Commentaire de anny paule
sur Misère de la charité
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à l’auteur,
Vous posez là toute la question et tout le dilemme qu’elle contient :
La charité (à quoi peut s’apparenter l’oeuvre des restos du coeur) est devenue une sorte d’institution qui permet à certains de se "déculpabiliser", (si tant est qu’ils se sentent coupables !)... mais elle permet au "système" de perdurer. Cela évite qu’il y ait trop de vagues !
Le problème est le même avec les "aides" d’Etat... Quand, sous Giscard, l’allocation chômage a été créée, il y avait encore le plein emploi. Je me rappelle avoir dit que cela signifiait que le gouvernement de l’époque admettait le chômage comme un principe de fonctionnement... On m’avait ri au nez et expliqué que je faisais "du mauvais esprit" !
La suite, hélas, trois fois hélas, devait me donner raison...
Mais, si l’on coupait tout, Restos du coeur, RMI, allocations chômage... certains ne survivraient pas... Il y en a qui meurent encore de faim et de froid, mais il y en aurait davantage... ça "ferait désordre", on serait obligé de faire réellement autre chose pour que ça change... Et de cela, ceux qui tiennent les manettes (MEDEF, gouvernement à sa solde, financiers...) ne veulent pas !
Donner à chacun la possibilité de travailler, d’être digne, d’obtenir une rétribution honnête, ça ne les intéresse pas ! Mieux vaut, pour eux faire l’aumône, distribuer quelques vagues pièces, maintenir un nombre chaque jour plus important dans un système de dépendance (le fait du Prince !) pour leur éviter de bouger, pour qu’ils n’aient d’eux-mêmes qu’une image dévalorisée...
C’est un réel problème... C’est totalement pervers...
Cependant, il dépendrait de chacun de nous de faire en sorte que les choses changent... mais pour cela, il faudrait porter un autre regard sur les autres, sur la société tout entière... il importerait que notre "République" se donne pour objectif de satisfaire aux besoins de TOUS... (dans la Constitution de cette V° République, il est posé comme principe : "La République est le gouvernement du peuple, par le peuple, et pour le peuple"). On peut s’interroger sur la signification de ce principe et sur son application dans les faits !r
