Commentaire de Alexeï
sur Le projet gouvernemental d'extension du « secret défense » : « une société de l'information » ou « une société du secret » ?
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Absolument pas plancher des vaches.
Je ne condamne pas la dénonciation parfois nécessaire en cas de crime notamment. En tant que prof, je n’hésiterais pas à dénoncer le comportement d’un collègue pédophile ou raciste (j’ai relaté dans une attestation les propos racistes tenus à l’encontre du CPE par l’ancienne princiaple adjointe de mon collège et la dame a été promue par le recteur principale. Néanmoins, la HALDE a jugé l’affaire suffisamment frave pour ouvrir une enquête). Mon témoignage a été maniuscrit et, comme la loi l’exige en pareil cas, ai fourni la photocopie de ma carte d’identité.
Je ne condamne pas le fait de dénoncer un délit ou un crime mais cette loi, en assurant systématiquement l’anonymat, encourage la délation à grande échelle et assure l’irresponsabilité à ses autuers. Comment (essayez de réfléchir deux minutes ?) pouvez-vous envidager de vivre dans une société où chacun a peur de son voisin ?
Je fais un distingo entre la nécessaire dénonciation des délits et des crimes et l’utilisation de cette loi dans le but de faire régner suspicion et peur. L’exemple des contôles fisaux n’est pas le mien mais a été utilisé par Nicolas Sarkozy alors qu’il était ministre de l’économie et des finances sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.
