Commentaire de SANDRO
sur L'idée de destin
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Armelle,
Si on ne vous connaissait pas, on pourrait penser que traiter un tel sujet, en une page, sur Avox, confine à l’immodestie. Des millions de gens et d’étudiants en philo ont vu la faucheuse avant d’avoir la réponse à la question du destin, du point de savoir si, comme disait Paul Guimard, "nous sommes des guignols et pour amuser qui ?".
Sur l’aspect historique du billet, vous avez oublié les haruspices, et leur interprétation des entrailles des poulets pour conseiller "le Prince".
Sur "inch allah", il est plus exact de dire que la formule , en fait, confine à la superstition davantage encore qu’à la croyance. Elle vise à ajouter ce terme à toute prise de rendez -vous entre deux humains, pour conjurer le mauvais sort et la colère de Dieu.. Si on ne le fait pas, les musulmans estiment que Dieu, courroucé que deux misérables créatures puissent disposer de leur avenir (méme proche) sans en référer à la toute puissance de ce dernier , leur enverra un sort funeste pour leur apprendre la modestie, et que le rendez)-vous ne se fera pas, l’un des deux mourrant avant.
C’est en fait la version arabe du "vanitas, vanitatis et omnia vanitas" de l’Ecclésiaste, sur la vanité des voeux humains ( dans les deux sens de vanité, c’est à dire incluant le sens "vain"-(inutile, sans effet- ) et le sens de l’arrogance, la fatuité de croire que l’on peut décider des choses de la vie.
