Commentaire de Rémy
sur Pas de corrida à Marseille !
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Depuis le temps que je patiente Dans cette chambre noire J’entends qu’on s’amuse et qu’on chante Au bout du couloir ; Quelqu’un a touché le verrou Et j’ai plongé vers le grand jour J’ai vu les fanfares, les barrières Et les gens autour
Dans les premiers moments j’ai cru Qu’il fallait seulement se défendre Mais cette place est sans issue Je commence à comprendre Ils ont refermé derrière moi Ils ont eu peur que je recule Je vais bien finir par l’avoir Cette danseuse ridicule...
Andalousie je me souviens Les prairies bordées de cactus Je ne vais pas trembler devant Ce pantin, ce minus ! Je vais l’attraper, lui et son chapeau Les faire tourner comme un soleil
Ce soir la femme du torero Dormira sur ses deux oreilles J’en ai poursuivi des fantômes Presque touché leurs ballerines Ils ont frappé fort dans mon cou Pour que je m’incline
Ils sortent d’où ces acrobates Avec leurs costumes de papier ? J’ai jamais appris à me battre Contre des poupées Sentir le sable sous ma tête C’est fou comme ça peut faire du bien J’ai prié pour que s’arrête Andalousie je me souviens
Je les entends rire comme je râle Je les vois danser comme je succombe Je pensais pas qu’on puisse autant S’amuser autour d’une tombe Est-ce que ce monde est sérieux ?
La corrida
Paroles et Musique : Francis Cabrel 1994 « Samedi soir sur la Terre »
