Commentaire de poetiste
sur Apocalypse : hier, aujourd'hui, demain ?
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@ Maharadh
Réinventer Dieu
Si l’humanité est à l’image d’un quelconque « créateur », il va sans dire que l’on va donner une triste image de ce « créateur ». Il eut mieux valu ne pas inventer un tel dieu. Mais si l’on imagine un dieu selon nos meilleurs sentiments, on peut se donner l’illusion qu’il existe et sublimer notre vie en une véritable « incarnation » de ces sentiments altruistes. L’illusion fait vivre, comme on dit. Jusqu’à présent l’homme a très mal inventé un dieu ; il l’a trop conçu à son image la plus détestable. Il va falloir qu’il révise sa copie. Considérant la vieille dichotomie en l’homme, entre le bien et le mal, a-t-il la liberté de favoriser l’un ou l’autre ? Il encoure, en ne faisant que le bien, de finir comme Martin Luther King ou Gandhi et en ne faisant que le mal de finir comme Hitler. Bouc-émissaires et tyrans finissent mal mais on ne garde un bon souvenir que des premiers. A noter qu’un tyran est toujours repoussant. Prendre le risque de se faire descendre parce qu’on a fait le choix d’aimer les autres, ça ressemble plus à la liberté que de se faire sauter en entraînant d’autres personnes dans la mort. Alors, ceux qui n’arrêtent pas de parler d’un dieu, mieux vaut ne pas les entendre, ils sont prêts à tout pour leur fantasme. Le doute est un hommage humble rendu à l’évolution de la création et à son mystère. Ceux qui ne dépassent pas la légende à la base de leur culte et de leur culture ne répondent qu’à une sorte d’instinct grégaire qui divise l’humanité en tribus, particularismes qui sous-entendent des affrontements à venir. Au monothéisme qui divise opposons une religion sans dieu qui rassemble tous les hommes et les femmes de cette belle planète bleue et qu’on appelle universalité Il faut s’ébrouer des superstitions, peurs et obscurantismes de tous poils. Vive la liberté, vive la laïcité, vive la poésie ! Et si d’aventure Dieu existe, prions-le que tous nous veuille absoudre comme aurait dit François Villon en s’adressant à nous de cette manière : « frères humains qui après nous vivez ». Et bien se dire que la vie est aussi une période "décès", ça, ce n’est pas l’opium du peuple, c’est plus réaliste.
A.C
