Commentaire de Yannick Harrel
sur Strasbourg, restricted area
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@John Lloys
Bonjour,
Vous rejoignez mes craintes. Sur fond de crise économique internationale, les tensions ont plus tendance à s’exacerber qu’à s’apaiser. Et la récente provocation Géorgienne (le dernier rapport de l’Union Européenne comme d’autres auparavant accréditent désormais la version d’une agression de la Géorgie) ne peut que donner à penser à la Russie que la persistance de l’OTAN la vise aussi personnellement. Sans compter que les engagements qui avaient été pris sous Gorbatchev (retrait des troupes soviétiques d’Allemagne de l’Est et dissolution du Pacte de Varsovie) n’ont pas été tenus par le camp d’en face : l’OTAN existe toujours et s’est même étendu en direction des anciens pays satellites de l’URSS. C’est peu dire d’énoncer que la Russie n’a pas l’intention désormais de se faire plumer davantage par des promesses non tenues.
L’OTAN ne poserait pas un tel problème si l’on ne se doutait pertinemment qui tire in fine les ficelles. C’est d’ailleurs ce point qui m’incite à penser que le projet de défense Européenne défendu par Nicolas Sarkozy est mort-né car ne faisant de toute façon pas l’unanimité au sein de l’Alliance.
Cordialement
