Commentaire de duong
sur Démocraties représentative et participative : suffrage universel et tirages au sort...
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Désolé, mon message n’est pas passé clairement, apparemment les tirets « à la ligne » passent mal alors qu’ils semblent bien pris en « aperçu de message » : je recommence :
Je suis entièrement d’accord avec votre conclusion.
En ce qui concerne madame Royal (un peu comme pour Sarkozy), on connait la mécanique : propos extrêmes et démagogiques, qui séduisent et en même temps engendrent des bagarres et des tollés, puis atténuation et réécriture totale de ses propos par ses porte-parole et partisans alors qu’elle aurait très bien pu avoir ce discours simple et clair dès le départ ...
J’aimerais rappeler quelques fondamentaux pour la démocratie, qui effectivement doit être refondée mais certainement pas à partir des propos extrêmistes et démagogiques de madame Royal, mais plutôt dans le calme, la concertation et le respect des règles démocratiques que nous avons choisies et des élus que nous avons librement ... élu : le point de base pour moi en démocratie est le vote de tous pour faire un choix entre plusieurs projets clairs et suffisament précis compte tenu de la complexité de la situation et de la finesse des solutions à utiliser : voici en vrac quelques fondamentaux :
- il est effectivement bon que les élus rendent des comptes, expliquent, argumentent, justifient, s’exposent aux questions et aux critiques en cours de mandat,
- MAIS avant de demander des comptes aux personnes déjà élues, il est plus fondamental de bien choisir au moment des ELECTIONS, MOMENT FONDAMENTAL DE L’EXERCICE DEMOCRATIQUE : qui mais surtout POUR QUOI FAIRE,
- pour que le peuple (qui ne s’exprime qu’au moment des élections et des référendums) puisse choisir sereinement ses élus, les candidats doivent expliquer précisément et concrètement leur projet,
- pour pouvoir juger de la conduite politique d’un élu en cours de mandat, il est nécessaire de le juger sur la base du projet qu’il entend mener et qui a été approuvé par la majorité des électeurs,
- pour que ce projet soit bien connu et compris, les candidats doivent exposer un discours clair, précis et compréhensible : peut-on élire à la présidence quelqu’un dont il faut systématiquement atténuer et contredire les paroles qui ne correspondent pas au sens qu’on leur donne après coup ?
- contrairement à ce qu’on lit, aussi bien Mitterrand que Jospin ou Giscard ont appliqué presque toutes les propositions majeures faites avant d’être élus : les politiques peuvent décevoir, mais leurs propositions concrètes peuvent difficilement être reniées après coup car justement elles sont connues et peuvent être jugées,
- les propos extrêmes et démagogiques ont quatre spécificités : ils sont séduisants par leur idéalisme et leur apparente simplicité ; ils révoltent par leur extrêmisme ; ils sont souvent très éloignés du projet de fond, qu’il soit nuisible (Mao), ou plus modéré ; ils « mettent le feu » au pays pour toutes ces raisons. Est-il souhaitable dans la période dangereuse et difficile qui nous attend de nommer à la présidence quelqu’un qui « mette le feu » au pays pour des propos maladroits ?
- si les élus exercent des malversations, ils doivent être jugés par la justice, et à ce sujet il faut évidemment mettre en oeuvre effectivement la réforme du statut pénal du président de la République que Chirac a jusque là empêchée,
- surtout, je reprends votre conclusion : il y a tellement à faire en matière de réforme des institutions qu’il serait bon d’en parler clairement et calmement plutôt que de balancer des « solutions miracle » apparemment séduisantes mais qui ne résolvent rien.
