Commentaire de Pascal GILBERT
sur Touche pas à ma prostate !
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Bonjour, je vais essayer de préciser ma position.
- par rapport au patients traités les patients du groupe placebo font 43% d’infarctus en plus,
- par rapport au placebo les patient traités font 32 % d’infarctus en moins,
- la diminution du risque de faire un infarctus pour un patient traité est de 0,38% par an,
- on évite presque 4 infarctus par an en traitant mille patients
- il faut 250 années de traitement pour éviter un infarctus
- vu que je ne prends qu’une année de traitement à la fois, je devrai prendre mon traitement pendant 250 années pour, statistiquement, éviter l’infarctus« .
»Si l’on décide de ne prendre en compte que l’étude européenne, l’incitation au dépistage par PSA chez un homme âgé de 55 à 69 ans permet de voir la probabilité qu’il meure dans les 10 ans d’un cancer de la prostate passer de 4/1000 à 3/1000. En revanche, il a 150 « chances » sur 1000 de subir des biopsies, 30 « chances » sur 1000 d’être opéré sans bénéfice, 20 « chances » sur 1000 de devenir impuissant et 15 « chances » sur 1000 d’être plus ou moins incontinent du fait de l’opération.
Ces résultats modestes ont conduit l’éditorialiste de la revue ayant publié les études à conclure que la controverse sur l’intérêt du dépistage était loin d’être tranchée."
Ce qui répond aussi à la remarque sur la qualité de la vie.
Qui peut prédire l’évolution des cancers de la prostate ?
Ce sont les rédacteurs de l’article, eux-mêmes, qui estiment à 50% le nombre de cancers, parmi ceux dépistés, qui n’auraient pas provoqué de symptômes durant la vie de leur propriétaire.
Au total :
- un des problèmes de ce genre d’études est que la transposition d’études épidémiologiques qui donnent des résultats au niveau de la population vers l’individu n’est pas simple : je ne vis pas 0,71 décès en moins. Il n’y a pas de continuité mathématique au niveau de l’individu, mais plus la loi du tout ou rien : mort ou pas encore...
- ce qui est bon pour la Santé publique n’est forcément pertinent rapporté à la santé individuelle ;
- mon objectif n’est pas de convaincre mais de donner des éléments de réflexion ;
- néanmoins à ce jour (57 ans) je ferai pas mes PSA, na.
