Commentaire de Philippe Vassé
sur Dislocation du marché mondial, dislocation de l'Union européenne ?
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Cher Xbrossard,
Vos opinions personnelles sur les origines de la crise sont certes légitimes, mais elles sont les vôtres et ne sont pas vraiment partagées.
La "démocratie dans les entreprises" (lesquelles au passage ?) n’a rien à voir avec ce qui se passe : la crise a des racines ailleurs, tout à fait économiques, puis financière et bancaires.
Les "subprimes", les "prêts commerciaux", les "credit exchange swaps", tout cela n’a rien à voir avec "la démocratie" au sein des "entreprises", mais cela est la source, non la cause, de la crise qui se développe comme un flot tumultueux sur le monde.
En conséquence, je respecte vos "dadas" et aussi vos opinions, même si elles ne concordent pas avec les faits constatés et reconnus, mais ne sens pas la nécessité de les suivre ou même d’en débattre.
Dernier point afin que vous ne puissiez pas vous méprendre sur ce que j’écrivais sur votre sujet : "les droits DES salariés" dans les entreprises ne sont pas, pour ceux-ci et du point de vue de la réalité sur le terrain réel, toujours des "droits POUR les salariés.
Le Code du Travail français est ainsi fait que les "droits des salariés" sont parfois de vrais droits sur certains sujets, fort limités par ailleurs (par exemple sur les Délégués du Personnel et les Délégués Syndicaux, voire en plus contradictoire les CE), mais parfois cela fonctionne comme une véritable association camouflé capital-travail, comme la Charte du Travail mise en oeuvre par le gouvernement de Philippe Pétain.
Pour ceux qui sont versés en droit du travail, si on analyse les lois dites AUROUX par exemple, on trouve nombre de textes qui sont des copies conformes de ceux de la Charte du Travail, dont, rappelons-le, il fut l’oeuvre d’un gouvernement qui remit à son haut fonctionnaire, François Miterrand, l’ami de Bousquet, la fameuse et symbolique francisque pétainiste. Lequel François Mitterrand mit en oeuvre les lois AUROUX en 1982-1984.
Il résulte que, si vous avez été un jour- comme je l’ai été plusieurs années soit Conseller prudhomal, soit délégué devant ces juridictions- la notion de "droits des salariés" est parfois sujette à des fortes et manifestes contradictions, et peuvent même parfois fonctionner comme des pièges ou des dangers pour les salariés et leurs orgnaisations syndicales.
Les Comités d’Entreprises, avec leurs différentes fonctions consultatives, mais souvent sans aucun pouvoir de décision sur l’essentiel ( la gestion de l’entreprise, les licenciements, les salaires, les choix gestionnaires et finnaciers, etc...), sont souvent plus un organe de conciliation sociale ( voire de colaboration sociale) entre salariés et employeurs qu’un droit exclusif au service des salariés.
Quant aux entreprises privées et publiques, leurs objectifs, quoique différents dans leur principe, ne sont pas de contribuer à la démocratie en général, mais de produire ou apporter des services.
On peut le regretter, mais pour l’heure, l’urgence n’est pas vraiment là, il est plutôt de résoudre les problèmes urgents de survie de millions de salariés réduits à la misère, qu’ils aient encore un emploi ou soient déjà sans travail.
Là sont les vraies urgences sociales imémdiates. Leur solution ouvrira de facto la porte à la résolution d’autres difficultés, y compris les questions de la place et des vrais droits des salariés dans les entreprises que des lois sociales doivent garantir en tous temps et en tous lieux, comme tentent d ele faire les structures de l’OIT- Organisation Internationale du Travail- et du BIT- Bureau International du Travail- au niveau international.
Bien cordialement vôtre,
