Commentaire de Antenor
sur Vercingétorix, cet illustre inconnu
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@ Emile
« Les Gaulois ont vite compris l’inadaptation en temps de guerre de leur système démocratique et l’impérieuse nécessité de donner les pleins pouvoirs à un seul. »
Ce conseil de guerre gaulois n’avait sûrement rien de démocratique dans le sens où le peuple aurait eu son mot à dire, on devait simplement y retrouver un représentant militaire de chaque cité gauloise. La majorité des troupes de César n’était pas romaine et celle de Vercingétorix n’était pas arverne mais celles du consul étaient recrutées dans des cités soumises à Rome alors que celles du « connétable » l’étaient dans des cités alliées. Le second était donc beaucoup moins libre de ses décisions et l’élaboration de chaque plan de bataille devait être précédé d’un intense marchandage.
Pour revenir sur les institutions des cités gauloise, la chose fondamentale qui nous échappe, c’est la manière dont est/sont désigné(s) le(s) Princeps. S’agit-il de cette assemblée des druides évoquée par César et dont on ne sait pas trop s’il la situe à l’échelle de toute la Gaule ou juste à celle de chaque cité ? Il y a là un mystère essentiel à notre compréhension de leur organisation politique.
Si on se fie au texte sur les Rèmes (II3), il y aurait apparemment plusieurs « premiers » par cité.
