Ayant péché par suffisance et par arrogance, M. de Philippis a été châtié au niveau de son amour-propre, la peine est donc parfaitement adaptée et proportionnée au délit !
