Commentaire de maharadh
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maharadh maharadh 23 février 2009 11:32

Toute ressemblance avec des évènements qui se pratiquent encore de nos jours, Palestine,Australie aborigènes,indiens guyanneais,antilles etc ......ne sont pas fortuits, un bravo quand même à l’Australie qui à officiellement demandé pardon aux aborigènes .

À la fin du XIXème siècle, l’Amérique du Nord, à l’exception des régions septentrionales, était désormais blanche : le génocide n’était plus vraiment utile, la dictature culturelle – l’ethnocide – pouvait être installée afin de briser les derniers foyers de résistance et d’éradiquer définitivement l’Indianité, autrement dit de supprimer la culture indienne. C’est ainsi que le Bureau des affaires indiennes, créé quelques années plus tôt au sein du ministère de la Guerre, passa au ministère de l’Intérieur, que fut officialisée la politique des réserves indiennes et qu’en 1871, la loi budgétaire indienne abolît le statut souverain des nations indigènes et ouvra légalement la période moderne, dite de politique d’assimilation, qui, par une série de mesures législatives, avait pour objectif de placer entièrement et totalement les nations indiennes reconnues sous l’assistance/dépendance – en fait, la tutelle – du Gouvernement fédéral et d’abandonner à leur sort – à la mort physique - les Indiens non reconnus.

 

Le même statut fut établi au Canada par la loi sur les Indiens : le ministère de tutelle gérait les fonds et les terres des tribus, l’Indien étant considéré comme un mineur devant être protégé – d’abord contre lui-même et ses penchants naturels à la sauvagerie ! – et pris en charge, l’objectif déclaré étant la disparition des réserves et des collectivités indiennes par l’assimilation individuelle à la population canadienne, la transformation de l’Indien en citoyen canadien.

 

Les Indiens d’Amérique du Nord ont subi dans leur chair, tués presque jusqu’au dernier, l’ingérence de la civilisation occidentale et de son mode de production capitaliste qui n’a d’autre logique que de produire, quel que soit le prix – humain, écologique, culturel… - à payer – et, pour ce faire, à étendre sans cesse son espace de domination. Un de leurs bourreaux, le général Sherman, le déclarait ingénument dans une lettre adressée à un fameux tueur d’Indiens, Buffalo Bill : "Autant que je peux l’estimer, il y avait, en 1862, environ 9 millions et demi de bisons dans les plaines entre le Missouri et les montagnes Rocheuses. Tous ont disparu, tués pour leur viande, leur peau et leurs os [...]. À cette même date, il y avait environ 165 000 Pawnees, Sioux, Cheyennes, Kiowas et Apaches, dont l’alimentation annuelle dépendait de ces bisons. Eux aussi sont partis, et ils ont été remplacés par le double ou le triple d’hommes et de femmes de race blanche qui ont fait de cette terre un jardin et qui peuvent être recensés, taxés et gouvernés selon les lois de la nature et de la civilisation. Ce changement a été salutaire et s’accomplira jusqu’à la fin.


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